Varsity Cup, l’expérience d’un Français en Afrique du Sud

En début d’année (calendaire et non sportive), c’est le Super Rugby qui est l’objet des principales attentions dans l’hémisphère Sud. En parallèle ne se jouent que des tournois amateurs en Australie et en Nouvelle Zélande avant que les compétitions professionnelles nationales (respectivement le NRC et la ITM Cup) prennent le relais. Mais l’Afrique du Sud est une grande nation de 54 millions d’habitants et une seule compétition avec cinq franchises ne lui suffit pas! La Vodacom Cup, antichambre du Super Rugby, vient de démarrer et regroupe les espoirs des cinq franchises engagées en SR ainsi que les 10 autres provinces du pays et un invité étranger (cette année la Namibie, l’an dernier le Kenya). Mais depuis début février c’est une autre compétition qui passionne les amateurs de ballon ovale, la Varsity Cup.

Répartition des équipes engagés en Varsity Cup (Bleu) et Varsity Shield (Rouge) - Source: Wikipedia

Répartition des équipes engagés en Varsity Cup (Bleu) et Varsity Shield (Rouge) – Source: Wikipedia

Le mot Varsity au rugby fait tout d’abord penser à la rencontre annuelle que se livrent les universités de Oxford et Cambridge depuis 1872, un match qui à lieu à Twickenham depuis 1921. Plus généralement ce terme désigne une opposition sportive étudiante. Mais en Afrique du Sud, le Varsity Rugby regroupe 4 compétitions opposant les plus grandes universités à travers le pays. On retrouve en premier lieu la Varsity Cup (8 équipes), l’équivalent de la première division avec les meilleurs association sportives des universités, suivie du Varsity Shield (5 équipes), la seconde division. Même chez les universitaires on retrouve des espoirs, dont les représentants des 8 équipes de la Cup s’affrontent au cours du tournoi des Young Guns. Et enfin le Koshuis Rugby Championship ou la meilleure koshuis (résidence étudiante) de chacune des 8 universités s’affrontent.

Le jeu proposé est très offensif, encouragé par un système de points différent de ce que nous connaissons. En effet les transformations rapportent 3 points contre seulement 2 pour les pénalités et les drops. Les Australiens s’en sont inspiré pour la création du National Rugby Championship (NRC).

La Varsity Cup oppose les 8 meilleures universités d’Afrique du Sud. Les matchs ont lieu le lundi et deux rencontres sont diffusées sur SuperSport à 16h30 et 18h30. Le programme complet de la compétition, ainsi que les statistiques des joueurs sont disponibles sur le site.

Varsity Cup

  • UCT Ikey Tigers (University of Cape Town), la meilleure université du pays – Cape Town, Western Cape
  • Stellenbosch University Maties – Stellenbosch, Western Cape
  • NMMU Madibaz (Nelson Mandela Metropolitan University) – Port Elizabeth, Eastern Cape
  • NWU Pukke (North-West University), entrainé par l’ancien springbok Robert Du Preez – Potchefstroom, North West
  • UP Tuks (University of Pretoria), une université qui possède aussi une franchise en Première division de football – Pretoria, Gauteng
  • UFS Shimlas (University of Free State) – Bloemfontein, Free State
  • University of Johannesburg – Johannesburg, Gauteng
  • CUT Ixias (Central University of Technology) – Bloemfontein, Free State

Les cinq équipes composant le Varsity Shield s’affrontent également le lundi après midi.

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  • UKZN Impi (University of KwaZulu-Natal) – Durban, KwaZulu Natal
  • UFH Blues (University of Fort Hare), Université noire d’Eastern Cape où Mandela a fait ses études – Alice, Eastern Cape
  • Wits Rugby (University of the Witwatersrand) – Johannesburg, Gauteng
  • TUT Vikings (Tshwane University of Technology) – Pretoria, Gauteng
  • UWC Rugby (University of Western Cape), Deuxième Université de Cape Town entrainé par Peter de Villiers l’ancien coach des Springboks – Cape Town, Western Cape

En parcourant les différents effectifs des universités engagées, je suis tombé sur le profil d’Emilien (@Emilien_Mary), étudiant Français en échange universitaire à Durban. Je lui ai posé quelques question pour comprendre cette compétition et plus globalement l’approche du rugby en Afrique du Sud. A l’image de Simon (@simonberruyer) il y a deux ans en Australie, son parcours est plus qu’intéressant pour les rugbymen français souhaitant tenter leur chance dans l’hémisphère Sud.

