Le Stade Français 2011/12 alias Randwick sur Seine

On a beaucoup parlé des transferts du Stade Français, enfin surtout du vrai faux départ de Mathieu Bastareaud et de la guéguerre Boudjellal Laporte sur fond de fondation canadienne. Pas de ça chez nous, Dallas est toujours dans l’hémisphère nord, pas au sud! Parmi l’armée Mexicaine recrutée par Max et Nanard, six joueurs venant ou étant originaires d’Australie. Pourtant, faire un parallèle rapide avec la présence de Michael Cheika, lui même Australien, serait trop réducteur. Le point commun entre le coach, son adjoint Chris Whitaker, les recrues Lei Tomiki, Morgan Turinui et Francis Fainifo ainsi que la rumeur Rocky Elsom s’appelle Randwick, le très respecté club de la banlieue sud de Sydney. Cheika y a évolué une grande partie de sa carrière de joueur avant d’en devenir le manager, au retour d’une pige en Italie.

Randwick

Randwick est avec son grand rival Sydney University, l’un des deux clubs majeurs voire légendaires du rugby Australien. Ces équipes étant amateurs, elles sont peu connues du grand public qui ne perçois le rugby aussie que via ses franchises en Super Rugby. Randwick est, pour beaucoup d’expatriés, le lieu où se trouve l’un des plus grands hippodromes du pays, la University of New South Wales, où la célèbre plage de Coogee. Mais son club de rugby à vu défiler par le passé des noms glorieux comme Gregan, Campese, Catchpole, Ella, Dwyer ou McKenzie. Si les Waratahs ont historiquement majoritairement sélectionnés leurs joueurs au sein du club Sydney University, les Brumbies ont fait de même avec Randwick au moment de leur création en 1996. Aujourd’hui beaucoup de joueurs de Canberra sont associés avec les Galloping Greens dont le futur Bayonnais Mark Chisholm, Rocky Elsom, Stephen Hoiles, Josh Valentine ou Francis Fainifo.

Recruter des joueurs formés à la même “école” que lui est certainement un gage de sécurité pour un Michael Cheika engagé dans la reconstruction du club de la capitale. Il a d’ailleurs testé cette stratégie avec le succès que l’on sait au Leinster avec son adjoint David Knox et en engageant Rocky Elsom, Owen Finegan, Chris Whitaker, Christian Warner ainsi que Shaun et Michael Berne.

Un petit focus sur les nouveaux joueurs parisiens from down under!

Francis Fainifo

Francis Fainifo est la dernière recrue du club mais reste celle qui évolue encore au plus haut niveau. Utilisé à l’aile par les Brumbies en début de Super Rugby, il a vu son temps de jeu diminuer vers la fin du tournoi. Motivé au départ par un Jake White ne semblant pas compter sur lui, Francis vient tenter sa chance dans le nord où sa pointe de vitesse peut être un atout. Il n’est cependant pas un cador sur l’île continent.

David Lyons et Morgan Turinui arrivent eux avec un statut de Wallabies bien qu’ils n’aient plus porté le maillot de la sélection nationale depuis respectivement 2007 et 2005. Non sélectionné pour le mondial français, peu désiré par les NSW Waratahs, Lyons avait été contraint à l’exil et avait posé ses bagages au Pays de Galles à Llanelli. Des performances correctes lui valent désormais un ultime défi en Top 14. Turinui a lui connu une petite descente aux enfers après des débuts cannons en 2003. Les méformes et blessures successives lui ont fait perdre sa place en équipe nationale ainsi qu’aux Waratahs. Parti s’exiler dans le Queensland pour se relancer, il n’entre pas dans les plans du nouveau coach Ewen McKenzie qui le laisse partir à Dax en fin de saison dernière. Ses bonnes performances en Pro D2 ainsi que ses qualités humaines et son leadership lui offrent un tremplin vers le Top 14 qui ne cesse d’étonner en Australie tant le joueur à déçu lors de ses dernières saisons.

Lei Tomiki

Lei Tomiki vient des Queensland Reds ou il n’a que peu joué à cause de blessures mais surtout d’un manque flagrant de talent. Cela va faire presque deux ans qu’il n’a presque pas touché de ballon, ses apparitions avec GPS Rugby en Queensland Premiere Rugby étant également sporadiques. Il retourne en France où il a déjà évolué à Narbonne, Castres puis brièvement Carcassonne. Un pari pour Cheika.

Paul Warwick est surtout connu en Australie pour sa carrière à sept, l’arrière polyvalent n’ayant jamais évolué en Super Rugby. Après avoir joué pour les Marlins de Manly dans la banlieue nord de Sydney, il a rejoint l’Irlande et le Connacht puis le Munster où il a crevé l’écran l’an passé. Peut être la recrue la plus discrète mais la plus intéressante. Enfin le jeune fidjien Alex Rokobaro joue en ce moment pour Sydney University et a été membre de la Waratahs Academy l’an passé et des Rising Rebels cette saison. Une surprise?

Author: Adrien

Bien évidemment pour parler rugby du sud, il faut aimer ce sport et aimer écrire! Après un an à Sydney où j’ai chaussé les crampons pour le Mosman Rugby Club aux côtés d’australiens, d’européens, de kiwis, de sud afs, d’islanders et même de zimbabwéens ou de japonais, le retour en France a été difficile avec une presse spécialisée qui préfère parler de la signature du pilier de La Voulte à Lourdes plutôt que du Super Rugby ou des autres compétitions passionnantes de l’hémisphère sud ! Alors pour éviter que Christian Jeanpierre ou Mathieu Lartot vous présentent comme “nouvelle star de l’hémisphère sud” le joueur qui cartonne en bas depuis 3 saisons, j’ai décidé de créer Sud Rugby en 2009 dans le but de proposer une information pertinente, crédible et régulière.

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  1. […] de Pro D2 par les Reds en 2010 mais qui n’a depuis jamais percé à Brisbane. Ce dernier, membre de la Randwick Connection, a rejoint Michael Cheika et le Stade Français. Je suis profondément perplexe concernant ces deux […]

  2. […] est en tête devant les Eastern Suburbs. Après un excellent départ Manly marque le pas alors que Randwick, club historique et très respecté en Australie (club de Campese, Ella, Gregan etc..) n’a […]

  3. […] est en tête devant les Eastern Suburbs. Après un excellent départ Manly marque le pas alors que Randwick, club historique et très respecté en Australie (club de Campese, Ella, Gregan etc..) n’a […]