Les Rebels ne peuvent pas faire pire!

Après les Blues, Sud Rugby traverse la mer de Tasman pour vous parler des Rebels, la franchise de Melbourne dans l’état de Victoria en Australie. Plus offensif au sein du service marketing que sur un terrain de rugby, les Rebels ont terminé bons derniers du Super Rugby la saison dernière avec seulement 4 victoires au compteur. Pour sa première saison aux commandes, Tony McGahan n’a pas fait mieux que ses prédécesseurs Damien Hill et Rod MacQueen malgré une belle réputation acquise en Irlande. Avec un recrutement à sa main, il est d’ores et déjà dans l’obligation de faire mieux!

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Leur saison 2014

Après avoir testé le recyclage d’anciennes gloires puis le recrutement bling bling de joueurs immatures (Beale, O’Connor, Vuna et Cipriani en tête de gondoles), les Melbourne Rebels ont abordé la saison 2014 avec un effectif plus jeune mais plus pro. Même s’il y a eu du mieux au niveau comportemental, les hommes de Tony McGahan n’ont remporté que 4 rencontres dont 3 à domicile (Cheetahs, Brumbies et Force) et une seule sur le terrain des Queensland Reds, en délicatesse la saison dernière. Le plus inquiétant étant la stérilité offensive de l’équipe qui n’a obtenu qu’un point de bonus offensif contre 4 défensifs. Dans ma présentation de la saison dernière j’indiquais “être plus inquiet concernant la capacité des lignes arrières à marquer plus d’essais que la saison dernière avec ses nombreux joueurs au profil puissant, défensif et peu joueurs“, un constat qui s’est malheureusement vérifié l’an dernier. Pour y remédier McGahan a axé son recrutement sur sa ligne de 3/4 avec des profils plus dynamiques tant en conservant un pack solide en défense et agressif.

Melbourne Rebels Wallabies

3 Rebels en sélection nationale, du jamais chez les Wallabies (Luke Jones, Scott Higginbotham et Laurie Weeks de gauche à droite)

Il faut toutefois noter que plusieurs joueurs ont brillé la saison dernière et certains sont même devenus internationaux! Laurie Weeks et Luke Jones ont ainsi participé à plusieurs stages de préparation à partir du mois de juin alors que Sean McMahon a obtenu sa première cape lors de la tournée de Novembre après avoir été capitaine des -20 ans Australiens lors du Mondial espoir. Les jeunes joueurs des Rebels ont en particulier brillé lors de la première édition du National Rugby Championship où les Melbourne Rising ont largement dominé leurs adversaires avant de s’incliner de manière surprenante en demi finale.

Le staff

Zane Hilton Melbourne Rebels

Zane Hilton a perfectionné son expérience au Japon

Si Tony McGahan reste l’entraîneur de la franchise, il a fait le ménage dans ses adjoints afin d’insuffler une nouvelle dynamique. Entraîneur à succès avec le Munster, il peine pour le moment à reproduire en Australie ses exploits de Limerick contrairement à un autre coach ayant eu une trajectoire similaire, Michael Cheika! Exit Sean Hedger et Matt Cockbain (désormais au chevet de la sélection Fidjienne), welcome Todd Louden et Zane Hilton! Louden, spécialiste du jeu d’attaque, est réputé en Australie pour avoir exercé au sein du staff d’Heyneke Meyer avec les Bulls lors de leur titre en Super 14 en 2007. Rentré à Sydney la saison suivante, il intègre le staff d’Ewen McKenzie avec les Waratahs qui s’inclineront en finale. Il retrouve le Super Rugby après plusieurs saisons au Japon et en Shute Shield. C’est également du pays du soleil levant qu’arrive Zane Hilton, encore entraîneur des Canon Eagles pour quelques semaines. Le nouvel entraîneur des avants a fait ses gammes dans le Queensland puis au Japon après une courte pige au Benetton Trévise. Bryce Cavanagh et Zane Leonard restent en charge de la préparation physique.