Résumé Parcours Rugbystique

Après 10 ans de ballon rond j’ai succombé aux sirènes du rugby grâce aux bonnes sensations que le rugby à 7 en UNSS me procurait. A 16 ans je prends donc ma licence de Cadet 2ème année au Football Club Moulins (FCM). Sous les ordres successifs d’Eric Chambon et Cyril Resseguier j’évolue en 3ème ligne centre. Après 2 ans de break pour cause de Prépa, je reprends le rugby à l’Université Jean Moulin Lyon 3 avec les équipes de Jean-Henry Thubert (Entraîneur de l’AS Mâcon et de l’équipe de France Universitaire) pour atteindre les demi-finales de Nationale 2. Enfin l’an dernier tout en devenant le capitaine de l’Equipe 2 (évoluant au niveau Oval’U) de l’UJM, j’ai repris ma licence dans mon club formateur pour intégrer le groupe Fédérale 3 d’Anthony Crochet et Jean-Luc Petetin. J’ai eu la chance de jouer l’intégralité des matchs où nous avons préservé notre invincibilité à domicile en phase régulière et atteint les phases finales.

A quelle occasion t’es-tu retrouvé à Durban ?

Pour ma dernière année de Master en Management International j’avais la possibilité de partir en échange pour un an. J’ai choisis un pays dépaysant qui possède une économie émergente et qui me permettait de continuer à jouer au rugby : l’Afrique du Sud. Mon Université ne possédait qu’un seul partenariat dans la zone : l’Université du KwaZulu-Natal à Durban située dans la province bordée par l’Océan Indien à l’Est du pays.

UKZN Impi

Comment fonctionne le rugby universitaire en Afrique du Sud ?

Alors il faut distinguer deux types d’équipe ici au niveau des universités. Il existe du rugby universitaire joué uniquement par des « étudiants » de moins de 25 ans qui se retrouvent dans des compétitions dédiées au niveau professionnel ou semi-professionnel : Varsity Cup et Varsity Shield. En parallèle chaque campus d’université peut avoir son propre club de rugby ouvert à tous et qui évoluera contre les autres clubs de la province (le seul lien avec l’université est que doit figurer un certain nombre d’étudiants dans la direction du club). La tendance du Board est de former une Varsity Cup avec plus d’équipes et donc qui durerait plus longtemps. Cette année les deux premiers du Varsity Shield obtiendront un accès direct dans la catégorie supérieure contre le système de montée descente qui perdurait jusque-là (Varsity Cup a été créé en 2008). A terme la compétition comprendrait entre 14 et 16 équipes. En effet actuellement la saison Varsity est relativement courte, de Février à Avril pour la Cup et Mars pour le Shield ce qui ne couvre même pas le premier semestre académique.

Varsity Cup

Les arbitres sont aussi des membres du KZNRU et on les retrouvera notamment en arbitre de touche pour les matchs de SuperRugby.

L’exposition médiatique et la bonne organisation de cette compétition est je pense ce qui attire les franchises et les provinces à se placer dans le rugby universitaire. En effet les équipes de jeunes des franchises évoluent dans un anonymat certains, la Varsity Cup par son audience et l’effervescence que l’on retrouve les jours de match sur les campus offrent aux jeunes joueurs des conditions qui se rapprochent du professionnalisme. De plus les sud-africains reçoivent une culture sportive attachée à leurs écoles. L’Université est donc naturellement soutenue par l’ensemble de son corps étudiant qui est prêt à se déplacer et à remplir les stades (de tailles modestes il faut avouer).

