Jour de Finale

Rugby World Cup Final

En créant Sud Rugby en 2009, je n’imaginais pas que le blog me permettrait six ans plus tard, d’assister à la finale de la Coupe du Monde de Rugby à Twickenham. Un rêve devenu réalité grâce à La Tribune des Bleus d’Orange qui, malgré l’absence du XV de France en finale à Londres, a convié deux blogueurs pour le dernier match du tournoi.

Le sac prêt pour partir soutenir les Wallabies à Twickenham

Le sac prêt pour partir soutenir les Wallabies à Twickenham

Départ tôt le samedi matin depuis la Gare du Nord pour rejoindre Londres avec sans surprise une écharpe Green & Gold autour du cou. Après un court passage à l’hôtel nous prenons la direction du Club XV de France sur les bords de la Tamise près de Westminster avec une vue imprenable sur la capitale Anglaise. Les spécialistes présents Yann Delaigue et Dimitri Yachvili nous présentent la rencontre et nous livrent leurs pronostics. Toute l’assistance embarque ensuite en direction de Twickenham à une heure de route vers l’ouest.

Vue imprenable sur Londres depuis le club XV de France

Vue imprenable sur Londres depuis le club XV de France

Après avoir découvert le Millenium Stadium de Cardiff il y a trois semaines, ce match était également mon premier à Twickenham. Encore une fois une ambiance et une atmosphère incomparables à ce que l’on a l’habitude de vivre à Saint Denis. Libre circulation dans le stade, fan zone, concerts… on sait comment traiter (entendez là « to treat ») les supporters de l’autre côté de la Manche. Après une grosse heure de déambulation autour du stade, le temps de boire une mousse avec un ancien coéquipier de mon club lorsque je jouais sur Sydney, nous prenons place dans le East Stand pour la cérémonie d’avant match.

Grosse animation autour de Twickenham quelques heures avant le coup d'envoi de la finale

Grosse animation autour de Twickenham quelques heures avant le coup d’envoi de la finale

Affiche du jour à l'entrée du East Stand de Twickenham

Affiche du jour à l’entrée du East Stand de Twickenham

Après avoir entendu les classiques de Neil Diamond et Tom Jones, la Coupe Web Ellis fait son entrée sur le terrain dans les mains de la légende Australienne John Eales et de l’actrice Japonaise Tao Okamoto. Place ensuite aux 46 acteurs de cette rencontre dans une ambiance survoltée car tout le monde s’attend à un grand spectacle comme nous le proposent All Blacks et Wallabies chaque année avec les Bledisloe Cups! Les deux meilleures équipes du Monde arbitrées par le meilleur arbitre de ces dernières saisons… programme plus qu’alléchant. Après les hymnes, place à mon seul bémol de la soirée, le Kapa O Pango… on peut me servir toutes les justifications possibles et me parler de culture maorie, mimer un égorgement ça ne passe pas.

Assister à une finale est déjà en soi un évènement exceptionnel. Mais c’est un privilège d’avoir pu assister à CETTE finale où le jeu n’a pas tué l’enjeu comme trop souvent lors des grands évènements. Bien qu’ayant l’habitude de suivre les deux finalistes et les franchises de ces deux pays, je ne m’attendais pas à autant de rythme, de rigueur défensive mais surtout à une telle orgie de jeu, les joueurs prouvant que c’est avant tout le talent et non la fonte qui permet de gagner des matchs. Un match également plein de suspense jusqu’au drop d’un Dan Carter sur un nuage, lui qui fut pourtant transparent les 4 saisons précédentes. Si l’on peut déprimer, douter d’être un amateur de rugby mais souvent se contenter de peu avec les matchs proposés par notre équipe nationale et nos clubs, au sortir de cette finale on ne peut que retomber amoureux de ce sport. Mais sachez qu’il n’est pas nécessaire de s’offrir cette piqure de rappel tous les 4 ans! Les trendsetters du jeu vivent dans l’autre hémisphère! De retour au Club XV de France, les spécialistes auxquels se sont ajoutés Serge Betsen, Marc Lièvremont et Daniel Herrero se sont également extasiés sur le spectacle proposé.

La fin parfaite d’un Mondial exceptionnel où j’ai particulièrement vibré grâce au renouveau de Wallabies décevants depuis plusieurs saisons grâce à l’attelage Cheika-Larkham-Grey-Ledesma, à la fougue des Pumas et aux exploits des Japonais, deux nations que l’on pourra suivre plus régulièrement et voir progresser grâce à l’expansion du Super Rugby. Je pense aussi aux progrès de la Namibie ou au jeu des Springboks qui ne fait peut être pas rêver les foules mais que j’ai toujours apprécié. Plus globalement, j’ai apprécié de voir que le rugby que je suis de près et qui m’a fait lâcher petit à petit notre soporifique championnat national est celui qui gagne et qui fait rêver le public. Les clubs des différents championnats Français (et plus globalement d’hémisphère Nord) peuvent continuer de dépouiller le Sud, les équipes Nationales du Nord  peuvent également continuer de naturaliser des Sudistes, mais pour gagner il faudra visiblement trouver une autre stratégie!

Author: Adrien

Bien évidemment pour parler rugby du sud, il faut aimer ce sport et aimer écrire! Après un an à Sydney où j’ai chaussé les crampons pour le Mosman Rugby Club aux côtés d’australiens, d’européens, de kiwis, de sud afs, d’islanders et même de zimbabwéens ou de japonais, le retour en France a été difficile avec une presse spécialisée qui préfère parler de la signature du pilier de La Voulte à Lourdes plutôt que du Super Rugby ou des autres compétitions passionnantes de l’hémisphère sud ! Alors pour éviter que Christian Jeanpierre ou Mathieu Lartot vous présentent comme “nouvelle star de l’hémisphère sud” le joueur qui cartonne en bas depuis 3 saisons, j’ai décidé de créer Sud Rugby en 2009 dans le but de proposer une information pertinente, crédible et régulière.

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