Archive for January 2012
Derrière le passionné de l’hémisphère sud que je suis se cache également un inconditionnel du Racing Metro 92, club où j’ai appris le rugby et dont j’ai porté les couleurs quelques années étant petit. Ayant habité plus de vingt ans à Bois Colombes, difficile de soutenir un autre club de toute façon.
Les LT depuis mon canap devant Canal + ont changé samedi dernier où, grâce à l’invitation du Stade France et de l’agence Hi! Human Inside!, j’ai pu participer au premier live-tweet mondial depuis un stade. En plus du match sur le terrain entre le Racing Metro 92 et le Stade Toulousain, match en tribune entre cinq twittos pro-Racing et cinq pro-Toulouse.
Au programme visite du Stade de France et de ses coulisses avec la très souriante Gaëlle, petit apéro aux abords du stade avant d’intégrer une des loges mise à notre disposition par le Stade de France une heure avant le coup d’envoi. Bonne humeur, chambrage, inquiétude des Toulousains de se perdre entre le Stade et Roissy, commentaires sur l’affaire Boudjellal en cours autour de champagne, d’un excellent Saint Estèphe et de petits fours. Malgré le spectacle de moyenne qualité sur le pré, suivre un match avec une “hooligan” nommée Poupimali derrière soi est une expérience à vivre! Les échanges en 140 caractères sont à retrouver sur twitter avec le hashtag #logeVIP. Commentaires à chaud sur les nombreux en avants du match, les passes millimétrées de Fritz et Jauzion et sur la mêlée francilienne… souvent emprunts de mauvaise foi!

Le genre de cadeau qui fait bien plaisir!
Un grand merci au Stade de France et Ludovic (@LudoDelaherche) de Hi! Human Inside! pour l’invitation et pour le superbe cadeau remis par Philippe Auroy, le DG du Stade. Un autre grand merci à Franck du Racing Metro 92 qui a pensé à ses supporters congelés dans l’enceinte dionysienne! Cet évènement nous a également permis de rencontrer Arnaud Coudry (@ArnaudCoudry) du Figaro (à retrouvez sur Mêlée Relevée) et Julien Bares (@jubares), analyste vidéo et mesure de la performance au Stade Toulousain.
Les deux teams:
Stade Toulousain : @marcelcomics – @deessedustade – @franckmen – @poupimali – @marcantoinelevi
Racing-Métro 92 : @darkplanneur – @ovalemasque – @tatamirugby – @Charles_Liebert et moi même

