Super Rugby – Le point à mi parcours !

Damian McKenzie Chiefs Super Rugby

Damian McKenzie, meilleur joueur de la première moitié du Super Rugby 2016

Il y a deux mois presque jour pour jour, le Super Rugby faisait sa rentrée avec dans ses rangs, trois nouveaux élèves. On relève ainsi la prédominance des franchises Sud-Africaines avec une sixième du genre qui fait son retour à savoir les Southern Kings de Port Elizabeth. Surtout, 30 ans après la création du South Pacific Championship et ses 6 équipes (3 néo-zélandaises, 2 australiennes, l’équipe nationale des Fidji) du chemin a été parcouru puisque ce sont désormais 18 équipes qui sont engagées dans la compétition et désormais la présence d’une franchises Argentine, les Jaguares, et Japonaise, les Sunwolves.

Sur le terrain, on pouvait s’attendre à l’hégémonie des Brumbies et des Waratahs après une belle Coupe du Monde des Wallabies validant plusieurs saisons de reconstruction. On pouvait également s’attendre à de nombreuses difficultés pour de franchises comme les Crusaders, les Blues ou encore les Hurricanes. On s’attendait aussi, à une entrée prometteuse des Sunwolves poussés par les prouesses nippones en Coupe du Monde, et surtout on s’attendait à des débuts fracassants des Jaguares composés pour majeure partie de l’équipe nationale d’Argentine. A croire que la mue de Pumas et Jaguars est finalement plus difficile que prévue. Enfin, on constate la lente agonie des Sharks et des Bulls, qui cèdent leur statut de chefs de file des franchises boks au détriment des Stormers et des surprenants Lions amenés par des joueurs mésestimés, à l’image de leur capitaine Warren Whiteley.

A mi-chemin de la saison régulière, le constat est le suivant. Sans prendre en compte le classement général dicté par les classements des conférences, mais en s’appuyant uniquement sur le nombre de points acquis, les franchises néo-zélandaises planent sur la compétition. Les Chiefs en tête avec 37 points devant les Crusaders 32 points. Seuls les Stormers et les Lions s’intercalent entre les deux premiers et les deux finalistes de l’année passée, les Hurricanes et les Highlanders avec respectivement 29 et 27 points. Or, par le jeu du classement des conférences, les Melbourne Rebels avec 23 points, sont 4ème du classement général devant les Crusaders, les Canes, les Landers et même les Bulls qui ont pourtant plus de points. Puis, arrive le ventre mou occupé par les quatre déceptions pour l’instant avec dans l’ordre, les Bulls, les Brumbies, Les Sharks et les Waratahs. Les Blues, 12ème, pourrait même prétendre à une qualification si les hommes de Tana Umaga faisaient partie d’une autre conférence que celle des franchises NZ. La deuxième partie de tableau laisse place à peu de surprises avec dans l’ordre les Cheetahs, les Jaguares (seule surprise), les Reds, les Sunwolves, la Force et les Kings qui ferment la marche.

Le classement complet est à découvrir sur cette page (lien).

Mon XV de la première partie de saison

Joe MoodyPilier Gauche – Joe MOODY (Crusaders) : Avec 95% de mêlées gagnées sur introduction les Crusaders sont les meilleurs dans le domaine et l’international Néo-Zélandais y est pour beaucoup, formant avec Codie Taylor et Owen Franks, ses compères internationaux, une première ligne technique et dominatrice en mêlée, chose qui n’a pas toujours été le cas. Avec deux apparitions dans le XV du week-end, publié après chaque journée par le site officiel du Super Rugby, j’ai préféré récompenser le joueur des Crusaders, mais des joueurs comme Toby Smith des Melbourne Rebels et Ola Tu’uganfasi des Blues auraient tout autant pu être choisi puisqu’ils font également figure de pierre angulaire de leur mêlée respective, figurant eux aussi à deux reprises dans le XV du week-end.

Dane Coles Hurricanes Super RugbyTalonneur – Dane COLES (Hurricanes) : De nouveau, le choix peut être contesté, certains talonneurs Sud-Africains auraient pu tout autant figurer à la place de celui des Canes, idem pour Codie Taylor qui réalise une très belle saison. Mais Dane Coles est réellement un talonneur atypique, ou devrait-on dire moderne. Déjà auteur de trois essais, il est dynamique et omniprésent offensivement. Avec deux apparitions dans le XV du week-end, ses lancés en touche parfois limites sont un axe de contestation quant à ce choix. Mais il reste l’un des tous meilleurs au monde, il l’a évidemment prouvé au plus haut niveau avec sa sélection.

