Montrer les crocs – retour sur la saison des Jaguares et perspectives pour le rugby Argentin

Le Super Rugby vient de se terminer au bout d’une saison particulièrement animée et passionnante à suivre. On aura vu le niveau général largement augmenter ou du moins se resserrer entre les franchises Neo-Zélandaises et les autres. Si les Crusaders ont gagné samedi dernier leur troisième titre d’affilée – au point de se demander sérieusement comment les battre – la franchise Argentine des Jaguares a été la grande sensation de la saison, se hissant en finale pour la première fois de sa courte histoire. Avec un système de jeu simple et efficace autour d’un gros pack (nous y reviendrons), la bande à Gonzalo Quesada a largement dominé la conférence Sud Africaine et gagné à l’extérieur contre des franchises Neo-Zeds. De quoi faire deux équipes argentines ? Et de quoi inaugurer une grande Coupe du Monde pour les Pumas ? Réponses ici.

Matias Orlando et Emiliano Bofelli

Matias Orlando et Emiliano Bofelli

De loosers notoires à outsiders sérieux : l’ascension en quatre saisons

L’ascension vertigineuse des Jaguares en Super Rugby rappelle une chose essentielle à comprendre dans le sport professionnel : tout n’est pas une histoire de talents individuels mis bout à bout sur une feuille de match. Sur le papier, les Jaguares n’ont quasiment pas bougé depuis leur entrée en lice en 2016, et pourtant leurs performances se sont bouleversées, passant de 13ème en 2016, 10ème en 2017, 7ème en 2018 à 2ème au classement par points cette année. Si l’on se demande aujourd’hui comment partager le talent des Jaguares en deux franchises (voir paragraphe 3), on se demandait plutôt à l’époque comment une franchise aussi médiocre pouvait déboucher sur une équipe nationale 4ème de la dernière Coupe du Monde avec sensiblement les mêmes joueurs. Comment les Jaguares pouvaient finir 13ème d’un championnat avec quasiment que des joueurs de niveau international ?

Le passage des Jaguares des tréfonds du classement à la grande finale nous dit beaucoup sur le fonctionnement du rugby moderne. Déjà, il faut rappeler à quel point être performant dans le sport professionnel se joue à des détails de fonctionnement, de préparation, de management, qui mis bout à bout ne sauraient être de simples détails, sur le mode du diamant que l’on polie pour le faire briller. Très clairement, l’adaptation à une nouvelle compétition aussi exigeante que le Super Rugby ne peut se faire en une saison seulement : style de jeu, rythme sur le terrain, voyages incessants, décalage horaire, gestion du squad, tout ceci était étranger pour les Argentins au départ. Ils en ont fait désormais une force avec d’abord une capacité à gagner des matchs à l’extérieur (victoires chez les Hurricanes, Sharks, Waratahs, Bulls) et une exigence physique sur le terrain dépassant quasi systématiquement son adversaire du jour. De tels efforts d’un point de vue collectif ne peuvent se faire que de façon lente et progressive. Même sur la saison, on constate que les Jaguares sont montés en puissance avec 2 défaites en 4 matchs pour commencer avec ensuite 7 victoires de rang jusqu’à la finale et une invincibilité à domicile. Les semaines passées dans un championnat pro sont autant de possibilités de s’adapter à cet environnement compétitif ultra exigeant. Du point de vue du la disponibilité des joueurs et du rythme, Quesada a su à merveille trouver un équilibre dans les rotations entre ses meilleurs joueurs et une base plus large, permettant aux Pumas de s’économiser en vue de la Coupe du Monde et une saison éprouvante.

