Crusaders – La fin d’une apogée ?

Le titre est tentant : les Crusaders ont atteint l’an passé leur plus mauvais résultat depuis 14 ans. En panne de titres depuis plusieurs années déjà, la franchise phare du Super Rugby n’arrive plus à combler sa réputation. Un renouvellement est t-il possible après l’apogée de l’ère McCaw-Carter ?

Sans leur deux grands leaders de la décennie McCaw et Carter, les Crusaders entament réellement une nouvelle ère. Crédits : AAP Image

Sans leur deux grands leaders de la décennie McCaw et Carter, les Crusaders entament réellement une nouvelle ère. Crédits : AAP Image

Leur saison 2015

Tout simplement la plus mauvaise saison depuis 2001 et la troisième plus mauvaise performance dans l’histoire de la franchise… A l’heure du bilan, les conclusions sont forcément mauvaises. Les Crusaders trustaient systématiquement les play-offs depuis 2002. 2015 marque donc un coup d’arrêt, tout sauf anecdotique. D’autant plus que les saisons se suivent et les Crusaders attendent toujours un titre depuis huit ans. C’est donc toute une franchise qui semble s’éteindre, à une heure où de nombreuses pertes se comptent, à commencer par Richie McCaw et Dan Carter.

Dans le jeu, les Crusaders auront souffert d’un manque de confiance. L’attaque n’a que rarement fait trembler les équipes adverses. Les fautes de mains, les imprécisions, le manque de créativité des 3/4 ont été constantes. L’indiscipline a aussi été grande et tout ceci attachait un caractère brouillon au jeu des Saders. Le pack s’est ceci dit bien comporté, mais rien d’étonnant à ça au vu de son niveau sur le papier. Les Crusaders ont quand même essuyé des revers historiques : défaite 20-10 contre les Rebels à domicile, défaite 40-16 contre les Chiefs (plus grande défaite de l’histoire de la franchise en termes d’essais encaissés, six) ou 29-6 à domicile contre les mêmes Chiefs. Des défaites que n’essuyaient pas la franchise avant. 2015 est donc un sommet dans la médiocrité. Ça témoigne donc du défi qu’est la saison qui arrive.

Les transferts

Colin Slade Crusaders Super Rugby

Colin Slade, parti à Pau.

De grosses pertes côté Crusaders avec le départ d’un bon groupe de joueurs ayant régulièrement joué ces dernières années. Bien évidemment Dan Carter (Racing 92) et Richie McCaw (retraite) en font partie mais les pertes de Colin Slade (Pau), Dominic Bird (Chiefs), Nepo Laulala (Chiefs), Tom Taylor (Toulon), Luke Whitelock (Highlanders) et de Willi Heinz (Gloucester) sont aussi largement dommageables.

Ben Volavola Fiji Crusaders

L’ouvreur des Fidji Ben Volavola arrive des Waratahs

Pour pallier à ces pertes, pas de recrues chocs mais bien des jeunes, en masse. Sean Wainui (Taranaki), Mitch Hunt (Auckland), Jack Goodhue (Canterbury) et Sione Fifita (Counties) notamment comptent parmi les grands espoirs du pays et ont été recrutés par les Crusaders. Sur le papier cela ne pallie pas les pertes mais peut permettre de lancer des joueurs jeunes dans le grand bain. La franchise cherchera de toute façon à engranger une nouvelle dynamique de fond. L’ouvreur des Fidji Ben Volavola (Waratahs) ainsi que Marty McKenzie (transfuge des Chiefs) sont eux censés directement remplacer Dan Carter, Colin Slade et Tom Taylor. Encore une fois, assez léger niveau recrutement. Tim Boys (Southland) et Peter Samu (Tasman) sont de bons joueurs d’ITM Cup et seront de bons remplaçants en troisième ligne.

Vous retrouverez ici l’ensemble des transferts.