Heyneke Meyer, le CV le plus impressionnant
A l’instar du XV de France et contrairement aux All Blacks, la fédération Sud Africaine a décidé de se doter des meilleures compétences disponibles. Une indication que les Springboks souhaitent bien reconquérir le titre de champion du monde en 2015 en suivant la stratégie de beaucoup de leurs franchises qui vont dès cette année lancer de nombreux jeunes dans le grand bain.
Depuis la semaine passée cette nomination était un secret de polichinelle malgré son statut de favori logique. Favori il l’était déjà en 2007 pour succéder à Jake White après le Mondial victorieux des Springboks en France. Malheureusement l’inexpérimenté Peter de Villiers a été choisi pour lui succéder pour les raisons politiques que nous connaissons tous. Au final le résultat a été désastreux pour les Boks. Aujourd’hui Heyneke Meyer possède un des plus beau palmarès du rugby Sud Africain, mais était surtout le coach de la première équipe Sudaf à remporter le Super Rugby, les Bulls en 2007. Après la désillusion suite à la nomination de De Villiers, Meyer a quitté Pretoria pour succéder à Marcelo Loffreda à la tête des Tigers de Leicester. Une expérience avortée rapidement car il est rentré au pays suite à de graves soucis familiaux. Il s’est réengagé en 2010 auprès des Bulls mais cette fois ci en tant que manager général (director of rugby), laissant le poste d’entraîneur de la franchise à Frans Ludeke. Après un nouveau titre en Super Rugby en 2010 (le troisième des Bulls), il s’est surtout évertué à recruter et former la nouvelle génération prête à remplacer les vieillissants Matfield, Botha ou Du Preez. Nous en verrons les fruits dans les prochaines saisons.
Les adjoints connus ultérieurement mais fortement pressentis
Meyer ne devrait bien entendu pas arriver seul et devrait être aidé dans sa tâche par Rassie Erasmus, démissionnaire il y a trois semaines de la Western Province, une décision qui avait provoqué des rumeurs l’envoyant à la tête des Springboks, dans le staff de Nick Mallett auprès du XV de la Rose ainsi qu’en successeur de Patrice Lagisquet au Biarritz Olympique. Il devrait donc occuper un poste de consultant technique proche du rôle d’adjoint. La fédération Sud Africaine frapperait ainsi un grand coup en s’adjugeant les services des deux patrons techniques des franchises rivales les plus performantes à savoir les Bulls et les Stormers. En charge des arrières et des skills, la fédération devrait promouvoir Paul Treu, entraîneur des Blitzbokke (équipe nationale de rugby à VII) depuis 2004. Il possède certes peu d’expérience dans le rugby à XV, mais ses compétences en stratégies offensives et en défense en un contre un seraient primordiales. La stratégie défensive de l’équipe devrait être gérée par Jacques Nienaber, qui a dépanné les Springboks précédemment en 2010 et 2011. Nienaber est un stratège défensif réputé internationalement avec une réussite reconnue avec les Stormers, la Western Province et les Springboks.
Les Chiefs sont en plein changement mais pourtant l’opinion publique semble confiante à propos des futures performances de la franchise d’Hamilton. Un nombre impressionnant de départs de joueurs importants compensé par une arrivée bling bling, les Chiefs étant la dernière étape en date du Sonny Bill Williams World Rugby Tour, probablement sa dernière étape en Rugby à XV (fort heureusement). En plus du futur champion des poids lourds Néo Zélandais en boxe arrivent Aaron Cruden, passé du statut de jeune prometteur mais fragile à celui de star mondiale pour avoir été appelé au cours du mondial lorsque que Dan Carter a déclaré forfait ainsi d’autres espoirs nationaux. Sur le papier, Mils Muliaina, Sitiveni Sivivatu, Stephen Donald, Mike Delany voire Tana Umaga, Issac Ross, Nathan White ou Aled de Malmanche n’ont pas été entièrement remplacés.
Si dans la tête de beaucoup de gamins SBW peut faire gagner un match à lui tout seul, il faut rester réaliste et les anciens rookies ou second couteaux devront devenir leaders, aussi bien dans le jeu que dans les vestiaires, pour que les Chiefs retrouvent leurs lustres d’antan comme lors de cette finale perdue en 2009. Le nouveau coach Dave Rennie attend également beaucoup des nombreux espoirs ayant rejoint le club et ils devront raccourcir au maximum leur phase d’adaptation avec le Super Rugby.
LE STAFF

Dave Rennie, qui n'a pas l'air commode
Nouveau management pour les Chiefs qui ont vu partir Ian Foster devenu adjoint de Steve Hansen avec les All Blacks. Dave Rennie, entraîneur pendant cinq saisons des Manawatu Turbos en ITM Cup et des Junior All Blacks est le nouveau boss à Hamilton. Ses résultats aussi bien au niveau national avec peu de moyens qu’au niveau international plaident pour lui. Il a effectué la majeure partie de sa carrière de joueur à Wellington avant d’en devenir le coach et puis adjoint aux Hurricanes il ya 10 ans. Il s’est ensuite consacré à la formation des jeunes au sein de la prestigieuse International Rugby Academy of NZ. Il sera secondé par Wayne Smith, entraîneur des arrières All Blacks champions du monde, qui redevient adjoint en club après avoir été entraineur de Northampton, des Crusaders et des Hawke’s Bay Magpies. Enfin Tom Coventry et Andrew Stabridge reviennent au bercail, eux qui ont évolué de nombreuses saisons pour les Wooloos de Waikato en tant que joueur. Coventry était entraîneur de Hawke’s Bay depuis 2007 ainsi que consultant auprès du XV des Samoa. Stabridge officiait comme adjoint à Auckland en ITM Cup. Un staff d’expérience nécessaire pour encadrer de nombreux kids.