Les transferts

Jason Woodward Hurricanes Rebels

Jason Woodward est retourné tenter sa chance à Wellington

Le club a enregistré de nombreux départ derrière suite à la volonté de McGahan de reboosté sa ligne de 3/4. Meilleur réalisateur des Rebels l’an passé, l’arrière Néo Zélandais Jason Woodward est rentré à la maison et a rejoint les Hurricanes. Son excellence au pied pourrait manquer. Membre fondateur de la franchise, le polyvalent Lachlan Mitchell, peu épargné par les blessures, a décidé de faire une pause et a mis sa carrière entre parenthèses. Peu brillants, Alex Rokobaro, Angus Roberts et Josh Holmes ont été laissés libres. L’espoir Lalakai Foketi a lui étonnement décidé de rejoindre Bayonne plutôt que d’éclore en Australie. Du côté des avants, les Rebels peuvent regretter le départ de Hugh Pyle, lassé d’attendre sa chance en équipe nationale, et qui a préféré rejoindre le Stade Français. Les défections de Eddie Aholelei (London Welsh), Steve Fualau (AS Béziers) ainsi que la retraite de Chris Thomson sont indolores. Le statut du pilier gauche Anglo-Australien Max Lahiff est incertain, le joueur ayant disparu du site des Rebels sans annonce officielle. Le centre Japonais Male Sa’u a lui décidé de se concentrer sur le prochain Mondial avec les Brave Blossoms et ne reviendra pas à Melbourne.

Sefanaia Naivalu Melbourne Super Rugby

Le centre Fidjien Sefanaia Naivalu pourrait être la bonne surprise du recrutement

Pas de recrue phare devant hormis le retour down under du vétéran Radike Samo! Au Japon depuis deux saisons, il vient renforcer les 2e et 3e lignes grâce à son expérience mais également son talent, résultant d’une excellente hygiène de vie. Les piliers espoirs Jed Gillespie d’Eastwood et  Tim Metcher, passé par l’académie des Brumbies, ainsi que le 2e ligne Steve Cummins, qui vient d’effectuer une pige en Currie Cup avec les Eastern Province Kings, renforcent quantitativement le groupe. Peu utilisés respectivement par les Waratahs et les Reds, Cam Crawford et Dom Shipperley viennent se relancer à Melbourne. Contrairement aux ailiers puissants et manchots des saisons précédentes, ces deux là sont rapides et joueurs. L’arrière espoir du Queensland Jonah Placid vient également tenter sa chance. Excellent en NRC avec les Rising, le Fidjien Sefanaia Naivalu est peut être la bonne pioche du recrutement des Rebels et lui faire confiance enverrait un message positif aux amateurs de l’état de Victoria. Enfin Mike Harris, en retrait avec les Reds ces deux dernières saisons, est une recrue intéressant pour McGahan grâce à sa polyvalence 10-12-15 et son très bon jeu au pied.

Retrouvez le détail des transferts ici.

L’équipe poste par poste

Découvrez tout d’abord, l’effectif 2015 des Rebels pour le Super Rugby.

Paul Alo Emile Melbourne Rebels Stade Français

Paul Alo Emile rejoindra le Stade Français à la fin de la saison. Quel impact sur son temps de jeu?

