Tournée des Lions – Chocs en vue

Un final en apothéose ! Si l’adage est quelque peu présomptueux pour symboliser cette dernière journée du tournoi des 6 nations 2017, elle nous aura tout de même livré un final émotionnellement bien rempli. Un Ecosse-Italie à sens unique, un France-Pays de Galles pour l’histoire, des irlandais malicieux, dans le rôle du briseur de rêve (et de records). Mais de toute façon à la fin, ce sont les Anglais qui finissent par l’emporter. Pour l’heure, pas question ici de faire un bilan général ou franco-centré de cette édition 2017. Pour cela, allez toquer à la porte rugbyrama, leurs journalistes le font bien mieux que moi. Honneur au rugby britannique, à moins de trois mois d’une tournée de légende.

Warren Gatland Lions Britanniques Irlandais Entraineur

Cela ne vous aura pas échappé si vous aimez sincèrement le rugby, l’historique sélection des Lions Britanniques et Irlandais va se reformer, comme tous les 4 ans, pour une tournée dans l’hémisphère Sud en Juin et Juillet prochain. L’équipe menée par Warren Gatland affrontera à cette occasion chacune des franchises Néo-Zélandaises, les Barbarians NZ, les Maoris All Blacks et bien entendu, les véritables All Blacks à trois reprises. Dix rencontres donc, sur le pays du long nuage blanc. La dernière escapade des Lions aux antipodes de l’Europe, il y a 12 ans, avait tourné à sens unique en faveur des coéquipiers du jeune Dan Carter qui s’étaient imposés lors des trois rencontres.

Nous aimons tant nous mettre dans la peau du sélectionneur, alors abusons-en. Je suis Warren Gatland, il va me falloir du courage pour résoudre ce qui s’apparente à un véritable casse-tête. Pour cette croisade aux extrêmes du Pacifique, 37 joueurs Britanniques et Irlandais seront sélectionnés au grès de choix cornéliens. Ce tournoi des 6 nations 2017 aura s’en nul doute une influence prépondérante sur le choix des hommes. La fin de saison en clubs peaufinera indéniablement cette sélection. Pour l’épauler dans ses choix et durant la tournée, le sélectionneur pourra bénéficier des compétences aiguisées de Steve Bortwhick, fidèle lieutenant d’Eddie Jones (avec le Japon et maintenant avec le XV de la Rose), la gloire du rugby gallois et successeur d’un certain Warren Gatland à la tête du XV du poireau, Rob Howley et enfin, Andy Farrell, qui a intégré le staff irlandais en charge de la défense.

Piliers (5 ou 6)

Jack McGrath

Jack McGrath

Certitudes à gauche: Jack McGrath (IRL) – Joe Marler (ENG)
Certitudes à droite: Tadhg Furlong (IRL) – Dan Cole (ENG)

L’Angleterre et l’Irlande bénéficient d’une mêlée globalement conquérante, et leurs piliers, indéboulonnables durant ce tournoi 2017 y sont prépondérants.. Leurs absences ne devraient tenir que dans le cas d’hypothétiques blessures que l’on ne leur souhaite pas.

Les ballottages: Mako Vunipola (ENG) – Cian Healy (IRL) – WP Nel (SCO)

La surprise? Kyle Sinckler (ENG)

Il resterait donc une place à pourvoir, et les jeux sont ouverts. Bothwick fera peut-être du lobbying pour son compatriote Vunipola, qui a assimilé parfaitement ce rôle d’impact player et qui pourrait apporter une plus-value au poste de pilier, notamment dans le jeu courant. Également cantonné au rôle de remplaçant après avoir été considéré comme l’un des meilleurs du monde à son poste, Healy demeure rodé au très très haut niveau. Son expérience et son best level potentiel peut en faire également une valeur ajoutée pour le pack des Lions. A l’inverse de Vunipola qui semble avoir été préféré en tant que remplaçant lors du tournoi davantage pour son apport physique (et parce qu’il est revenu de blessure il y a quelques semaines), l’irlandais quant à lui, a tout bonnement perdu sa place de titulaire dans l’esprit de Joe Schmidt.