Greg HolmesPilier Droit – Greg HOLMES (Reds) : Le vétéran australien, surprise de Michael Cheika dans le groupe Wallaby lors de la dernière Coupe du Monde, limite durant cette compétition, montre qu’en Super Rugby il est un patron de la mêlée. Au sein d’une équipe qui agonise depuis son hégémonie il y a quelques saisons de cela, il est un axe fort de l’une des trois meilleures mêlée de la compétition (95% de mêlées gagnées sur introduction tout comme les Crusaders et les Highlanders). Ses deux apparitions dans le XV du week-end attestent de sa bonne saison.

Luke Jones2e Ligne – Luke JONES (Rebels) : Le futur joueur de l’Union Bordeaux-Bègles n’est pas une révélation pour les puristes du Super Rugby. Depuis deux saisons, Luke Jones enchaîne les très bonnes performances et fait preuve d’une remarquable régularité. Son absence dans le squad de Michael Cheika en octobre dernier fut d’ailleurs une petite surprise, davantage que l’absence de James Horwill pour certains même. Quoi qu’il en soit, il est un élément essentiel des Rebels, et est l’avant qui a multiplié le plus de courses de toute la compétition, juste derrière Hendrik Tui, le Japonais des Reds. Il est également le 10ème meilleur capteur de balle en touche, malgré des performances pas toujours irréprochables dans ce secteur de la part de l’alignement de Melbourne. Enfin, sa régularité et ses excellentes prestations sont reconnus par une triple apparition dans le XV du week-end.

RG Snyman2e Ligne – RG SNYMAN (Bulls) : Les Sud-Africains ont un certain goût pour les deuxième lignes de grand talent. Eben Etzebeth, tout juste 24 ans, est déjà considéré comme l’un des meilleurs au monde à son poste. Il aurait d’ailleurs pu être choisi dans cette sélection. Dans ses pas, ont peut désormais commencer à parler de Pieter-Steph du Toit, poutre des Stormers de tout juste 23 ans. Deux joueurs qui font une très bonne saison. Pour autant, nous avons décidé de mettre en avant une véritable révélation dont les européens entendront vite parler au plus haut-niveau, le seconde ligne des Bulls, Rudolph Gerhardus Snyman. Un colosse de 21 ans qui culmine à 2,06 mètres pour un petit 117 kg, l’alliance parfaite entre mobilité et puissance. Déjà international U20, il ne devrait pas tarder à passer chez les « grands ». Pour l’heure il continue de faire ses classes en Super Rugby, et ce de brillante manière. Trois apparitions dans le XV du week-end, 5ème meilleur preneur de balle en touche (35) au sein du meilleur alignement de la compétition (91,1% de ballons gagnés). Précoce mais non moins talentueux.

Ardie Savea Super Rugby Hurricanes3e Ligne – Ardie SAVEA (Hurricanes) : Inutile de faire les présentations, vous le connaissez désormais autant que son frère aîné. Pépite néo-zélandaise du 7’s, Ardie Savea c’est également et surtout l’avenir des All Blacks à XV. Une paire concurrente Savea/Cane qui fait déjà saliver. Deux apparitions dans le XV du week-end, Ardie Savea incarne la modernité à son poste, comme beaucoup de joueurs néo-zélandais qui ne sont d’ailleurs pas pour rien les précurseurs de la réussite et du modernisme que l’ont peut constater dans le rugby au fil des années. L’alliage parfait entre l’avant et le trois quart en un seul joueur : il est coureur, puissant, plaqueur, gratteur et très technique. Nous parlions précédemment de Dane Coles comme talonneur moderne, également comme Jonah Lomu l’a été à son époque. Joueur complet donc, le troisième ligne aile des Canes est le troisième avant qui a effectué le plus de courses au cours de la compétition, et le troisième meilleur défenseur (88 plaquages) à égalité avec Shane Christie des Landers et juste derrière un certain Sam Cane avec 91 plaquages.

