Sydney et les Waratahs rêvent d’un premier titre!

Chaque saison les New South Wales Waratahs semblent être en mesure de remporter le Super Rugby avec leur effectif où sont présents de nombreux Wallabies. S’ils ont atteint à quelques reprises les play off voire la finale, la déception est souvent présente en juin/juillet à Sydney. Mais après des années de choix de joueurs contestables et de jeu proposé indigeste sous les ères de Chris Hickey ou Michael Foley, Michael Cheika est arrivé à la tête du club et entamé une reconstruction de la franchise mais aussi une remise à plat du jeu pratiqué. Le groupe s’est encore renforcé à l’intersaison et Cheika est persuadé de continuer sur la lancée de la saison dernière.

Kurtley Beale NSW Waratahs Super Rugby Wallabies

Michael Cheika pourra compter sur le retour à la maison de Kurtley Beale qui souhaite se relancer près de ses proches

LEUR SAISON 2013

S’ils ont très mal débuté le Super Rugby 2013 avec des défaites face aux Reds, aux Brumbies ou aux Cheetahs à domicile, l’équipe a petit à petit haussé son niveau de jeu et a terminé la saison en étant plus compétitifs, le déclic ayant eu lieu en semaine 12 avec cette leçon infligée aux Southern Kings, une victoire 72 à 10 à Port Elizabeth. Voilà pourquoi malgré un classement de 9e, 3e de la poule Australienne à 13 points des Queensland Reds, l’optimisme était présent au Allianz Stadium en fin de saison, l’objectif de Michael Cheika de relancer une franchise moribonde au jeu peu attrayant étant rempli. Le public très clairsemé de l’ancien Sydney Football Stadium s’est petit à petit étoffé même si le bilan de remplissage reste toutefois insuffisant. 2013 a également confirmé que certaines stars comme Drew Mitchell, Berrick Barnes ou Lachlan Turner n’apportaient plus autant qu’avant et le staff a eu l’intelligence de ne pas les retenir, se permettant même de les remplacer en cours de saison pour lancer des joueurs plus jeunes. Ainsi Will Skelton, Bernard Foley, Peter Betham, Ben Volavola et Cameron Crawford ont changé de statut au sein du groupe. Le jeu au pied a toutefois fait défaut l’an dernier et les recrutements de Kurtley Beale et Jono Lance, combinés à l’arrivée d’Andrew Mehrtens dans le staff devraient permettre de changer la donne.

LE STAFF

Michael Cheika NSW Waratahs Leinster Stade Français

Michael Cheika, deuxième saison à Sydney

Arrive en début de saison dernière après son départ du Stade Français, Michael Cheika s’est rapidement imposé aux NSW Waratahs où son expérience Européenne est très respectée. Son travail au sein du Leinster ou à Paris n’est pas pour rien dans les récents résultats Européens de la franchise Irlandaise ou ceux des Parisiens en Top 14 cette année. La préparation a été entièrement revue début 2013 pour renforcer physiquement un effectif souvent victime d’une hécatombe de blessures. Il a surtout fait confiance à des jeunes joueurs locaux et cette volonté de repérer et lancer dans le grand bain plus de talents locaux a été illustrée par le recrutement de Tim Kelaher, ancien Wallaby, scout dans tout l’état des Nouvelles Galles du Sud. Arrivé des Crusaders la saison dernière, Daryl Gibson a démontré tout son talent à mettre en place un jeu d’arrières plus attrayant avec beaucoup plus de jeu balle en main. Nathan Grey retourne à Sydney après avoir fait ses gammes comme coach avec les Melbourne Rebels. Il sera essentiellement en charge de la défense. La légende des All Blacks Andrew Mehrtens vient également de rejoindre la franchise comme spécialiste du jeu au pied. Travaillant par ailleurs avec Phil Kearns à Sydney, il sera conseiller techniques des Eastern Suburbs en Shute Shield.

LES TRANSFERTS

Jacques Potgieter Bulls Japan Springboks NSW Waratahs

Le polyvalent Jacques Potgieter vient renforcer le pack

Les Waratahs ont frappé un grand coup sur le marché des transferts en récupérant l’enfant du pays, Kurtley Beale, formé au club où il a fait ses débuts en 2007. Après deux saisons catastrophiques aux Melbourne Rebels où l’on a plus entendu parler de ses soucis d’alcool que de ses prouesses sur le terrain, il a obtenu un an de contrat pour se refaire une santé près de ses proches. La balle est dans son camp, mais une chose est sûre, il vaut mieux avoir l’aborigène dans son camp qu’en face! Trois autres recrutements intéressants et intelligents sont à relever, en premier lieu la signature du Sud Africain Jacques Potgieter en provenance des Bulls via le Japon. Un joueur que souhaitait vivement Michael Cheika pour sa polyvalence et sa puissance. Nick Phipps arrive lui aussi de Melbourne pour jouer dans sa ville natale et concurrence Brendan McKibbin. Enfin Jono Lance, déçu de son faible temps de jeu chez les Reds vient se relancer chez les Tahs.