Le staff

Todd Blackadder Super Rugby Crusaders

Todd Blackadder, head coach

Seul Aaron Mauger quitte le staff. L’ancien centre des Crusaders et des All Blacks a été promu entraîneur des Leicester Tigers (sous la supervision du Director of Rugby Richard Cockerill), poste où il a désormais une influence non négligeable. La perte de ce grand technicien est compensée par l’arrivée de Brad Mooar, coach des arrières. Ancien coach des Southern Kings et de Southland, il apportera son expérience. Todd Blackadder reste le head coach donc. En poste depuis maintenant huit ans, l’urgence du résultat se fait maintenant sentir et il a d’ores et déjà annoncé son départ en fin de saison. Il sera entouré de Tabaï Matson (attaque) et de Dave Hewett (avants).

L’effectif poste par poste

Joe Moody Super Rugby Crusaders

Joe Moody a franchi un palier la saison dernière

Au poste de pilier, les Crusaders restent bien dotés. Comme toujours, c’est une tradition du Canterbury de fournir de grands piliers, au même titre que les numéros n°8. Joe Moody en fait partie. Il a clairement passé un cap depuis deux ans, aussi bien avec les Blacks qu’avec les Saders. Bon plaqueur, mobile et solide en mêlée, Moody est complet sans être un pilier ultra moderne. Il devrait partager la place de pilier gauche avec Wyatt Crockett. Taulier depuis de longues années, Crockett évolue dans le même style que Moody, même s’il est peut-être moins en forme. Alex Hodgman (22 ans) est un bon espoir de la franchise qui a été intégré cette année au squad. Il tentera de mettre la pression sur Moody et Crockett. A droite, les Saders compteront sur un autre All Black : Owen Franks. Indéboulonnable, le cadet des frères Franks offre toujours une solidité hors pair, notamment en défense. Sa doublure sera le Samoan Michael Alaalatoa. Il aura à faire de nouveaux ses preuves mais fut très bon avec Manawatu cet été. Tim Perry est blessé et est donc mis dans le wider training group. Il pourra remplacer les piliers titulaires sans problème dès que revenu de blessure.

Codie Taylor Crusaders Super Rugby

Codie Taylor, n°2 chez les All Blacks au talon

Au poste de talonneur, Codie Taylor semble avoir pris la relève de Corey Flynn, parti il y a deux ans. Dynamique et habile balle en main, Taylor s’inscrit à peu près dans la même veine que Coles, en quand même moins bon. Il est désormais n°2 dans la hiérarchie chez les Blacks et doit donc passer par un statut de leader en club, dès cette année. Derrière Ben Funnell a longtemps paru être l’espoir derrière Flynn mais ne s’est jamais réellement amélioré. Il reste un bon remplaçant de niveau Super Rugby, au même titre que Ged Robinson, notamment passé chez les Rebels. Il évolue dans le style classique d’un talonneur, comme Funnell.

Sam Whitelock Crusaders Super Rugby

Sam Whitelock, l’un des meilleurs 2e ligne de la planète

En deuxième-ligne on retrouvera l’exceptionnel Sam Whitelock avec Luke Romano. Les deux forment un tandem de choix, alliant mobilité, présence en touche, défense et puissance. Un des meilleurs du Super Rugby, même si Romano peut encore élever son niveau de jeu. Derrière Scott Barrett et Jimmy Tupou sont de grands espoirs à tout deux 23 ans. Ils ont bien suppléé les titulaires les années passées mais peuvent vraiment s’affirmer en titulaire régulier cette année. Barrett avait notamment impressionné lors de sa première en Super Rugby l’an dernier mais doit confirmer. Enfin Mitchell Dunshea est dans le squad élargi et cherchera à progresser.

Matt Todd Crusaders Super Rugby

Matt Todd, référence chez les Crusaders

En troisième ligne, les Crusaders vont compenser largement le départ de McCaw, en tout cas sur la performance. Cela fait des années que Matt Todd égale McCaw en Super Rugby. Très régulier, il offre systématiquement athlétisme, science de la défense et disponibilité en attaque. Il est désormais un leader du pack. En n°8 Kieran Read officie toujours. Bien que très bon avec les All Blacks, il n’a pas toujours été indispensable avec sa franchise. Il n’a pas toujours été en grande forme et d’ailleurs il ne commencera le Super Rugby qu’au 4ème match. Son apport fait du bien mais il doit gagner en régularité. En blindside flanker, Jordan Taufua (24 ans) fait figure de taulier. Ultra dynamique et puissant à la percussion, Taufua va maintenant bénéficier d’un statut de titulaire à part entière. Il peut aussi jouer n°8. Exactement dans le même registre, Peter Samu recruté cette année de Tasman offrira de la profondeur de banc et pourra faire souffler Read. En flanker Tim Boys est une bonne option en remplacement. Comme Samu, il fait partie des joueurs incontournables d’ITM Cup et sort particulièrement d’une saison exceptionnelle avec Southland. A bientôt 32 ans il retrouve le Super Rugby après trois saisons sans contrat. Enfin Jed Brown commencera le Super Rugby blessé mais reste un jeune joueur talentueux au poste de n°7. C’est sur le papier le remplaçant de Todd, en tant que spécialiste openside.