Richard Kahui
LES STARS
Les deux stars de la franchise sont bien évidemment les deux All Blacks champions du monde à savoir Richard Kahui et Sonny Bill Williams. Le premier est à Hamilton depuis 2007 en Super Rugby et 2004 en ITM Cup. Trop souvent blessé, il n’a pas eu l’opportunité de porter très souvent le maillot des All Blacks avant de revenir très fort en 2010 et 2011. Bloqué par le duo Conrad Smith – Ma’a Nonu au centre de l’attaque ainsi que par son nouveau coéquipier SBW, il s’est parfaitement reconverti en ailier lors du dernier Mondial. Il devrait cependant rester au centre chez les Chiefs où il fait désormais partie des leaders. En ce qui concerne l’autre, retrouvez ses dernières infos sur ce site.
Crée en 2006 lors de l’expansion du Super 12 vers le Super 14, les spectateurs commencent à s’habituer à la présence de la Western Force en Super Rugby. Très faible à ses débuts, elle s’est petit à petit renforcée sous la houlette de John Mitchell pour, à défaut de faire partie des prétendants au titre, être considérée comme trublion de la compétition, capable de battre les Crusaders pour perdre contre les Cheetahs la semaine suivante. Cette instabilité chronique dans les résultats l’est également au sein de l’effectif où la Force perd chaque saison des éléments clés, comme James O’Connor cette année ou Drew Mitchell et Matt Giteau lors des précédents exercices. Avec ce turnover permanent dans l’effectif, difficile de bâtir dans la durée. Mais si les lignes arrières ont une nouvelle fois beaucoup bougé à l’intersaison, devant la Western Force a consolidé ses forces et s’est même payé le luxe de se renforcer. Les trois premières lignes ont été délestées de quelques boulets (le plus gros étant bien sûr Matt Dunning) et ont été enrichies de joueurs confirmés (Salesi Ma’afu, Toby Lynn, …) et d’espoirs nationaux (Lachlan McCaffrey, Tetera Faulkner etc…). Avec Nathan Sharpe et David Pocock comme leaders du pack, et si les blessés se font plus rares que la saison dernière, les joueurs de Perth seront très costauds devant.

David Pocock attaque la dernière saison de son contrat avec la Western Force - Crédits Daniel Wilkins (Perth Now)
Derrière la donne est bien différente. Comme expliqué précédemment James O’Connor, le couteau suisses des lignes arrières, a quitté l’ouest pour s’installer à Melbourne après une saga digne de Sonny Bill Williams. L’argent des matières premières en Western Australia a donc été moins convaincant que celui de la finance de l’état de Victoria. O’Connor étant irremplaçable, Richard Graham a donc du penser un nouveau système de jeu classique avec son ouvreur comme chef d’orchestre. C’était sans compter sur l’annonce cette semaine de la démission de Willie Ripia, l’ouvreur en question, accusé de voler de l’argent à ses coéquipiers depuis l’an passé. Le staff technique est actuellement à la recherche de son remplaçant car les deux seuls 10 présents au club n’ont aucune expérience du haut niveau. Enfin le transfert de David Smith vers Toulon est également un coup dur étant donné l’importance du Samoan dans le jeu du club la saison passée. Une seule star arrive pour remplacer poste pour poste le néo Toulonnais, l’ancien jaunard Napolioni Nalaga qui cherchera à se relancer et à se montrer. Pour le reste, des espoirs nationaux et des convertis du rugby à XIII. Sans meneur, difficile de savoir si la mayonnaise va prendre!
LE STAFF