Tala Grey Biarritz NSW Waratahs

Après des débuts pros sur la Côte Basque, Tala Grey souhaite réussir dans son pays

Tala Grey (Biarritz) et Matt Carraro (Montpellier) retournent en pays en provenance du Top 14 mais ne devraient pas être titulaires. Ils doivent d’abord retrouver le rythme du Super Rugby. Johnson Falefa, ancien Toulousain et Agenais, parti du Lot et Garonne en mauvais termes, s’entraîne avec le groupe depuis plus d’un mois et devrait être prolongé au moins cette saison. Le jeune Silatolu Latu arrive en provenance de Sydney University comme remplaçant de Tatafu Polota Nau, un choix risqué compte tenu de la prédisposition à la blessure du talon international Australien. L’ailier de West Harbour Alofa Alofa ainsi que l’ouvreur prometteur de Randwick David Horwitz viennent grossir les rangs et pourraient être imités prochainement par Ryan Hodson, Tim Metcher et/ou Hugh Roach. Quelques gros noms dans la liste des départs avec Berrick Barnes, Drew Mitchell, Sitaleki Timani, Sam Carter ou Lachie Turner mais leurs performances l’an passé n’ont pas marqué les esprits et ils seront rapidement remplacés.

Tous les transferts sont à retrouver sur cette page.

ANALYSE, POSTES PAR POSTES

Tatafu Polota Nau NSW Warratahs Wallabies Parramatta

La talonneur international Tatafu Polota Nau rêve d’une saison pleine!

Au centre de la première ligne on retrouve un Tatafu Polota Nau qui semble enfin remis des pépins physiques qu’il enchaîne depuis trois saisons. Après avoir frôlé (de son propre aveu) une fin de carrière anticipée il semble avoir fait un gros travail sur lui même pour canaliser son énergie et jouer plus intelligemment. Considéré comme le meilleur talonneur Australien il y a encore 3 ans, il a pris beaucoup de retard sur Stephen Moore et n’a plus de temps à perdre à l’approche de la Coupe du Monde. Les départs de John Ulugia, Damien Fitzpatrick et Luke Holmes laissent la place à Silatolu “Tolu” Latu, né aux Tonga mais ayant représenté les espoirs Australiens en 2012. Aujourd’hui joueur de Sydney University, il a impressionné les recruteurs des Waratahs qui lui ont aussitôt proposé un contrat pro. Pour le moment ces deux joueurs sont les seuls talonneurs faisant partie du groupe même s’il se dit que le jeune Hugh Roach d’Eastwood, passé par l’académie des Brumbies, pourrait les rejoindre. Même si les piliers Australiens nous donnent parfois envie de rire, les avoir dans son squad en Super Rugby est une autre histoire! En effet les statistiques montrent que la mêlée des Waratahs a été l’une des plus performantes lors des Super Rugby 2012 et 2013. Benn Robinson et Sekope Kepu n’y sont pas pour rien et leur expérience internationale est un élément sur lequel s’appuie Cheika pour niveler le groupe vers le haut. Robinson aka “Fat Cat” a connu une saison difficile et a même été sorti du groupe Australien par Ewen McKenzie. Il semble très motivé à l’idée de récupérer sa place occupée désormais par le Red James Slipper. A l’inverse Kepu s’est imposé à droite de la mêlée Australienne et sa mobilité ainsi que ses nombreux placages en font un atout maître de la défense des Tahs. Il peut jouer des deux côtés de la mêlée et devra se méfier du jeune Paddy Ryan, déjà Wallaby, et très estimé aussi bien par McKenzie que Cheika. Il représente l’avenir et possède l’avantage d’être plutôt bon en mêlée fermée. Jeremy Tilse, au club depuis 2007, sera là pour dépanner à gauche alors que l’ancien Toulousain et Agenais Johnson Falefa s’entraîne avec le groupe et pourrait le renforcer.