Aussi, les Jaguares ont appris à profiter du décalage horaire avec les autres équipes en faisant sa base à Buenos Aires une véritable forteresse avec seulement une défaite contre les Lions lors du 1er round. C’est très lié d’une part à la confiance emmagasinée et au fait d’avoir trouvé la bonne distance du point de vue des rythmes, mais c’est surtout à lier au succès populaire des Jaguares cette année, une des seules équipes du Super Rugby à pouvoir se vanter de jouer devant un vrai public, souvent composé de 15 000, 20 000 voire plus de 30 000 places lors de la demi-finale contre les Brumbies, première fois que le stade José Amalfitani était à guichet fermé dans l’histoire de la franchise. L’engouement est réel et la ferveur est exceptionnelle, à en voir l’ambiance dans le stade lors de la victoire contre les Brumbies. Un vrai mouvement se confirme – plus que se lance – dans les stades en Argentine, pour une franchise qui pèse à titre d’exemple plus de 117 000 followers sur Twitter (contre 98 600 pour les Crusaders, 61 000 pour les Hurricanes, 54 000 pour les Brumbies ou 35 600 pour les Pumas !). On sait pertinemment que sur ces bases le nombre de licenciés tend à augmenter et le rugby et développe par le bas.

Et puis clairement aussi les joueurs se sont améliorés individuellement, ont pris en confiance et le XV type ne bouge désormais qu’à la marge. Il y a trois ans de ça, la troisième ligne changeait tout le temps, même chez les Pumas aujourd’hui Kremer et Ortega Desio ont réellement le niveau international. Idem à l’ouverture : l’Argentine a désormais une vraie profondeur au poste derrière Nicolas Sanchez avec Joaquim Diaz Bonnila et Domingo Miotti, excellents cette saison. Même au centre, la paire De la Fuente-Orlando a fait des ravages et devrait servir de bonne base pour Ledesma en équipe nationale alors qu’on l’a souvent vu sans inspiration par le passé. D’un point de vue de la profondeur d’effectif, l’équipe s’est largement améliorée. Le staff lui-même parait plus compétent avec le succès de Gonzalo Quesada, coach maintenant expérimenté et très intelligent et les arrivées de Andres Bordoy pour les avants et Juan Miranda pour les arrières. Il y a désormais une vraie politique cohérente entre l’équipe nationale et les Jaguares, le staff entier de la franchise se retrouvant désormais au chevet des Pumas. Grâce à un modèle de développement cohérent, l’Argentine peut faire jouer ses meilleurs joueurs dans une grande compétition et se développe une vraie filière de formation 100% argentine alors qu’auparavant les Argentins étaient obligés de jouer en France et en Angleterre pour progresser. Désormais les meilleurs joueurs des Jaguares sont souvent passés par les Pampas XV par le passé, Argentina XV pour les compétitions internationales sur le continent Américain et bientôt par les Jaguares XV en Currie Cup après avoir fait leur classe dans les meilleurs clubs argentins. Tout ceci est très cohérent et rappelle la structuration néo-zélandaise. Individuellement les joueurs progressent car ils sont mis dans les meilleures dispositions et collectivement système de jeu et profils de joueurs fonctionnent en accord : bienvenue dans le haut niveau !