Par ailleurs, le pilier écossais WP Nel, l’un des meilleurs à son poste lors du tournoi 2016, mais forfait cette année à cause d’une blessure au cou, est également à considérer avec crédit. A savoir s’il saura revenir au meilleur niveau et en forme physique optimale pour prendre part à l’aventure. Enfin, pourquoi ne pas objectiver sur une éventuelle surprise nommée Sinckler. Le pilier anglais de 23 ans possède lui aussi un profil d’impact player. La crédibilité de sa présence tient néanmoins davantage dans le choix du staff de prendre 5 ou 6 piliers.

Talonneurs (3)

Dylan Hartley

Dylan Hartley

Certitudes: Rory Best (IRL) – Dylan Hartley (ENG)

Ces deux là font partie des meilleurs talonneurs au monde, derrière Dane Coles, et avec sûrement Guilhem Guirado et Agustin Creevy. Mais ces trois là ne sont pas éligibles à la sélections des Lions. Dès lors, les présences de Best et Hartley ne souffrent d’aucun doute semble-t-il.

Ballottage favorable: Ken Owens (WAL)

Ballottage défavorable: Niall Scannell (IRL) – Ross Ford (SCO) – Jamie George (ENG)

L’interrogation demeure davantage sur le choix du troisième larron. Owens semble tout de même posséder une longueur d’avance, d’autant plus depuis ses prestations majuscules au cours de ce tournoi, lui valant d’être nominé parmi les 12 pour le titre symbolique de meilleur joueur de la compétition. Semble-t-il, seule l’ancienneté de Ford (32 ans, 107 sélections) l’Ecossais pourrait faire défaut au Gallois qui est néanmoins rompu lui aussi aux joutes internationales (30 ans – 50 sélections), ou bien la jeunesse d’un Scannell, qui s’est révélé au cours de ce tournoi, malgré son rôle de doublure. Autre option possible, le remplaçant de Hartley, le très bon Jamie George, actuel talonneur des Saracens.

2ème Ligne (5)

Jonny Gray

Jonny Gray

Certitudes: Maro Itoje (ENG) – Alun Wyn Jones (WAL) – Joe Launchbury (ENG) – Jonny Gray (SCO)

Ballottage favorable: Courtney Lawes (ENG) – Jake Ball (WAL) – Devin Toner (IRL) –

Ballotage défavorable: Richie Gray (SCO) – George Kruis (ENG) – Ian Henderson (IRL)

Ils sont nombreux à être très forts à ce poste au sein des sélections concernées. Mais lorsque l’on fait le tour, il y a déjà 4 joueurs indiscutables qui sortent du chapeau, ne laissant a priori, plus qu’une petite place dans le squad au poste de seconde ligne. En outre, on peut légitimement penser que Itoje sera sélectionné en tant que seconde ligne, lui qui a évolué sur le flanc de la troisième ligne au cours du tournoi. Avec lui, son compère Launchbury, probablement le meilleur du tournoi 2017 à son poste. Il est d’ailleurs nominé pour être meilleur joueur de la compétition lui aussi. Pour accompagner les deux anglais, Jones est évidemment indiscutable, et l’infatigable J. Gray s’impose depuis 2 ans comme une référence mondiale. A noter que A-W Jones est sorti blessé face à la France, touché à l’épaule. L’annonce de son indisponibilité pourrait le priver de tournée et ainsi libérer une place. A suivre…

Interrogation donc autour du cinquième homme. Trois joueurs, trois nations, trois profils sensiblement différents. Lawes, qui figure dans le XV du tournoi établit par le RBS 6 Nations pouvant également évoluer au poste de troisième ligne. Ball, une des révélations du tournoi malgré ses 20 sélections depuis 2014, mais qui s’est notamment illustré cette année par ses multiples charges en premier attaquant, mettant systématiquement son équipe dans l’avancée. Enfin, Toner et ses 2,11 mètres qui peuvent être précieux pour contrer l’alignement très performant des All Blacks. L’anglais et l’irlandais jouissent d’un crédit que n’a pas encore Ball et pour cette raison, le Gallois possède une longueur de retard. On peut imaginer que l’ancien grand pourvoyeur de ballon, Borthwick, se reconnaisse davantage en Toner, qui a cependant été mis sur le banc par Joe Schmidt lors du match au sommet du week-end dernier, au détriment de Ian Henderson qui pourrait également légitimement prétendre à une place dans les 37.