Will Skelton NSW Waratahs Sydney University

Will Skelton jouit d’une grosse côte au sein du rugby Australien

En seconde ligne Kane Douglas fait aujourd’hui figure de taulier, d’une part grâce à son statut d’international mais également car il attaque sa cinquième saison comme titulaire à Sydney! Douglas est l’une des tours de contrôle de la touche des Waratahs mais sait aussi s’employer dans les rucks. Le départs de Sitaleki Timani pour Montpellier porte un coup à la dimension “physique” de la seconde ligne mais sur le papier le jeune Will Skelton a tous les atouts pour le suppléer efficacement. Doté d’un physique monstrueux (2m03 pour 135kg!) il a débuté l’an passé mais à beaucoup de choses à apprendre encore à seulement 21 ans. Son rôle devrait tout d’abord être celui d’un impact player car le Sud Africain Jacques Potgieter arrive des Bulls via le Japon pour deux saison en Australie. Plutôt utilisé comme troisième ligne côté fermé à Pretoria, il a été recruté pour occuper le poste de seconde ligne à Sydney. Cheika dit de lui “Dans la construction de notre équipe 2014 je voulais le profil d’un seconde ligne classique, dur, puissant, gros porteur du ballon et plaqueur, expérimenté et affamé afin d’ajouter ces qualités à notre équipe. Sa polyvalence nous permet également de densifier le backrow“. D’un profil similaire au Sud Africain, Mitchell Chapman a été prolongé après avoir été recruté comme joker médical la saison dernière. Les jeunes Jed Holloway et Greg Peterson se battront pour obtenir du temps de jeu ce qui ne sera pas chose aisée.

Michael Hooper Waratahs NSW Wallabies Manly

Michael Hooper, meilleur joueur Australien de la saison 2013, lauréat de la John Eales Medal

Le meilleur joueur Australien en 2013, lauréat de la John Eales Medal, sera une nouvelle fois cette saison une pièce maîtresse du groupe de Michael Cheika. Je parle bien entendu de Michael Hooper qui depuis 2012 nous a fait oublier David Pocock! Outre son profil de joueur plaqueur/coureur, il est toujours aussi explosif, disponible et possède un abattage énorme. Contrairement à une sorte de légende urbaine qui circule, Hooper n’est pas vraiment un gratteur, au sens où ce n’est pas sa spécialité. Sa spécialité c’est sa disponibilité, notamment en attaque. D’ailleurs, il ne tournait qu’à 0.64 turnovers par match lors du dernier Super Rugby contre 1.3 pour un George Smith ou 1.9 pour Pocock en 2012. C’est dire donc le chemin qui lui reste à parcourir pour imiter ses aînés. Côté fermé on devrait retrouver logiquement le capitaine Dave Dennis qui peine à s’imposer au niveau supérieur mais reste toujours très propre en Super Rugby. Lui aussi très disponible en attaque et bon ball carrier, son leadership et sa défense en font un élément incontournable pour Cheika. Après trois saisons difficiles physiquement dont la dernière terminée très tôt à cause d’une blessure au genou, Wycliff Palu est de retour et a pu participer à l’intégralité de la préparation physique. Pièce maîtresse des Wallabies pendant de nombreuses saisons, ses passages à l’infirmerie l’ont écarté de la sélection nationale. En plus d’être un joueur puissant, Cliffy sait casser les placages et gagner du terrain balle en main. Il sera en concurrence au poste de numéro 8 avec l’ancien Biarrot Talalelei Grey, de retour à Sydney. Grand espoir de la maison en 2010 et 2011, il a surpris en décidant de s’expatrier sur la Côte Basque alors que les Waratahs lui tendaient les bras. Après 23 matchs en Top 14, il doit désormais prouver qu’il a toujours le niveau du Super Rugby. Ancien capitaine de l’équipe nationale à VII, Pat McCutcheon, aux Tahs depuis 2010, sera le backup de qualité de Hooper. Son influence hors du terrain est très importante et il était considéré l’an passé comme le Club Captain. Jacques Potgieter et Mitch Chapman peuvent également évoluer en 3e ligne!