Le stade José Amalfitani de Buenos Aires plein à craquer contre les Brumbies

Le stade José Amalfitani de Buenos Aires plein à craquer contre les Brumbies

Côté terrain : jeu de possession, densité physique et grinta

Le rugby Sud Africain a trouvé meilleur que lui pour développer son propre jeu. Tel est le bilan tactique que l’on peut tirer de la saison des Jaguares au sein de la conférence sud-africaine. Le trait est légèrement exagéré mais il a tout d’un constat assez implacable : les franchises Sud Africaines se sont faites distancer par un rugby qui leur ressemble mais beaucoup mieux exécuté, celui des Jaguares. Pack lourd, conquête dominante, possession et occupation majoritaires, pied précis et vitesse sur les extérieurs dans la finition, voilà les axes du succès des Jaguares cette année, rappelant aussi l’ossature de jeu des Springboks et des Pumas d’ailleurs. C’était déjà globalement le système de jeu de ces dernières années et en ce sens Quesada n’a pas révolutionné le jeu produit, il s’est plutôt inscrit dans la continuité en ajoutant de l’intelligence tactique. Il a durci la défense des Jaguares en la rendant extrêmement réactive et modulable. Classiquement, les Argentins ont été très agressifs sur le premier porteur de balle et sur le jeu à 1 ou 0 passes, via un 5 de devant (notamment l’axe Creevy-Lavanini-Kremer) en béton armé. Mais on les a vu aussi être d’une étonnante cohérence sur les extérieurs avec peu de fautes individuelles et sans nécessairement couper les extérieurs sans arrêt, plutôt en plaquant sèchement et très bas. En clair, faire tomber les hommes, vite et bien. Même contre les Crusaders en finale, les Argentins ont tenu leur ligne, ont pressé le jeu de passes des avants néo-zélandais et auront au final peu reculé : le seul essai du match intervient après un turnover éclair joué petit côté aux 22m. Si les Jaguares avaient déjà les années passées un pack lourd et puissant, il a gagné en rythme et en qualité dans les soutiens. C’est notamment dû à l’excellente tenue de la troisième ligne Matera-Kremer-Ortega Desio, très complémentaire, étonnante offensivement, efficace au plaquage et dans les courses. Les Jaguares ont ainsi pu progressivement engranger de la confiance et de la détermination en tablant sur cette défense à l’allure de mur étanche.

C’est donc d’abord parce que les Jaguares ont dominé physiquement et combativement leurs adversaires sud-africains – mais aussi néo-zélandais en partie – qu’ils ont gagné les batailles tactiques. Et si on ajoute à ça une conquête souvent forte et une grosse présence dans les rucks ainsi qu’une bonne couverture dans le fond de terrain, les Jaguares ont donc souvent eu la possession de balle. La majorité des points marqués par les Jaguares fait suite à un jeu de pression constant dans le camp adverse, obtenant pénalités ou débloquant la situation derrière. Les Argentins donnaient l’impression d’asphyxier leurs adversaires sous un rugby de pression constant. C’est un système de jeu qui lorsqu’il est mal exécuté se limite souvent à lui-même, c’est-à-dire à pas grand-chose offensivement et à des pertes de balle, par contre lorsqu’il est bien joué il est diablement efficace et surtout répétable quasi systématiquement dès lors que l’ascendant physique est pris. Et puis la quille de Joaquim Diaz Bonilla a souvent fait le reste, en longueur mais surtout en précision pour occuper depuis ses propres 40m.

La différence avec le rugby sud-africain dans le style de jeu reste quand même l’animation offensive. On a vu des 3/4 argentins souvent faire la différence sur des passes, notamment des retours intérieurs de l’ouvreur, après-contact ou bien dans le couloir des 15m. Sans axer son jeu que là-dessus, on constate que les Argentins ont le skillset suffisant pour pouvoir jouer des turnovers sur la vitesse et marquer depuis son propre camp. Quelques progrès restent à faire pour devenir tout bonnement salvateurs, ça s’est vu lors de la finale contre les Crusaders avec trois occasions franches d’essais manquées. Dans le jeu courant, beaucoup d’essais sont marqués grâce à la qualité de finisseur de ses ailiers : Delguy (avant blessure), Moyano, Moroni, Cancelliere. Un vrai apport du sevens pour ces joueurs. La prise de risque et l’initiative est d’ailleurs souvent venue du back three – notamment Boffelli – autour d’une paire de centre apportant plutôt de la stabilité et une présence défensive. Mais Orlando ou De la Fuente ont souvent été mobilisé pour fixer des défenseurs et avancer dans l’axe pour autant.

Ce qui manque aux Jaguares – et finalement aux Pumas – pour devenir très grands, c’est de l’efficacité sur les situations d’essais. Trop souvent au terme d’actions spectaculaires les Argentins ont manqué de réalisme par une faute de main, un geste mal exécuté au dernier moment ou un mauvais placement. Ça a sa part de logique : quand on prend des risques, on commet plus de fautes. Les choses devraient s’améliorer à mesure d’emmagasiner de la confiance. Très clairement le fait d’évoluer tout le temps avec les mêmes joueurs sur le terrain va aider de plus en plus les Argentins à améliorer leurs skills. Ce sera une façon aussi de maîtriser plus facilement les matchs – notamment contre des équipes plus robustes – et d’être davantage dans la peau du leader au score que du coureur.