Sean McMahon Rebels Super Rugby3e Ligne – Sean MCMAHON (Rebels) : A tout juste 21 ans, le joueur des Rebels fut l’une des surprises du squad Wallaby lors de la dernière Coupe du Monde, avec son coéquipier de première ligne Toby Smith. Enfin, surprise si l’on ne regarde par le Super Rugby. Révélé aux yeux des puristes en 2014, Sean McMahon constitue l’avenir international du rugby australien. Si la paire Cane/Save nous fait saliver, la paire Hooper/McMahon n’est pas mal non plus. Un profil de coureur joueur de ballon, Sean McMahon n’a pas un gabarit impressionnant pour le rugby moderne (1,86, 100kg). Défenseur efficace (94% de plaquages réussis), il se met très peu à la faute, seulement 2 pénalités concédées. Il est surtout diablement efficace offensivement puisqu’il est le deuxième joueur de la compétition à avoir battus le plus de défenseurs ballon en main (31), juste derrière la pépite Damian McKenzie et devant des monstres offensifs tels que Charlie Ngatai, Samu Kerevi ou encore Nemani Nadolo. Enfin, Sean McMahon c’est 4 apparitions dans le XV du week-end, soit un match sur deux quasiment. Du très beau travail.

Kieran ReadNuméro 8 – Kieran READ (Crusaders) : Pour la très bonne première partie de saison qu’il a effectué, pour l’excellent saison qu’il a effectué l’année passée, et parce qu’il aurait mérité une place avec les boks lors de la dernière Coupe du Monde, nous aurions aimé faire le choix de Warren Whiteley, le capitaine des Lions. Mais il est quasiment impossible de trouver meilleur numéro 8 lorsque le meilleur d’entre eux est à son niveau. Nouveau capitaine des All-Blacks, Kiean Read est tout simplement exceptionnel en ce début saison, efficace, et en plus de cela, beau à voir jouer. Pour être concis, il est à l’image de son équipe cette saison, très bon. On peut d’ailleurs même se risquer à une corrélation entre les prestations d’un joueur de ce calibre et l’influence qu’elles génèrent sur l’équipe. Enfin, trois, comme le nombre d’apparitions dans le XV du week-end, également comme le nombre d’essais marqués par le capitaine des Crusaders.

Aaron SmithDemi de Mêlée – Aaron SMITH (Highlanders) : Pour tout vous dire, je suis moi-même ½ de mêlée (parfois oui, quand je ne suis pas en mille morceaux), mais cela fut le poste le plus difficile à déterminer quant au meilleur joueur de la première partie de saison, tout comme pour celui d’ouvreur. Alors, j’ai demandé l’avis des collègues de Sud Rugby. J’ai alors constaté que mon indécision était plutôt partagée, et avec toute l’objectivité qui nous animes, corrompue quelque peu il faut bien le reconnaître, par un brin de subjectivité dont on ne peut annihiler l’effet, voici les noms qui sont ressortis : Aaron Smith, Tomas Cubelli, TJ Perenara et Faf de Klerk. On aurait pu également citer les noms de Nick Frisby et Nick Phipps. Finalement pour départager les cornacs, qui de mieux que la référence du poste, le top joueur et fraîchement champion du monde, Aaron Smith. Surtout, au-delà des aspects techniques qui sont les siens et que l’on ne cesse de répéter, il est l’élément clé de son équipe, il dicte la rythmique à la perfection et pèse énormément sur le résultat de son équipe. Plus largement on pourrait parler de l’influence sur le jeu de la paire Smith, Aaron et Ben. Infatigable et inusable, Aaron Smith a une capacité à changer le rythme du jeu comme probablement aucun ½ mêlée, et reste un poison pour les défenses, notamment près des lignes.

Elton Jantjies Super Rugby LionsDemi d’Ouverture – Elton JANTJIES (Lions) : Là aussi, l’indécision était la plus totale. Qui de Beauden Barrett, Aaron Cruden, Elton Jantjes, Lima Sopoaga, Richie Mo’unga, voire même Tusi Pis qui tire largement son épingle du jeu au sein d’une franchise en grande difficulté, les Sunwolves? Si le premier cité est indéniablement le choix de nombreux puristes, le focus se tourne finalement sur Elton Jantjes, qui fait une saison de haut vol à l’image des Lions. Agile et fringuant, il est un ouvreur très offensif, c’est d’ailleurs le joueur du poste qui a réalisé le plus de offload (13) et c’est également un excellent buteur puisqu’il est actuellement troisième meilleur réalisateur avec 111 unités au compteur. Nous lui avons donc donné nos faveurs, devançant l’armada des successeurs à Dan Carter.