Bernard Foley NSW Waratahs Sydney University Wallabies

Bernard Foley va se battre pour conserver son poste d’ouvreur

Avec 139 points marqués en 16 rencontres, Brendan McKibbin a été l’un des meilleurs marqueurs du Super Rugby 2013. Même si sa passe est parfois limite, son jeu au pied, son agilité et sa rapidité pour éjecter les ballons en font un demi de mêlée précieux pour les Waratahs. Mais n’étant pas issu du sérail, il n’a pas eu la confiance de Robbie Deans puis d’Ewen McKenzie, le laissant toujours sélectionnable par son pays de naissance, l’Ecosse. Malgré sa bonne saison 2013, les Waratahs ont recruté Nick Phipps qui évoluait jusque là aux Melbourne Rebels. Back up de Will Genia pour Deans, il s’est retrouvé troisième dans la hiérarchie de McKenzie. Je n’ai jamais été le plus grand fan de ce joueur que je trouve lent mais sa gestion des avants et sa défense sont solides. Il devrait être le titulaire de Michael Cheika. Matt Lucas (frère du Red Ben) est rétrogradé en 3e position cette saison. A l’ouverture nous devrions retrouver Bernard Foley, le titulaire au poste la saison dernière, qui a fait ses débuts avec les Wallabies en 2013. Capable de couvrir également le poste d’arrière, il a fait toute sa formation en rugby à VII lui permettant ainsi de développer une palette de skills qui ont fait le bonheur de l’attaque des Waratahs en 2013. Après plusieurs saisons exceptionnelles en Shute Shield avec les Southern Districts, Ben Volavola s’est enfin vu offrir un contrat pro la saison dernière et il n’a pas déçu avec 8 apparitions et 2 essais. Il doit continuer sa progression et surtout améliorer sa défense. Le jeune David Horwitz, âgé seulement de 19 ans, est là pour apprendre. Malgré l’insistance d’autres franchises, celui que les recruteurs considèrent comme une pépite continuera sa progression avec l’académie ainsi qu’avec Randwick. Mais n’oublions pas Kurtley Beale dont le poste de prédilection reste l’ouverture ainsi que Jono Lance qui peut lui aussi évoluer en 10.

Adam Ashley Cooper NSW Waratahs Wallabies

Adam Ashley Cooper est un titulaire indiscutable mais son positionnement est aléatoire

Beaucoup de polyvalence dans le cinq de derrière et si tous les joueurs sont disponibles, constituer une équipe type devrait être un casse tête pour Michael Cheika. Au centre Rob Horne, fixé au poste de 12 l’an dernier, semble avoir la confiance de son coach malgré un positionnement peu en adéquation avec son style de jeu. Il a cependant appris à faire plus de passes, lui permettant de sortir de la catégorie de centres Marty / Fritz. Il sera en concurrence directe avec Jonathon “Jono” Lance, arrivé à l’intersaison des Queensland Reds où il se plaignait de son faible temps de jeu. Son arrivée à Sydney ne semble pas pour autant être un gage de titularisation car il faudra se battre pour être dans le XV de départ. Doté d’un excellent jeu au pied, il a été recruté pour remplacer numériquement Berrick Barnes tout en gratifiant la back line de skills supplémentaires, le staff ne souhaitant pas pérenniser le style conservateur du Wallaby parti chez Panasonic au Japon. Le couteau suisse Adam Ashley Cooper a eu l’habitude d’évoluer au poste de second centre à Sydney où sa défense cumulée à ses qualités d’attaquants font merveille. Surnommé Mr Fix It ou Mr Versatile en Australie, sa polyvalence le rend indispensable grâce à sa capacité à s’adapter rapidement au poste qu’on lui attribue. Une sorte de Damien Traille en version talentueuse. S’il n’est pas blessé, il sera à coup sûr titulaire, seul son poste restant une inconnue. L’arrivée de Kurtley Beale redistribue en effet les cartes, celui ci pouvant évoluer au poste d’arrière d’Israel Folau. Un Folau que Cheika se verrait bien repositionner en 13 afin de lui permettre d’étoffer sa palette. AAC serait ainsi décalé sur l’aile comme il l’a été avec les Wallabies lors de la tournée de novembre. Après plus de 4 années en Europe avec les Harlequins puis Montpellier, Matt Carraro est de retour à Sydney où il pourra dépanner en tant que second centre. Son temps de jeu devrais toutefois être limité.