Gonzalo Quesada

Gonzalo Quesada

Retour sur un faux débat : faut-il deux équipes argentines en Super Rugby ?

La saison étincelante des Jaguares a fait beaucoup de bruit à l’étranger et en a étonné plus d’un. En France, elle a permis un certain coup de projecteur sur la compétition – en tout cas plus que d’habitude – le rugby argentin étant historiquement très lié au rugby français. Plus ironiquement, la saison des Jaguares affole aussi les futurs adversaires de l’Argentine à la Coupe du Monde, France et Angleterre en tête, les trois Nations étant présentes dans la poule C, que tout le monde s’accorde à appeler « poule de la mort ». Beaucoup de sorties médiatiques ont souligné une prometteuse Coupe du Monde pour les Pumas, sur la base de la saison des Jaguares et de la ressemblance quasi mimétique entre les deux squads. On peut y apporter un bémol : s’il est incontestable qu’individuellement les Pumas semblent en forme, le lien n’est pas aussi direct entre les deux équipes et la performance dans le rugby moderne ne saurait être une histoire aussi simple. On a vu par le passé par exemple une franchise des Jaguares médiocre en Super Rugby (2016, 2017) et une sélection nationale en bonne forme dans le Rugby Championship, toujours en progression. Aussi, les squads se ressemblent certes mais les apports de l’étranger ne sont pas négligeables : Sanchez, Herrera, Isa, Figallo, Cordero soit potentiellement autant de titulaires, vrais cadres dans le XV des ciel et blanc. Rajouter des joueurs de ce niveau dans une équipe type change énormément la donne.

Plus largement, la saison des Jaguares a vite accouché de sorties médiatiques en tout genre en Nouvelle-Zélande notamment, critiquant le trop grand nombre de Pumas dans une franchise de Super Rugby. La qualité de jeu des Jaguares serait tronquée, avec une franchise en trompe l’œil, ayant l’allure d’une sélection nationale sans le nom. Résultat : un débat s’est lancé sur la création ou non d’une deuxième franchise argentine en Super Rugby, relançant les discussions sur le format de la compétition. Si ces commentaires ont le mérite de poser des questions qui sportivement valent le coup pour l’avenir du Super 15 – à la différence du statut actuel des Sunwolves déconnecté du rugby japonais ou de la pression du lobby des droits TV en Afrique du Sud – ça prend pleinement l’allure d’un faux débat. Déjà les commentaires sont carrément biaisés : les Néo-Zélandais sont champions du monde de rugby, ils sont aussi champions du monde pour polémiquer et réclamer des changements de format dès que leurs franchises nationales sont mises à mal. Chaque année c’est pareil, les observateurs kiwi réclament des changements de format et la fin de la règle du « 1er de la conférence = qualification automatique en playoffs ». Cette année, les Jaguares se sont hissés au niveau des Hurricanes et des Highlanders, au-dessus des Chiefs et des Blues. Ils auraient pu truster une seconde place dans cette poule.

Ce type de commentaires, réguliers au New Zealand Herald ou chez Stuff.nz a peu d’intérêt. Les Néo-Zélandais semblent oublier comment le développement dans le rugby professionnel fonctionne. L’inclusion d’une franchise argentine, après l’intégration des Pumas dans le Tri-Nations était on-ne-peut-plus logique et même urgente compte tenu du niveau du rugby argentin. Elle visait – avec en parallèle la présence des Pampas en Vodacom Cup – le développement du vivier argentin au plus haut niveau. Beaucoup de joueurs des Jaguares jouaient encore dans des clubs semi-pro en Argentine il y a ne serait-ce deux, trois saisons. De ce point de vue, la performance des Jaguares est une réussite, il faut s’en féliciter et non la critiquer. Et si l’on suit la logique de nos amis néo-zélandais, il faudrait alors bien 7 ou 8 équipes en Nouvelle-Zélande pour équilibrer le nombre de All Blacks par franchise et réduire par la même occasion le nombre de franchises australiennes. Ne soyons pas dupes, la moitié des titulaires des Crusaders sont titulaires chez les All Blacks et chaque franchise néo-zed dispose d’un fond de joueur meilleur que n’importe quelle franchise australienne… Bref, tout ça pour dire que le Super Rugby n’a jamais visé un équilibre parfait des forces en présence et des viviers nationaux – ou en tout cas il a échoué – il vise plutôt un développement maximal de chaque rugby national et une représentation des clubs nationaux à une échelle intermédiaire entre les championnats nationaux et l’équipe nationale, sur le modèle de la NBA et le format de franchises. Les critiques néo-zélandaises – parfois sud-africaines aussi d’ailleurs – sont donc extrêmement mal placées. On a donc affaire à un vrai faux débat sous fond de préférence nationale, une fois de plus.