Enfin la gestion de cette compétition est efficace et intéressante, en effet les équipes peuvent vraiment se concentrer sur le sportif puisque la recherche de sponsors, la création d’équipements ou encore la communication et l’animation autour des matchs sont gérées presque entièrement par la structure (un modèle qui se rapproche de l’action de la fédération néo-zélandaise). Tout ces éléments expliquent pourquoi des grands noms du rugby accepte de prendre en main ces équipes :

  • L’an dernier l’équipe de UKZN était dirigée par John Mitchell ancien entraineur des All Blacks (1999-2003)
  • Peter de Villiers, après son mandat pour les Springboks a décidé de rester dans son Cape Town natale pour entrainer la University of Western Cape

Est-ce facile d’intégrer une équipe ?

Je suis arrivé en juillet dernier en pleine année universitaire puisque le calendrier académique est décalé d’un semestre. La saison de Varsity Cup est finie depuis longtemps, les équipes en lice sont donc reversées dans les compétitions provinciales de club jusqu’en Août. Enfin en Août débute la dernière compétition de l’année : le tournoi Interfac qui correspond à la rencontre des différents campus d’une même université les uns contre les autres. C’était clairement un tournoi pour s’amuser juste pour créer une émulation entre les campus. Ensuite en Octobre débuta la préparation physique du squad Varsity Shield pour la saison suivante. Ce concentré de fitness et de musculation est crescendo jusqu’en décembre où le squad est réunis pour un camp de sélection d’une semaine auquel j’ai pu participer. Chaque jour du camp est divisé en 3 séances : musculation tôt le matin, suivis d’une séance plus axée technique individuelle et enfin l’après-midi séance allégée avec mise en place du plan de jeu.

UKZN Impi Varsity Cup

Novembre, le squad des Impi de mon université commence sa préparation pour la saison de Varsity Shield qui débute en février 2015.

C’était ma première expérience de ce genre : j’ai beaucoup mangé et dormi pour tenir le coup. Le niveau d’exigence physique et technique est très élevé par rapport à tout ce que j’avais connu. Sans vraiment connaître je pense qu’on se rapproche de la préparation des espoirs des clubs professionnels en France. Mais ici comme la saison est courte beaucoup repose sur l’investissement personnel de chaque joueur tout au long de l’année, ce qui requiert énormément de sacrifice (par exemple séance quotidienne pendant les fêtes de Noël). Certains joueurs respectent une hygiène de vie très monastique (pas de sortie, pas d’alcool).

En termes techniques sans être des Néo-zelandais, ils sont très propres pour ce qui concerne les handskills : simple mais efficace. La différence est vraiment sur la préparation physique que ce soit fitness et surtout la musculation. Par exemple les arrières tournent à 140 kg au développé couché. Du coup c’est l’intensité physique qui est impressionnante sur le terrain. Sur les 35 joueurs du camp le staff en a sélectionné une vingtaine qui ont été rejoint par la suite par les absents (notamment un joueur de rugby à 7 de l’équipe du Zimbabwe) et des joueurs de l’Academy des Sharks. A présent je joue pour le club de rugby de mon campus où je retrouve une ambiance proche de mon équipe de l’an dernier puisque le groupe est composé à minorité d’étudiant. Il y a des trentenaires qui continuent de jouer pour leurs université, tout comme des jeunes qui n’ont aucun lien avec UKZN.

Quels sont les liens avec les Sharks ?

UKZN est la plus grosse université de la province et donc pour le moment la seule en mesure de rejoindre la Varsity Cup. Le KwaZulu-Natal Rugby Union à travers les Sharks a bien compris l’opportunité que ça représente en termes d’expérience de jeu pour les joueurs de son Academy. Aussi d’après les retours que j’ai eu des autres joueurs, jouer en Varsity Cup c’est aussi commencer à gagner sa vie avec le rugby. Toutes ces raisons ont poussé à un partenariat rapproché qui a été mis cette année en place entre l’équipe des Sharks Grey (les espoirs de la Franchise) et le Squad des UKZN Impi :

  • Les deux équipes ont le même Coach : Ryan Strudwick (Ancien joueur pro London Irish) et partagent certains membres du staff comme le préparateur physique ou le physio.
  • Les deux squads sont réunis pour les camps, la préparation de Décembre a été effectué sur les installations des Sharks à Kings Park.
  • Enfin pour le Varsity Shield il y a un certain nombre de White Card qui sont utilisé pour compléter l’équipe initiale avec des joueurs des Sharks (3 ou 4 par matchs).
Moses Mabhida Stadium  Kings Park

La particularité des grands stades de Durban est qu’ils sont séparés d’une rue seulement. On peut donc voir ici le Moses Mabhida Stadium construit pour la Coupe du Monde de Football en 2010, qui est une enceinte multimodale mais qui ne reçoit jamais de match des Sharks.