Charlie NgataiInside Centre – Charlie NGATAI (Chiefs) : Peut-être futur All-Black à temps plein le fer de lance de l’attaque des Chiefs. Si on se souvient notamment de ses 4 essais marqués contre la Western Force il y a un mois, le premier centre des leaders de la compétition est au cœur de la meilleur attaque qui a déjà inscrit 45 essais, dont 5 par ses soins. On va répéter les mêmes qualités, mais c’est un joueur à la fois puissant, technique et agile dans l’évitement. Il possède par ailleurs une lecture du jeu qui démultiplie les qualités balle en main que l’on vient d’évoquer. Les 30 défenseurs battus en font le trois quart centre le plus redoutable offensivement. Il a été élu meilleur joueur du week-end à l’issue de la 5ème journée et de son quadruplé.

Samu KereviOutside Centre – Samu KEREVI (Reds) : Les mauvais résultats de son équipe ont tendance à faire oublier les bonnes prestations de Samu Kerevi, 22 ans. Si il a déjà explosé en Super Rugby l’année dernière, la saison de la confirmation se déroule sans encombre, et son capitaine James Slipper dit d’ailleurs de lui qu’il a tout les atouts pour être un grand centre à l’avenir et imiter un autre fidjien d’origine, Tevita Kuridrani, et son cousin, l’ancien parisien Radike Samo, pour accéder à la sélection australienne. Côté stats, Samu Kerevi est tout simplement le joueur qui a effectué le plus de courses, 107 au total. Il est également le 4ème joueur à avoir battu le plus de défenseurs, 29, juste derrière Charlie Ngatai. Enfin, c’est également le 4ème joueur à avoir couru le plus ballon en main, 569 mètres, derrières des ailiers et arrières s’il vous plaît, en l’occurrence Damian McKenzie, James Lowe et Israel Folau.

James Lowe Chiefs Super RugbyAiliers – James LOWE (Chiefs) & Nemani NADOLO (Crusaders) : Priorité aux équipes offensives pour le poste d’ailiers, et qui plus est, aux deux meilleurs franchises de cette première moitié de saison. Tout aussi réguliers dans leurs prestations et dans les stats, précisons d’emblée que messieurs Joe Tomane et Ruan Combrick auraient largement leur place au détriment des deux joueurs finalement choisi. Le sud-africain qui peut d’ailleurs se targuer de trois apparition dans le XV du week-end, tout comme l’ailier des Chiefs et celui des Crusaders. Du reste, la pépite néo-zélandaise de 23 ans et le bulldozer fidjien culminent en haut des classements statistiques : courses effectuées, défenseurs battus, mètres parcourus ballons en mains, offloads, essais marqués, les deux joueurs sont dans la lignée de la très belle saison déjà effectuée l’année passée. A la différence que James Lowe a eu la malchance de faire une belle première saison en Super Rugby quand ses compatriotes Nehe Minler-Skudder et Waisake Naholo ont littéralement explosé sur le devant de la scène en 2015.

Nemani Nadolo Super Rugby Crusaders

Nemani Nadolo, brillant avec les Crusaders avant sa suspension

Arrière – Damian MCKENZIE (Chiefs) : L’adage « garder le meilleur pour la fin» n’a jamais aussi bien porté son nom. Non seulement il est la révélation, mais probablement aussi, le meilleur joueur de cette première moitié de saison. A seulement 21 ans, Damian McKenzie s’installe comme le successeur de Ben Smith alors que ce dernier est encore dans le coup, et largement. La pépite blondinette a plané durant ces deux premiers mois de compétition. Élu meilleur arrière lors des 3 premières journées, il a été nommé 4 fois meilleur joueur au poste du week-end, et une fois meilleur joueur du week-end tous postes confondus. Le regarder s’épanouir est un régal pour les yeux, se mouvoir à merveille dans ce collectif des Chiefs au sein duquel il trouve parfaitement sa place. Ses interventions offensives sont souvent redoutable, et semble prendre un pied terrible à mystifier ses adversaires. Son sourire malicieux lors de ses tirs aux buts en fait un buteur plutôt fiable, actuel meilleur réalisateur de la saison avec 120 points inscrits. Un compteur bien garni il faut le dire, par ses 7 essais qui en font également le meilleur marqueur de la compétition. Pour en terminer avec les chiffres, Damian McKenzie est le second joueur a avoir multiplié le plus de courses et est le joueur qui a parcouru la plus grande distance balle en mains, 624 mètres ; il fait également preuve de toute sa classe sous les ballons hauts avec 15 clean breaks (3ème performeur). Enfin, l’arrière des Chiefs est le joueur qui a battu le plus de défenseurs de toute la compétition depuis le début de celle-ci, 36 au total. Sans contestation, Damian McKenzie a été le meilleur joueur au cours des dix premières journées.