Concernant Richie Gray, le Stade Toulousain ne devrait pas le libérer. En revanche, en prévision de la non qualification du club pour les phases finales qui s’annonce de plus en plus probable, le grand blond écossais pourrait être sélectionnable. Enfin, pour ce qui est de Kruis, absent du tournoi en raison d’une blessure au genou, il reste un candidat crédible pour une place dans ce groupe. Il pourrait pâtir de cette absence durant le 6 Nations. Son retour est estimé à environ 5 semaines et aura donc tout le loisir de s’exprimer sur le terrain avec son club des Saracens d’ici l’annonce de la sélection.

3ème Ligne aile (5)

Sam Warburton

Sam Warburton

Certitudes: Sam Warburton (WAL) – CJ Stander (IRL)

Probables: Sean O’Brien (IRL) – Peter O’Mahony (IRL)

Ballottage: James Haskell (ENG) – Justin Tipuric (WAL) – Josh Strauss (SCO) – John Barclay (SCO) – Chris Robshaw (ENG) –  Hamish Watson (SCO)

Absence notable: Dan Lydiate (WAL), saison terminée

Globalement, dans toutes les équipes c’est à ce poste qu’il y a abondance de biens, et c’est à ce poste que les choix sont les moins évidents. La sélection des Lions ne devrait pas déroger à la règle. Pourtant d’emblée, sur cinq flanker, on imagine mal comment le staff pourrait se passer des trois monstres irlandais, qui font de la troisième ligne du trèfle probablement la meilleur au monde avec celle des All Blacks. Difficile en effet de se passer de CJ Stander, Sean O’Brien et Peter O’Mahony. Une fois que cela est dit, il reste donc deux petites places, parmi lesquelles Warburton apparaît comme une évidence. Ballottage donc entre Haskell qui pourrait apporter de l’allant offensif et se distinguer par son profil, avaleur de ballons et d’adversaires. Tipuric, présent en Australie il y a 4 ans constitue également une valeur sûre à ce poste. Mais la concurrence est rude, et s’ils semblent peut-être un ton en dessous, les écossais Strauss, Watson et Barclay pourraient avoir une carte à jouer dans cette équipe. Enfin, quid de Robshaw, forfait lors de ce tournoi, mais indiscutable au sein de la meilleure équipe d’Europe ?

3ème Ligne Centre (2)

Billy Vunipola

Billy Vunipola

Certitude: Billy Vunipola (ENG)

Ballottage favorable: Taulupe Faletau (WAL) – Ross Moriarty (WAL)

Ballottage défavorable: Jamie Heaslip (IRL)

Qui avec Vunipola? Il y a quelques semaines, on aurait dit sans hésiter Faletau. Mais c’était sans compter sur l’éclosion de son compatriote, le jeune Moriarty qui a même relégué le tongien d’origine sur le banc quand celui-ci est revenu de blessure en cours de tournoi. La fin de saison en clubs des deux joueurs déterminera probablement le choix final, même si Faletau a prouvé qu’il faisait partie des meilleurs numéro 8 au monde. Chemin faisant, Heaslip paraît fatalement en retrait des deux gallois, au moins sur ce tournoi. Mais Heaslip reste Heaslip, et il ne faut pas l’enterrer si vite c’est une évidence.

½ mêlée (3)

Rhys Webb

Rhys Webb

Certitudes: Conor Murray (IRL) – Rhys Webb (WAL)

Ballottage: Greig Laidlaw (SCO) – Ben Youngs (ENG) – Danny Care (ENG)

Abondance de biens ne nuit pas dit le proverbe. Certes, mais le choix des ½ de mêlée, comme celui des ouvreurs, est véritablement stratégique. Le charisme et le leadership de Murray s’imposent naturellement. Il est probablement l’un des trois meilleurs 9 du monde et devrait même faire figure de numéro 1 au sein des Lions. Pour l’accompagner, Webb a démontré toute sa classe, son explosivité et sa grinta. Il est le ½ mêlée moderne par excellence, pas impressionnant physiquement (1,83m – 88kg), il peut néanmoins remplir ce rôle de 9ème avant et se montrer puissant et résistant près des rucks sans que cela ne nuise à sa lucidité et à sa vista qui le caractérise davantage. C’est un poison au profil parfaitement proportionné et conditionné au rugby actuel, un peu comme un certain Antoine Dupont. L’irlandais et le gallois sont ainsi nominés pour l’élection de meilleur joueur du tournoi.