On se rapproche du modèle de la Western Province où les joueurs débutent leurs saisons avec leur université (UCT, Stellenbosch) pour terminer la saison sous les couleurs de la WP. Ce rapprochement est néanmoins un peu mal vécu par les étudiants authentiques de l’Université qui développent de véritable stratégie à long terme pour pouvoir jouer cette compétition. Comme vous pouvez l’imaginer il est difficile pour eux d’accepter d’être sur le banc ou pas du tout convoqué quand les joueurs sur le terrain n’ont jamais mis les pieds dans un amphi de la fac. Je pense néanmoins que c’est seulement une situation de transition. Si tout se passe bien l’équipe devrait évoluer en Varsity Cup l’an prochain. A partir de là rejoindre les Sharks Grey ou la Sharks Academy coïncidera avec une inscription à UKZN avec des emplois du temps aménagés (comme c’est déjà le cas pour certains joueurs).

Quelle est l’image du rugby union à Durban ? Est-ce le sport le plus populaire ?

Parler de Durban c’est parlé de deux communautés principales : les Zoulous qui représentent 80% de la population de la province et les Indiens qui sont une très grosse communauté à Durban et dans les environs. Historiquement et culturellement ces deux communautés n’étaient pas portées sur le rugby. Le football est donc le sport le plus populaire mais aucune grosse équipe n’est basée à Durban, donc les Zoulous se divisent entre les supporters des Kaizer Chiefs et des Orlando Pirates (deux équipes de Soweto) alors que les Indiens se concentrent sur la Premier League. Donc bien que le rugby ne soit pas le sport le plus populaire les Sharks sont l’institution sportive durbanite la plus importante. Kings Park est une enceinte amorphe qui a le plus grand mal à se remplir, quand j’évoque le sujet les gens me répondent qu’il faut aller voir les grandes affiches : ce que j’ai fait l’an dernier en me rendant au Quart de finale entre les Sharks et les Highlanders. Résultat un stade à moitié rempli sans ambiance qui donne toutes les raisons de rester chez soi à profiter de la retransmission de qualité par SuperSport.

Super Rugby Kings Park Durban Sharks Highlanders

Quart de finale de SuperRugby entre les Sharks et les Highlanders à Kings Park. L’enceinte est impressionnante avec plus de 50000 places qui a le plus grand mal à se remplir.

Les personnes qui se rendent aux stades sont je pense attirées par l’ambiance autour de l’enceinte où à l’américaine les gens bivouaquent sur les parkings avec barbecue et bières. Le stade est à 70% blanc, la communauté blanche étant minoritaire à Durban cela signifie qu’elle se déplace massivement au stade. La gageure du KZNRU est donc d’attirer les autres populations au stade et derrière la franchise. Avec une marque de télécom ils se sont lancé dans une grande campagne de communication à l’attention des « Rugby’ginners ». Pas sûr que cela suffise, comme je l’ai dit auparavant avec l’éducation sportive qu’ils reçoivent les Sud-africains sont naturellement porté à soutenir des équipes à partir du moment où ils se sentent concernés. Les Indiens qui font partie de la classe moyenne supérieure et qui connaissent une mobilité sociale ascendante se rendent aux stades parce que les Sharks font partie de l’identité de Durban, un peu comme les Stormers pour les Malays ou les Coloured à Cape Town (à la différence qu’ils ne jouent pas au rugby eux). Cependant même si de plus en plus de Zoulous jouent au rugby, j’attends de voir la réaction de la population face à la mise en place des quotas de joueur de couleur d’ici 2019. Si en termes sportifs cette politique est clairement discutable, rééquilibrer les représentations des ethnies permettra d’embrasser une plus grande ferveur populaire à Durban. Actuellement les Sharks exacerbent encore plus ce que le gouvernement peut reprocher aux Springboks, c’est une équipe à majorité Afrikaaner et blanche alors que l’Afrikaans est ultra-minoritaire dans le KZN (1,6 % de personnes le parlent au quotidien).