Mitchell Drummond Crusaders Super Rugby

Mitchell Drummond enfin titulaire?

En demi de mêlée, les Crusaders restent dans la même logique que l’an dernier. Mitchell Drummond commencera le Super Rugby en attendant qu’Andy Ellis récupère de sa saison de Top League au Japon. A à peine 22 ans, Drummond est un grand espoir au poste et a montré l’an dernier une grande fluidité et une intelligence dans son animation. Il devrait cette année avoir plus de temps de jeu et prendre du galon. Avec 10 ans de plus que Drummond, Ellis fait figure de taulier. Il partagera le poste de retour du Japon et apportera son expérience. Enfin Leon Fukofuka a 22 ans comme Drummond et cherchera à avoir du temps de jeu en début de saison.

Marty McKenzie Chiefs Super Rugby

Marty McKenzie, potentiel demi d’ouverture

En demi d’ouverture, grand chantier en perspective pour le staff. Les Crusaders vont devoir se passer de Carter mais aussi de Slade et de Taylor, tous partis en Europe. Gros recrutement donc pour palier à ces départs mais loin d’être à la hauteur de l’expérience de ces joueurs. Quatre joueurs peuvent jouer au poste mais tous ont globalement le même niveau potentiel et au jour d’aujourd’hui difficile d’établir un titulaire stable. Marty McKenzie part quand même favori. Il a à son actif plusieurs titularisations à l’ouverture avec les Chiefs et sort d’une bonne saison avec Taranaki. Il est loin d’être exceptionnel mais reste propre, bute bien et organise bien le jeu mais n’est pas très dynamique. Il fera l’affaire mais on attend plus d’un n°10 des Crusaders, franchise réputée pour son jeu. Ben Volavola est justement dans le style d’un ouvreur fantasque capable d’à peu près tout. L’ouvreur fidjien a quelques matchs avec les Waratahs mais reste inexpérimenté. Capable du pire comme du meilleur (il rappelle un Quade Cooper), difficile de dire ce qu’il peut faire en Super Rugby. Mais s’il est bien conditionné par le staff, ce joueur peut être une pépite donc. Richie Mo’unga est lui dans l’entre-deux mais à long terme est une sérieuse option. Utility back, il est à 21 ans autant un espoir à l’ouverture, à l’arrière qu’au centre. Joueur, Mo’unga garde une très bonne vision du jeu et peut éventuellement être une bonne option en n°10. A voir encore une fois selon ce qu’il fait à l’entraînement mais il jouera peut-être davantage n°15. Enfin l’ouvreur d’Auckland Mitch Hunt est aussi un grand espoir et occupe les mêmes postes que Mo’unga. A 20 ans, c’est aussi un grand espoir et il évolue globalement dans le même style. Il reste plus habitué au poste de n°10 et a connu quelques matchs de titulaire avec Auckland cet été. Donc pour résumer, le portrait est assez flou. McKenzie est l’option par défaut mais les Crusaders comptent trois jeunes pépites prêtes à briller. Tout dépendra de leur forme et des choix du staff.