Richard Graham
Richard Graham devait, à l’origine, prendre les rênes de la Western Force pour la première fois cette saison après avoir assisté Robbie Deans lors de la Coupe du Monde. Mais lorsque son prédécesseur John Mitchell a annoncé sa démission en 2010 pour rejoindre les Lions à Johannesburg, Graham a été lancé dans le grand bain une saison plus tôt et a donc du quitter son poste auprès des Wallabies. Après une première saison honorable en 2011, l’ancien coach des Saracens de Londres sait qu’on attend de lui un meilleur classement final. Son engagement pour le développement de la communauté rugbystique de Perth est en tout cas très apprécié et il jouit d’un fort capital sympathie contrairement à son prédécesseur réputé froid et autoritaire (cette facilité d’accès est illustrée par les deux interviews que Richard a bien voulu m’accorder l’an passé). Il est assisté de Nick Stiles comme entraîneur des avants, un ancien pilier ayant représenté les Wallabies et qui a débuté sa carrière d’entraîneur dans le Queensland avant de partir pour le Japon. L’entraîneur des arrières et de la défense reste Phil Blake, ancienne gloire du rugby à XIII Australien, qui a relancé les Marlins de Manly en Shute Shield avant d’être consultant pour les Wallabies puis de rejoindre Perth l’an passé. En résumé peu de noms “bling bling” mais trois coachs spécialistes de leur domaine et expérimentés.
LES STARS
Peu de joueurs peuvent se targuer d’avoir joué plus de 100 rencontres pour leur équipe nationale. En Australie ils ont cinq depuis cette saison, Nathan Sharpe ayant rejoint George Gregan, George Smith, Stephen Larkham et David Campese. Cela montre l’importance au sein de l’effectif qu’à le deuxième ligne présent à Perth depuis la création de la Western Force. Si James Horwill et Rob Simmons l’ont poussé sur le banc de l’équipe nationale cette saison, Sharpe reste une valeur sûre, un meneur d’homme, mais surtout un excellent joueur en très grande forme malgré ses 34 ans (il les aura en février). Il se partagera le capitanat avec David Pocock qui a franchit un nouveau pallier cette saison. Les Sud Africains se souviendront de sa performance en quart de finale du Mondial où il a prouvé qu’il n’avait plus rien à envier à Richie McCaw (action régulière ou … moins). Il a définitivement fait oublier George Smith en Australie. Star grâce à son palmarès acquis avec l’ASM Clermont Auvergne, Napolioni Nalaga arrive à Perth avec l’intention de faire oublier David Smith et de se relancer pour attirer les regards des clubs Européens. Un pari compte tenu de l’instabilité du joueur.

Rassie Erasmus
Rassie Erasmus, actuel manager de la Western Province, a annoncé sa démission de la province de Cape Town en début de semaine. L’annonce officielle du successeur de Peter de Villiers à la tête des Springboks étant de plus en plus imminente, le rapprochement entre cette démission et la nomination d’Eramus comme nouveau coach des Sud Africains a rapidement été évoqué. Cependant il semble que l’avenir de l’ancien troisième ligne international se joue plutôt à l’étranger et bien sûr dans l’hémisphère nord. Nick Mallett étant un des favoris pour prendre les rênes de l’Angleterre si Stuart Lancaster ne convient pas, Erasmus pourrait ainsi rejoindre son staff. Mais aujourd’hui c’est un annonce plus surprenant qui a filtré avec l’annonce d’un rendez vous ce jeudi à Biarritz en vue de prendre la succession de Patrice Lagisquet la saison prochaine lorsqu’il sera à 100% avec l’Equipe de France. Information confirmée par des médias Sud Africains et Sky Sports. A suivre donc…
Rassie Erasmus est né le 5 novembre 1972 dans l’Eastern Cape en Afrique du Sud. Flanker, il a porté à 36 reprises le maillot des Springboks entre 1997 et 2001, et a effectué toute sa carrière au pays entre les Lions et les Cheetahs pour terminer aux Stormers. Il débutera sa carrière d’entraîneur en 2003 où pendant trois ans il sera le coach du Free State avant de s’occuper en 2007 des Cheetahs en Super Rugby. Suite à ses bons résultats, il fera partie du staff de Jake White lors de la Coupe du Monde 2007 remportée en France. Il est depuis 2008 directeur sportif des Stormers et de la Western Province où il supervise l’entraîneur Allister Coetzee. Ce même Coetzee est annoncé partant de Cape Town en fin de saison.