Israel Folau NSW Waratahs Wallabies Sydney

Israel Folau, rookie de l’année en Australie après une première saison à XV exceptionnelle

Il faudra attendre les matchs de préparation voire les premiers tours du Super Rugby pour savoir exactement où Michael Cheika souhaite voir évoluer Kurtley Beale et Israel Folau. Le dernier cité a pris la place du premier la saison dernière, sa première en Rugby à XV. Il a d’ailleurs été élu Rookie de l’année par la fédération Australienne comme par les différents rédacteurs de Sud Rugby. Même s’il ne l’a pas confirmé, Cheika pourrait repositionner Folau au poste de second centre, une idée qu’envisageait également Ewen McKenzie lors qu’il a suspendu six joueurs avant le match des Wallabies en Ecosse. Il possède en effet le gabarit, l’endurance et la vitesse nécessaires à ce poste alors que sa défense et ses offloads se sont fortement améliorés au cours de l’année 2013. Il peut également jouer à l’aile comme il l’a démontré lors de la tournée des Lions Britanniques & Irlandais. Beale s’est lui perdu pendant deux ans à Melbourne. De retour “à la maison”, il n’a plus le droit à l’erreur, en atteste son contrat valable uniquement cette saison. Absent depuis fin juin, il a eu le temps de se faire opérer, de se ressourcer et de couper. S’il aimerait porter le maillot 10, c’est probablement plus en 15 qu’il attaquera la saison. A l’aile on retrouve deux révélations de la saison dernière, Cameron Crawford et Peter Betham, ce dernier ayant d’ailleurs porté pour la première fois le maillot des Wallabies en seconde partie de saison. Crawford a lui marqué les esprits après avoir inscrit huit essais en sept rencontres mais il s’est blessé et a du être opéré en juillet dernier le rendant inéligible à une sélection internationale, ce qu’Ewen McKenzie a tenu bon de préciser. J’en fait d’ailleurs un de mes “cinq paris” pour les Wallabies cette année. Peter Betham est un ailier assez proche du profil d’un Digby Ioane, très puissant et casseur de placages. Seront-ils titulaires tous les deux? Tout dépendra du positionnement des Beale, Folau, Foley et Ashley Cooper. Les espoirs Michael Hodge (Sydney University) et Alofa Alofa (West Harbour) tenteront de grappiller un peu de temps de jeu.

Retrouvez l’effectif complet des NSW Waratahs en images sur cette page.

EQUIPE TYPE PROBABLE

1. Benn Robinson – 2. Tatafu Polota Nau – 3. Sekope Kepu – 4. Kane Douglas – 5. Jacques Potgieter – 6. David Dennis (cap) – 7. Michael Hooper – 8. Wycliff Palu – 9. Nick Phipps – 10. Bernard Foley – 11. Cameron Crawford – 12. Rob Horne – 13. Israel Folau – 14. Adam Ashley Cooper – 15. Kurtley Beale

NOTRE PRONOSTIC

Si vous ne le savez pas déjà, je ne vais pas vous cacher que je suis supporter des Waratahs, où j’étais abonné lors de mon passage à Sydney. Bien qu’étant optimiste pour eux chaque saison, les déceptions se sont accumulées. Pourtant, tout en essayent de rester impartial, et s’ils n’y a pas trop de blessés, je crois les Waratahs capables d’une grande saison même si une victoire en Super Rugby semble utopique. Cette saison le staff semble professionnel et sérieux, peu au fait des passes droits habituels au sein de la fédération NSWRU (un joueur comme Tom Kingston, propulsé en équipe première sans trop de raison par Michael Foley, voire Tom Carter ou Lachie Turner n’ont pas été retenu par exemple). Le groupe a été renforcé intelligemment, en adéquation avec le style de jeu souhaité et les carences observées l’an dernier. Dans un Super Rugby très dynamique où la réactivité est primordiale, la polyvalence des joueurs est très importante, et les recrutements de Beale, Lance ou Potgieter sont dans cette lignée. Si les Reds et les Brumbies marquent le pas après avoir perdu leurs mentors, les Waratahs ont un coup à jouer pour essayer de dominer la poule Australienne.

Author: Adrien

Bien évidemment pour parler rugby du sud, il faut aimer ce sport et aimer écrire! Après un an à Sydney où j’ai chaussé les crampons pour le Mosman Rugby Club aux côtés d’australiens, d’européens, de kiwis, de sud afs, d’islanders et même de zimbabwéens ou de japonais, le retour en France a été difficile avec une presse spécialisée qui préfère parler de la signature du pilier de La Voulte à Lourdes plutôt que du Super Rugby ou des autres compétitions passionnantes de l’hémisphère sud ! Alors pour éviter que Christian Jeanpierre ou Mathieu Lartot vous présentent comme “nouvelle star de l’hémisphère sud” le joueur qui cartonne en bas depuis 3 saisons, j’ai décidé de créer Sud Rugby en 2009 dans le but de proposer une information pertinente, crédible et régulière.

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