Après avoir dit ça et sur de bonnes bases, on peut légitimement se poser la question de la présence de l’Argentine dans le Super Rugby. La saison impressionnante des Jaguares montre incontestablement le succès de l’élargissement du Super Rugby à l’Argentine, d’un point de vue sportif déjà mais aussi en termes d’attrait populaire voire économique. C’est une des meilleures choses qu’a fait la SANZAAR ces dernières années. Plus largement, elle témoigne de la capacité de développement de l’Amérique du Sud, avec l’arrivée du SLAR, nouveau championnat pro sud-américain dès l’an prochain et l’entrée en lice de deux nouvelles franchises argentines, basées potentiellement hors de Buenos Aires. Si l’on ajoute à ça la présence des Jaguares XV, équipe bis des Jaguares, en Currie Cup (en seconde division), on obtient un tableau d’une cohérence assez impressionnante pour le rugby argentin avec dans l’ordre Pumas>Jaguares>Potentielle deuxième franchise en Super Rugby>Jaguares XV>Equipes engagées dans le SLAR. L’avantage de ce fonctionnement est aussi d’élargir les pôles rugbystiques en dehors de Buenos Aires, à Tucuman, Rosario ou Cordoba. A terme – mais ça a déjà largement commencé – l’Argentine devrait disposer d’un vivier de joueurs à faire pâlir bien des Nations européennes, Ecosse, Pays de Galles et France en tête… Pour autant, comme le note le site America Rugby News, la création d’une seconde franchise en Super Rugby est pour l’instant assez hypothétique et ne pourrait se faire avant l’horizon 2021 voire 2022. La question est aussi complexe et s’apparente à un casse-tête au niveau des contrats : faudrait-il créer une équipe ex nihilo ou partager le squad des Jaguares en deux ? Quel intérêt sportif de cette deuxième franchise ? D’ici là, les Jaguares pourraient logiquement prétendre à un 1er titre en Super Rugby et les Pumas prétendre à une place de choix dans le Rugby Championship. Il faut plutôt s’en réjouir : c’est l’inverse qui aurait été étonnant et qui l’a longtemps été, à savoir la mise à l’écart de l’Argentine des compétitions internationales, comme c’est toujours le cas actuellement des Samoa, Fidji, Tonga…

Author: Antoine

Dépressif pendant plusieurs années. A sombré non pas dans la drogue, mais dans le Top 14 de longs vendredis soir, notamment à travers les prestations d’une équipe jouant en blanc et rouge (ou ciel et blanc je sais pas trop ; ah, on me souffle dans l’oreillette que c’est pareil de toute façon) dirigée par un type au nom d’effaceur et qui a toujours fait des chemises trop chères pour moi. Tout semblait perdu, je n’étais plus que l’ombre de moi-même, rêvant parfois d’un « David Marty Tribute » sur Youtube. Et un beau jour, mon adolescence de pré-Directioner fut sauvée de justesse par le rugby, le vrai, celui d’en bas (pas d’Agen hein). Richie, Bismarck et Quade sont devenus mes héros, le Super Rugby mon fantasme. P.S : tente de temps à autres de pondre des papiers sur un blog constitué d’un futur chauve étant grand admiratif de Sony Bill Williams et d’un stagiaire argentin alcoolique souvent habillé en poncho.

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