Encore une fois, quid du 3ème larron ? Malchanceux après sa blessure à la cheville, Laidlaw devraient subir la sentence de l’expression « les absents ont souvent tord », puisqu’il n’a pu éclabousser le tournoi de toute sa classe et de son expérience, comme il le fait depuis plusieurs éditions. Excellent gestionnaire, excellent buteur, dynamiteur de défense quand le jeu l’impose, le futur clermontois a le profil du demi de mêlée titulaire, meneur d’homme. Or, dans l’idée que Murray et Webb occuperaient les deux premières places dans la hiérarchie des « 9 », l’écossais n’a pas le profil idéal de remplaçant. On croit davantage alors en Youngs, bien que discret au cours du 6 nations, voire même en sa doublure Care, remplaçant de luxe de part ses qualités.

½ ouverture (2)

Jonathan Sexton

Jonathan Sexton

Certitude: Jonathan Sexton (IRL)

Ballottage: Dan Biggar (WAL) – Finn Russell (SCO) – George Ford (ENG)

Casse-tête quand tu nous tiens. L’ouvreur titulaire, ce sera J.Sexton, cela ne fait aucun doute. Qui pour le suppléer ? On pourrait opter pour D.Biggar, qui est devenu le fer de lance des arrières gallois, et qui s’est approprié le numéro 10 de ce XV du poireau avec exigence et entrain. Ou encore F.Russell, auteur d’un tournoi de haute-volée et plébiscité par RBS 6 Nations qui en a fait le meilleur ouvreur de la compétition. Bien encore, G.Ford, discret dans ce tournoi, mais qui jouit d’une plus grande sérénité lorsqu’il est accoudé à un 5/8ème tel que O.Farrell. Ce dernier également plus à son avantage à ce poste de premier centre avec le XV de la rose. Reste à savoir s’il sera sélectionné en qualité d’ouvreur ou de centre. La deuxième solution semble plus probable, auquel cas G.Ford pourrait être préféré à F.Russell et D.Biggar, justement pour sa complémentarité avec le joueur des Saracens.

Centres (5 ou 4+1)

Owen Farrell

Owen Farrell

Certitudes: Robbie Henshaw (IRL) – Owen Farrell (ENG) – Jamie Joseph (ENG) – Jonathan Davies (WAL)

Ballottage: Garry Ringrose (IRL) – Alex Dunbar (SCO) – Scott Williams (WAL)

Absence notable: Jamie Roberts (WAL) – Mark Bennett (SCO)

Deux premiers centres, Farrell et Henshaw, et deux seconds centres que sont Joseph et Davies, pour finalement, quatre joueurs aux présences quasiment certaines dans cette sélection des Lions. Deux paires de centres presque évidentes en somme. Il reste donc un poste à pourvoir. La révélation du XV du trèfle Ringrose ou le puissant attaquant écossais Dunbar ? Éventuellement Scott Williams le Gallois ? Et si la surprise venait de l’un des meilleurs ailiers du tournoi, ¾ centre de formation et qui évolue d’ailleurs à ce poste la plupart du temps. Privilégier alors Elliot Daly permettrait au staff de bénéficier de sa polyvalence et de fait, de potentiellement libérer un poste derrière pour sélectionner un pilier supplémentaire comme nous l’avons hypothétiquement supposé en amont.

Concernant Bennett l’écossais, excellent lors du tournoi 2016, et sélectionné aux JO de Rio avec l’équipe de Grande-Bretagne, il n’a pu se satisfaire que d’une place de remplaçant lors de l’édition 2017. Une relégation qu’il doit au jeune Huw Jones, dont la particularité est qu’il joue en Super Rugby avec la province Sud-africaine des Stormers. Le joueur de 23 ans aurait pu être la très bonne surprise des Lions, lui qui a été titulaire à chaque rencontre du tournoi, mais il s’est blessé face à l’Italie aux ischio-jambiers lui infligeant une absence évaluée entre 4 à 5 mois après l’opération qu’il vient de subir. En outre, il reste le bulldozer Roberts, qui a perdu sa place de titulaire durant ce tournoi au détriment de Scott Williams. Mais le joueur des Harlequins pèse tout de même 91 sélections avec le XV du poireau et demeure une menace permanente dans l’esprit des défenseurs adverses de part son charisme et sa dimension physique.