Au poste de talonneur, la hiérarchie de la saison dernière devrait être conservée même si Tom Sexton, l’Irlande blessé durant tout le Super Rugby 2014, pourrait venir la perturber. Pat Leafa ainsi que l’international nippon Shota Horie sont donc une nouvelle fois en concurrence pour le maillot “2”. Avantage pour le Néo Zélandais qui a été titularisé 10 fois la saison dernière contre 6 pour le Japonais. Leafa était également le titulaire pour le Melbourne Rising en NRC. Deux talonneurs très mobiles mais avantage à Horie pour la tenue en mêlée. Toby Smith, arrivé des Chiefs début 2014, devrait conserver sa place de titulaire à gauche de la mêlée où il est une valeur sûre. Spécialiste de la mêlée, il s’est fortement amélioré en mobilité et fait partie des joueurs suivis par le staff des Wallabies. Le départ de Max Lahiff permet à Cruze Ah Nau de devenir le back up de Smith et d’ainsi continuer son apprentissage du plus haut niveau. Après avoir côtoyé Benn Robinson avec Eastwood et les Greater Sydney Rams, Jed Gillespie obtient l’opportunité de s’étalonner en Super Rugby. A droite le néo Wallaby Laurie Weeks part titulaire suite à son excellente saison 2014. L’ancien grand espoir des Reds semble enfin répondre aux attentes placées en lui. Paul Alo Emile aurait pu le bousculer mais son départ annoncé pour le Stade Français devrait limiter son temps de jeu. Passé par l’académie des Brumbies, Tim Metcher vient chercher du temps de jeu à Melbourne.

Sam Jeffries Melbourne Rebels Super Rugby

Sam Jeffries souhaite faire son trou après des débuts difficiles en 2014

En seconde ligne les Rebels sont orphelins de Hugh Pyle qui a rejoint la capitale Française à l’intersaison. Souvent promené entre le flanc de la 3e ligne et la 2e ligne, Luke Jones devrait être exclusivement utilisé comme un lock cette saison mais également comme un patron du pack, lui qui a pris une nouvelle dimension en devant international l’année dernière. Il sera associé à Cadeyrn Neville, titulaire depuis trois saisons mais qui, à l’instar de Pyle, pourrait perdre patience s’il n’est pas sélectionné avec les Wallabies. Les deux joueurs sont complémentaires et sont réputés pour leurs qualités de ball carriers. Après une saison passée dans l’antichambre des Rebels, Sam Jeffries devrait voir son temps de jeu augmenter cette saison. Il a été titularisé lors de toutes les rencontres des Melbourne Rising en NRC et possède la confiance de McGahan. Enfin l’ancien international espoir Steve Cummins arrive de Eastwood pour renforcer le groupe. Il revient d’Afrique du Sud où il a participé à 7 rencontres de la dernière Currie Cup avec les Eastern Province Kings.

Scott Fuglistaller Melbourne Rebels

Scott Fuglistaller est l’un des Rebels les plus combattifs. Il fait partie des leaders du groupe.

Si une ligne semble la plus solide dans le squad des Melbourne Rebels, c’est bien de la troisième qu’il s’agit! En tête de gondole on retrouve le capitaine Scott Higginbotham qui a perdu de sa superbe en 2014. Alors qu’il pouvait espérer s’imposer au poste de numéro 8 titulaire des Wallabies, il a été rétrogradé dans la hiérarchie nationale derrière Wycliff Palu et Ben McCalman. La faute à une saison délicate où il a été pénalisé à de trop nombreuses reprises et où sa puissance et son explosivité habituelles ont fait défaut. Il doit se reprendre pour sa dernière saison avant de rejoindre le Japon. Au poste de numéro 6 Sean McMahon s’est révélé la saison dernière après une année pleine. International à VII depuis 2011 alors qu’il n’était encore que lycéen, le natif de Brisbane a débuté à XV avec GPS Rugby en 2013 avant d’être recruté à Melbourne. 2014 était son année car, en plus de ses débuts en Super Rugby, il a été nommé capitaine des espoirs des Wallabies pour la Coupe du Monde -20 ans et a performé en NRC avec les Rising. Il y a du Rocky Elsom en Sean McMahon, un troisième ligne complet rude à l’impact, très présent dans le jeu au sol et capable de placages dévastateurs. Le poste d’openside flanker devrait être toujours de la responsabilité du Néo Zélandais Scott Fuglistaller, joueur peu connu mais pourtant très présent sur un terrain. Scott est un numéro 7 traditionnel de l’hémisphère Sud, excellent plaqueur gratteur avec une grosse présence au breakdown ainsi qu’un gros volume de jeu dans les regroupements. Après avoir débuté comme titulaire la saison dernière, Colby Fainga’a vendra chèrement sa place de numéro 6 face à McMahon. Sa polyvalence open and blind en fait un remplaçant parfait. Le monstre physique Jordy Reid sera en embuscade s’il est enfin débarrassé de ses pépins physiques. La doublure au poste de eightman se jouera en Lopeti Timani, l’un des joueurs les plus en vue du NRC 2014 et le surprenant revenant Radike Samo, qui pourrait surtout dépanner en 2e ligne. En plus d’apporter sa puissance, le plus jeune de la fratrie Timani sait marquer des essais, en attestent les 6 marqués pour les Melbourne Rising en 9 rencontres.