David Havili Crusaders Super Rugby

David Havili, centre ou ailier

Au centre, beaucoup de blessés pour entamer la saison. Ryan Crotty ne reviendra qu’au deuxième ou troisième round, Robbie Fruean ainsi que l’espoir Jack Goodhue en avril. La paire Crotty-Fruean pourra être une bonne option. Complémentaire, elle a très bien fonctionné par le passé. Crotty est de toute façon un taulier. Fruean peine à reprendre sa forme du passé et est malmené par les blessures (gros problèmes de cœur, cette saison élongation du pectoral). La paire ne va pas être reconduite de sitôt donc. David Havili – lui aussi un grand espoir à 21 ans – est une sérieuse option au centre, en n°12. Impulsif, bon passeur il a été très performant dans ce registre avec Tasman mais peut aussi jouer ailier. Il est possible qu’il commence le Super Rugby à ce poste. Sean Wainui (20 ans ; décidément encore un espoir chez les Saders) est aussi une bonne option en second centre. Très dynamique, joueur d’espace, c’est un joueur qui comptera pour le futur. Idem pour Jack Goodue (20 ans aussi) qui est l’une des plus belles promesses du Canterbury. Blessé, il réintégrera le squad au fur et à mesure. Enfin Kieron Fonotia est lui un habitué. Sans être un taulier, il a été performant ces dernières années, aussi bien au centre qu’à l’aile. Il sera utile au staff.

Nemani Nadolo Crusaders Super Rugby

Dernière saison pour Nemani Nadolo avant de rejoindre Montpelier

A l’aile les Saders compteront toujours sur l’indéboulonnable Nemani Nadolo. Il a ces trois dernières saisons affolé les terrains du Sud et continuera. Incroyablement puissant, très habile balle en main et intelligent dans son jeu, Nadolo doit être le meilleur ailier du Super Rugby avec Savea de ces récentes années. Ce sera à priori sa dernière saison, il s’est engagé avec Montpellier. Il peut éventuellement être une option en premier centre, poste qu’il occupe avec les Fidji. Sur l’aile droite Johnny McNicholl et Sean Wainui se partageront la place. Le premier est très performant mais sa progression a été stoppée par deux graves blessures depuis ses débuts. On a déjà évoqué Wainui qui a tout pour être une révélation, dès cette année. Jone Macilai a peu joué l’an dernier, bien qu’il sorte de deux très bonnes saisons avec Northland en NPC. Dans le même style, le tongien Sione Fifita fait partie de ces joueurs extraordinaires en ITM Cup à tenter de passer au niveau du Super Rugby. Il a les capacités pour et cherchera à se débattre de la concurrence.

Richie Mo'unga Super Rugby Crusaders

Richie Mo’unga, potentielle révélation

A l’arrière, les Saders compteront sur Israel Dagg. Il cherchera à se relancer après avoir perdu sa place de titulaire chez les Blacks au profit de Ben Smith. Mais malheureusement blessé cet automne au genou, il ne reviendra qu’en avril. De quoi laisser entre-temps la porte ouverte à McNicholl qui joue aussi arrière. Richie Mo’unga pourrait s’avérer aussi une sérieuse option, d’autant que le poste d’ouvreur n’est pas gagné. Idem pour Mitchell Hunt qui dans le style d’un arrière-ouvreur cherchera à s’imposer. De quoi stimuler la concurrence au poste.

Vous retrouverez ici les stats ainsi que les portraits des joueurs.

Notre pronostic

On est toujours plus exigeant avec les Crusaders. Franchise emblématique du Super Rugby, modèle de comparaison pour l’hémisphère Nord, exemple à suivre aussi bien en termes de jeu que de trophées remportés. Comme un Stade Toulousain, un Leicester ou un Munster, la performance fait partie des gênes de l’équipe. Perdre est interdit et toute contre-performance est systématiquement décuplée par rapport à la réalité des faits. Dit autrement, toute le monde se fiche d’une saison catastrophique des Cheetahs ou de la Western Force, pas des Crusaders. Et à commencer par eux-mêmes : une saison comme l’année dernière reste dans la gorge des fans, des coachs, des responsables, des joueurs eux-mêmes voire du rugby kiwi en général. Finir 7ème n’est pas du standing des Crusaders, c’est tout.