Suite à la présentation de la révélation Damian McKenzie, je vous ai concocté le XV des joueurs néo-zélandais pas encore internationaux (ou peu sélectionnés), mais sur lesquels il faudra porter le regard jusqu’à la fin du Super Rugby et en vue de la prochaine liste de Steve Hansen pour le Rugby Championship version 2016.

1. Ofa Tu’ungafasi, 24 ans (Blues)
2. Liam Coltman, 26 ans (Highlanders)
3. Reggie Goodes, 25 ans (Hurricanes)
4. Michael Fatialofa, 23 ans (Hurricanes)
5. Blade Thomson, 25 ans (Hurricanes)
6. Jordan Taufua, 24 ans (Crusaders) / Blake Gibson, 21 ans (Blues)
7. Ardie Savea, 22 ans (Hurricanes) / Akira Ioane, 19 ans (Blues)
8. Liam Squire, 25 ans (Highlanders) / Brad Shields, 25 ans (Hurricanes)
9. Brad Weber, 25 ans (Chiefs) – 1 sélection vs Samoa
10. Richie Mo’unga, 25 ans (Crusaders)
11. James Lowe, 23 ans (Chiefs)
12. Charlie Ngatai, 25 ans (Chiefs) – 1 sélection vs Samoa
13. Ngani Laumape, 23 ans (Hurricanes)
14. Lolagi Visina, 23 ans (Blues)
15. Damian McKenzie, 21 ans (Chiefs)

Author: Paul

Si le joueur équivalait au passionné que je suis, je ne jouerai pas dans un club de Fédérale 3 en banlieue bordelaise, mais bel et bien aux Blues d'Auckland. Alors, faute de pouvoir côtoyer le Graal de l'ovalie, je le regarde, l'admire, le rêve, le bade. Il m'inspire et me donne envie d'écrire. Alors je prends ce qui me sert de plume, c'est à dire mon ordinateur, et je cause point G rugbystique lorsque je me sens trop excité après un match de Super Rugby, d'ITM Cup ou de Rugby Championship. Ce jeu fait d'instinct, de technique, de vitesse, d'intensité et de volupté est le résultat d'un état d'esprit, d'une façon de percevoir et d'appréhender le rugby. Nous avons tout à apprendre de ce rugby, celui qui fait vibrer et celui qui gagne. Sud de ton prénom, Rugby de ton nom, veux-tu m'épouser ?

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4 comments
Patrinh0
Patrinh0

Si je peux me permettre une petite remarque, petite comparaison Lions/Stormers (qui sont signalés comme les deux équipes en forme côté Sudaf). Si je ne dis pas de bêtise les premiers se coltinent les équipes NZ ce qui ajoute encore plus de relief à leur parcours; à l'inverse justement des Stormers qui ont a priori un calendrier plus facile et déçoivent.

joellukio
joellukio

Une belle équipe qui reflète bien l'état général du rugby du Sud en ce moment.


Je ne suis pas convaincu par le format du S18 cette année. Ils auraient pu faire plus simple avec soi deux poules de 9 en aller retour ou deux conférences (une Pacifique, une Atlantique ou de ce genre) et avec à chaque fois des demis en aller/retour, des matches de classement croisés.

sudrugby
sudrugby moderator

@joellukio Sportivement c'est certain que la formule n'est ni bonne ni juste. Mais malheureusement avec autant de pays inclus dans la compétition, la SANZAAR est obligée de mettre en place ce type de formule pour éviter de perdre toute audience en Australie ou Afrique du Sud. La NZ n'a que 4M d'habitants.

joellukio
joellukio

@sudrugby @joellukio Oui c'est vrai. Mais en me baladant sur les forums des gens du Sud, on dirait que les Sud Afs sont avant tout préoccupés par la Currie Cup, que les NZ sont surtout orientés vers les matches entre eux et que les Australiens se contenteraient d'une compétion NZ/AUS. Et tous semblent d'accord pour dire qu'il y a des équipes trop faibles (ou que l'Australie et l'AFS ont au moins une franchise de trop).... ça me semble en tous les cas très compliqué à résoudre tout ça. 


D'ailleurs, vous avez des nouvelles des négociations entre World Rugby et les fédés de la NZ et de l'AFS. Aux dernières nouvelles ils discutaient d'un calendrier global entre le Nord et le Sud mais plus de communication depuis. (http://www.supersport.com/rugby/sa-rugby/news/160316/SA_Rugby_NZ_to_push_for_global_season)