Ailiers (4 ou 5)

Liam Williams

Liam Williams

Certitudes: Liam Williams (WAL) – (Elliot Daly (ENG))

Ballottage: Simon Zebo (IRL) – Keith Earls (IRL) – Jack Nowell (ENG) – George North (WAL) – Anthony Watson (ENG) – Tommy Seymour (SCO)

Mise à part Liam Williams qui semble avoir validé son billet pour la Nouvelle-Zélande au prix d’un tournoi de grande qualité, les trois autres ailiers qui l’accompagnerons sont pour l’heure, indéterminables. Les deux irlandais, pas transcendants lors du tournoi au point de faire l’unanimité quant à leur présence dans cette sélection, mais tout de même excellents, et d’ailleurs choisi par RBS 6 Nations comme les deux ailiers du XV type du tournoi. Le retour en grande forme de North, les excellentes prestations de Seymour avec le XV du chardon, et les deux bombes anglaises sont également en ballotage. La fin de saison de ces joueurs avec leurs clubs respectifs sera plus déterminante que jamais.

Arrières (2)

Stuart Hogg

Stuart Hogg

Certitude: Stuart Hogg (SCO)

Ballottage favorable: Leigh Halfpenny (WAL)

Ballottage défavorable: Rob Kearney (IRL) – Mike Brown (ENG) – Jared Payne (IRL)

L’unanimité à ce poste pour le meilleur arrière du monde à l’heure actuelle, le bien nommé Stuart Hogg. En guise de doublure, difficile de se passer du toulonnais Halfpenny. Buteur fiable, solide sous les ballons hauts, mais peut-être un relanceur un peu moins entreprenant que ses concurrents, notamment Brown. Ce dernier relève d’ailleurs d’excellentes statistiques à l’issue du tournoi, notamment, 15 défenseurs battus, mieux que S.Hogg et 432 mètres parcourus ballon an main (meilleur performeur), justifiant sa soif de relances et d’espaces.

Les 37 possibles

Piliers: Dan Cole (ENG) – Tadhg Furlong (IRL) – Joe Marler (ENG) – Jack McGrath (IRL) – WP Nel (SCO) –Mako Vunipola (ENG)
Talonneurs: Rory Best (IRL) – Dylan Hartley (ENG) – Ken Owens (WAL)
2ème ligne: Jonny Gray (SCO) – Maro Itoje (ENG)  – Joe Launchbury (ENG) –Courtney Lawes (ENG) – Alun Wyn Jones (WAL)
3ème ligne: Taulupe Faletau (WAL) – Sean O’Brien (IRL) – Peter O’Mahony (IRL) – CJ Stander (IRL) – Justin Tipuric (WAL) –Billy Vunipola (ENG) – Sam Warburton (WAL)
½ mêlée: Conor Murray (IRL) – Rhys Webb (WAL) –Ben Youngs (ENG)
½ ouverture: George Ford (ENG) ou Finn Russell (SCO) – Jonathan Sexton (IRL)
¾ centre: Elliott Daly (ENG) – Jonathan Davies (WAL) – Owen Farrell (ENG) – Robbie Henshaw (IRL) –Jamie Joseph (ENG)
¾ aile: George North (WAL) – Jake Nowell (ENG) – Liam Williams (SCO) – Simon Zebo (ILR)
Arrières: Leigh Halfpenny (WAL) – Stuart Hogg (SCO)

Author: Paul

Si le joueur équivalait au passionné que je suis, je ne jouerai pas dans un club de Fédérale 3 en banlieue bordelaise, mais bel et bien aux Blues d'Auckland. Alors, faute de pouvoir côtoyer le Graal de l'ovalie, je le regarde, l'admire, le rêve, le bade. Il m'inspire et me donne envie d'écrire. Alors je prends ce qui me sert de plume, c'est à dire mon ordinateur, et je cause point G rugbystique lorsque je me sens trop excité après un match de Super Rugby, d'ITM Cup ou de Rugby Championship. Ce jeu fait d'instinct, de technique, de vitesse, d'intensité et de volupté est le résultat d'un état d'esprit, d'une façon de percevoir et d'appréhender le rugby. Nous avons tout à apprendre de ce rugby, celui qui fait vibrer et celui qui gagne. Sud de ton prénom, Rugby de ton nom, veux-tu m'épouser ?

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