Bryce Hegarty Melbourne Rebels Super Rugby

Titulaire l’an dernier en 10, Bryce Hegarty devra s’imposer face au surprenant Jack Debreczeni

La charnière ne change pas et l’on retrouve les trois mêmes joueurs en concurrence pour le poste de demi de mêlée. En tant qu’ancien Toulousain, les Français pourraient croire que Luke Burgess part titulaire mais c’est pourtant Nic Stirzaker qui est le premier choix de Tony McGahan, comme cela aurait du être le cas l’an dernier sans ses deux blessures à la cheville. Le vétéran Burgess fait le boulot mais son style n’est pas flamboyant et il n’apporte pas suffisamment de dynamisme au jeu contrairement au natif de Londres. A seulement 23 ans, Stirzaker était le capitaine des Melbourne Rising en NRC où il a été titularisé lors de tous les matchs. Il a également déjà porté le brassard des Rebels la saison dernière. Outre ses qualités de leader, c’est un demi de mêlée intelligent doté d’une bonne vision du jeu. Ben Meehan sera présent en back up mais son talent pourrait lui permettre de bousculer Burgess. Bryce Hegarty a occupé le poste d’ouvreur la saison dernière en ne laissant que des miettes à Angus Roberts. Ce dernier ayant quitté le club, il pourrait se sentir à l’abri de toute concurrence. Malheureusement blessé lors du second semestre 2014, il n’a pas pu menacer l’éclosion de Jack Debreczeni en NRC où ce dernier a crevé l’écran et terminé meilleur réalisateur du tournoi avec 144 points en 9 rencontres. Aujourd’hui McGahan pourrait être tenté de prolonger l’association Stirzaker-Debreczeni qui a si bien fonctionné à l’automne.

Tom English Melbourne Rebels Super Rugby

Grosse concurrence pour Tom English cette saison aussi bien au centre qu’à l’aile

Au centre la paire composée par le All Black Tamati Ellison et l’Australien Mitch Inman devrait être reconduite. Ellison sera de retour en Australie une fois sa saison Japonaise terminée avec les Ricoh Black Rams. Son expérience, sa qualité de passe ainsi que sa bonne défense sont indispensables. Plus réputé pour sa puissance et sa capacité d’avancer ballon en main, la place d’Inman est cependant en danger suite à l’éclosion de Sefanaia Naivalu lors du NRC. Arrivé des Fidji fin 2013, il a rapidement gravi les échelons locaux et obtenu sa place en Super Rugby. N’oublions pas Tom English, souvent utilisé au poste d’ailier l’an dernier, mais qui postule à un rôle de centre cette saison. Il doit s’améliorer offensivement mais brille déjà grâce à sa puissance et sa défense. Membre du squad des Wallabies lors de la venue du XV de France en juin dernier, il n’a pas encore revêtu la tunique Green & Gold et ne semble pas rentrer dans les plans de Michael Cheika. Enfin l’arrivée de l’international Australien Michael Harris est un vrai plus pour l’équipe. Si un retour proche avec les Wallabies semble difficile, il apporte son expérience, sa polyvalence et sa qualité de jeu au pied. Harris est un couteau suisse qui pourrait, compte tenu de la concurrence aux postes d’ouvreur et de premier centre, se fixer à l’arrière. Annoncé comme centre par le site des Rebels, je pense qu’il serait dommage de ne pas combiner les talents de Ellison et Harris sur une même rencontre.