Mais vouloir n’est pas pouvoir. Comme on l’a vu, il semble y avoir un décalage entre les attentes de la franchise et les moyens envisagés. Le recrutement n’a sans doute pas été à la hauteur des départs et tout se passe comme si les faiblesses des dernières années ont un terreau favorable pour perdurer (une animation brouillonne, une indiscipline, des 3/4 pas toujours à la hauteur). Le staff devra finalement repartir avec les mêmes choses en espérant plus. On comprend donc la difficulté de départ pour la franchise. Parler de fin d’apogée est évidemment exagéré et déplacé. Même si les résultats sont nettement moins bons depuis une décennie et que la franchise semble marquer un tournant dans son histoire avec les pertes symboliques de Carter et de McCaw, la franchise n’est pas condamnée à la médiocrité. Le sport de haut niveau est par définition aléatoire, on ne gagne des titres qu’avec la simple volonté et l’irrégularité est inhérente au rugby moderne. Les Crusaders s’inscrivent dans cette logique. Il est toujours plus dur de conserver la dynamique du cycle de succès que de l’enclencher et l’exemple des Chiefs le montre aussi. Sans dramatiser la chose sous une « fin de l’apogée », la franchise marque un tournant dans son histoire et cherchera à se renouveler. Cela se fera dès cette année, notamment avec énormément de jeunes (les Havili, Drummond, Mo’unga, Tupou, Waisea, Hunt, Volavola, Goodhue) et de nouveaux leaders (les Moody, Todd, Taufua, C. Taylor). Avec ou sans résultat direct. Mais chacun sait que ce n’est pas la logique première du Super Rugby.

L’équipe type probable (en prenant en compte les blessés)

1. Joe Moody – 2. Codie Taylor – 3. Owen Franks – 4. Luke Romano – 5. Sam Whitelock – 6. Jordan Taufua – 7. Matt Todd – 8. Kieran Read (cap.) – 9. Mitchell Drummond – 10. Marty McKenzie – 11. Nemani Nadolo – 12. David Havili – 13. Ryan Crotty – 14. Johnny McNicholl – 15. Richie Mo’unga

Author: Antoine

Dépressif pendant plusieurs années. A sombré non pas dans la drogue, mais dans le Top 14 de longs vendredis soir, notamment à travers les prestations d’une équipe jouant en blanc et rouge (ou ciel et blanc je sais pas trop ; ah, on me souffle dans l’oreillette que c’est pareil de toute façon) dirigée par un type au nom d’effaceur et qui a toujours fait des chemises trop chères pour moi. Tout semblait perdu, je n’étais plus que l’ombre de moi-même, rêvant parfois d’un « David Marty Tribute » sur Youtube. Et un beau jour, mon adolescence de pré-Directioner fut sauvée de justesse par le rugby, le vrai, celui d’en bas (pas d’Agen hein). Richie, Bismarck et Quade sont devenus mes héros, le Super Rugby mon fantasme. P.S : tente de temps à autres de pondre des papiers sur un blog constitué d’un futur chauve étant grand admiratif de Sony Bill Williams et d’un stagiaire argentin alcoolique souvent habillé en poncho.

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2 comments
Anguy
Anguy

Excellent article, comme d'habitude. 


Par u contre, j'aimerai revenir sur le titre. En effet, une apogée, étant le point le plus haut,  est forcément suivie d'un déclin. 

Au delà ce point voc, à mon sens, l'apogée des Crusaders se situe plutôt dans les années 2000-2010, avant de décliner lentement jusqu'aujourd'hui.

Antoine Sudrugby
Antoine Sudrugby

@Anguy Oui tu as raison sans doute. L'idée était plus plus de dire que 2016 fermait complètement la période de réussite qui effectivement est en 2000-2010 puis suivi d'une période moins glorieuse (2010-2015). Et finalement le niveau du duo McCaw-Carter suit cet état de forme des Crusaders. Et donc je me servais du départ de McCaw et Carter pour définitivement dire que la franchise était passée à autre chose.

Puis utiliser le mot "apogée" c'était pour volontairement exagérer et renverser la donne dans la conclu. Bon après c'est aussi ce que je dis : les Crusaders étaient loin d'être nuls en 2010-2015, ont fait deux finales, étaient toujours en play-offs et on est toujours plus exigeant avec eux. 

Mais je reste d'accord avec toi si l'on voulait pointer un sommet ce serait plutôt 2000-2010 suivi d'une période de bonne forme mais sans titre en 2010-2015. Merci de ton commentaire ;-)