Tera Mtembu Sharks

Lababalo “Tera” Mtembu, capitaine des Natal Sharks en Currie Cup

Cela se ressent dans le style de jeu qui sous Jacques White été très porté sur le combat physique (les Montpelliérains apprécieront) même si cela semble évoluer avec le nouveau manager Gary Gold. Et pour m’être entrainé avec les Sharks Grey, cela détermine aussi les standards physiques et d’exigence de la formation : chez les jeunes tout le monde fait plus de 1m80. Des normes qui n’ont rien d’exceptionnel dans le rugby moderne mais qui excluent de facto de nombreux prétendants aux prédispositions physiques et au milieu moins porteur. Les Zoulous font assez rapidement la comparaison avec la Western Province qui ne se contraint pas à ces exigences physiques et se concentre sur le talent des joueurs d’où l’émergence de joueurs professionnels titulaires tel que Nizaam Carr (1m84) ou Cheslin Kolbe (1m70). Cependant comme la campagne de communication a pu le montrer les Sharks sont conscients de ce constat. La montée en puissance du jeune Tera Mtembu qui a débuté les deux premières rencontres du Super Rugby après avoir été le capitaine des Natal Sharks au cours la Currie Cup 2014 préfigure une évolution.

Le rugby amateur à Durban

Durban est une ville intéressante pour jouer au rugby car on peut y retrouver des équipes de tous les niveaux. Du rugby de campagne jusqu’au Community Shield qui est aux portes du professionnalisme le panel peut combler toutes les envies. La densité des clubs est intéressante dans l’agglomération et dans toute la province. Il en est de même pour les écoles. Cela s’explique premièrement par le fait que ce sont les anglais qui ont développé le rugby dans cette province et donc ont su faire émerger à la fois des équipes scolaires mais aussi des clubs qu’on peut retrouver dans toutes les villes d’importance moyenne. Ensuite la météo de cette province et surtout de Durban est parfaite pour le rugby : il y a deux saisons à Durban, l’été chaud et humide et l’hiver un peu moins chaud et sec. La saison de rugby se déroule presque uniquement en hiver, les terrains sont donc toujours praticables.

Castle Murray Cup

Le dernier week-end d’Août a pris place les finales de la Castle Murray Cup. Cette Cup créée en 1890 consistée initialement a un tournoi par élimination directe. Aujourd’hui elle réunie dans la banlieue de Durban toutes les finales de championnats de club qui évoluent uniquement au niveau provincial (comme on peut le faire chez nous au niveau Honneur). L’évènement est accueillis par un club de la banlieue Nord de Durban, il est organisé par le Rugby Union du KwaZulu-Natal (KZNRU) ainsi on retrouvera la mascotte des Sharks pour s’amuser avec les enfants. Enfin l’évènement a pour sponsor Castle une marque de bière produite en Afrique du Sud.

Preuve de l’importance de la météo, au niveau provincial toutes les finales se déroulent le même jour sur le même terrain. J’ai assisté en Août à cet évènement dans la banlieue de Durban où sur deux terrains d’un petit club s’est joué pas moins de 10 matchs dans la même après-midi sans qu’à la fin le terrain ne soit détruit.

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Author: Emilien

A la base le Super Rugby, c’est le premier match de rugby que je regarde le samedi matin sur Canal Plus. Des gaillards qui offrent une intensité telle de jeu, qu’on ne peut pas s’étonner de l’écart avec notre rugby européen. Dans le cadre de mes études, je suis actuellement à Durban où je joue pour un club de mon université (UKZN) et où je commence à comprendre pourquoi l’Afrique du Sud est le premier pays exportateur de rugbymen.

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