Telusa Veainu Super Rugby Melbourne Rebels

Et si, après plusieurs saisons dans l’ombre, c’était l’année de Telusa Veainu en Super Rugby

Le back three a été renforcé à l’intersaison afin d’offrir des possibilités offensives contrairement à la saison dernière. Cam Crawford et Dom Shipperley arrivent respectivement des Waratahs et des Reds avec la ferme intention de se relancer après avoir été mis de côté en 2014. Avec 8 essais en 13 rencontres de Super Rugby, Crawford montre qu’il est un ailier rapide, puissant et sachant prendre les intervalles, à l’image d’un Digby Ioane version Queensland Reds. Il peut également évoluer à l’arrière avec autant d’aisance. Son seul bémol est une fragilité physique lui ayant fermé une place de titulaire à Sydney. Shipperley possède un profil moins puissant mais sait mettre à profit ses skills et sa vitesse pour régaler derrière. Il possède trois capes avec les Wallabies. Mais attention au Néo Zélandais Telusa Veainu, arrivé discrètement l’an passé mais qui a explosé en NRC avec 8 essais en 7 rencontres. Il représente une alternative plus alléchante que Tom Kingston et son jeu trop stéréotypé et prévisible. Le jeune Jonah Placid a quitté les Queensland Reds pour obtenir plus de temps de jeu à Melbourne. Essentiellement utilisé à l’arrière, il a bien performé en NRC grâce à sa vitesse et son jeu au pied long. Il est également réputé pour ses placages.

Notre pronostic

Il est difficile d’anticiper la saison des Melbourne Rebels tant que la stratégie sportive de Tony McGahan n’est pas connue. S’il pérennise le système de jeu vu en 2014, ce Super Rugby 2015 risque d’être long! Mais en capitalisant sur la qualité défensive de ses avants et avec un jeu plus axé sur l’offensive, les Rebels peuvent avoir l’ambition de réaliser une saison proche de celle de la Western Force la saison dernière.

Contrairement aux saisons précédentes, les non internationaux Australiens ont pu participer à une compétition de haut niveau au second semestre à l’instar de leurs homologues Néo Zélandais et Sud Africains. Le gap de préparation est donc fortement réduit et les performances des Melbourne Rising en NRC ont été plus qu’encourageantes. De nouveaux joueurs ont montré l’étendue de leur talent et il serait stupide de la part du staff de ne pas continuer de leur faire confiance. Comme annoncé dans le titre, les Rebels n’ont rien à perdre!

Equipe type probable

1. Toby Smith – 2. Pat Leafa – 3. Laurie Weeks – 4. Luke Jones – 5. Caderyn Neville – 6. Sean McMahon – 7. Scott Fuglistaller – 8. Scott Higginbotham – 9. Nic Stirzaker – 10. Jack Debreczeni – 11. Cam Crawford – 12. Tamati Ellison – 13. Mitch Inman – 14. Dom Shipperley – 15. Mike Harris

Author: Adrien

Bien évidemment pour parler rugby du sud, il faut aimer ce sport et aimer écrire! Après un an à Sydney où j’ai chaussé les crampons pour le Mosman Rugby Club aux côtés d’australiens, d’européens, de kiwis, de sud afs, d’islanders et même de zimbabwéens ou de japonais, le retour en France a été difficile avec une presse spécialisée qui préfère parler de la signature du pilier de La Voulte à Lourdes plutôt que du Super Rugby ou des autres compétitions passionnantes de l’hémisphère sud ! Alors pour éviter que Christian Jeanpierre ou Mathieu Lartot vous présentent comme “nouvelle star de l’hémisphère sud” le joueur qui cartonne en bas depuis 3 saisons, j’ai décidé de créer Sud Rugby en 2009 dans le but de proposer une information pertinente, crédible et régulière.

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