Années charnières pour un rugby Australien à la relance

Au sortir de quatre saisons plus que délicates et d’un mondial raté, le rugby Australien doit absolument se reprendre pour retrouver son rang international. 13 joueurs sur les 38 ayant porté le maillot des Wallabies l’an passé ne participeront pas au prochain Super Rugby, sans oublier de nombreux cadres des franchises ayant également répondu aux sirènes Européennes ou Japonaises. La défiance vis à vis de la fédération est également grande car, malgré ses récents succès dans la gestion du cas Israel Folau et de l’après Michael Cheika, Raelene Castle est très décriée, coupable d’être Néo-Zélandaise et non Australienne. Mais ce sont surtout les comptes de Rugby Australia ainsi que des franchises qui inquiètent, situation renforcée par les difficiles négociations sur les droits de diffusion des rencontres et amplifiée par la crise sanitaire mondiale du Covid-19.

Raelene Castle a réussi un gros coup en nommant le Néo Zélandais Dave Rennie sélectionneur des Wallabies

Raelene Castle a réussi un gros coup en nommant le Néo Zélandais Dave Rennie sélectionneur des Wallabies

Quelles sont donc les raisons de rester optimistes ? Depuis plusieurs saisons aussi bien la fédération que les franchises travaillent auprès des jeunes, une stratégie souvent peu visible faute de résultats à court terme. Pourtant en atteignant la finale du Mondial des – 20 ans l’an passé et en s’imposant face aux Schoolboys Néo-Zélandais pour la première fois depuis 7 ans à Hamilton en octobre dernier, les jeunes Australiens ont montré qu’il fallait désormais compter sur eux. Les franchises ont bien compris cela et le recrutement 2020 en Super Rugby fait la part belle aussi bien aux jeunes mondialistes qu’aux désormais ex-lycéens. Le nouveau staff national composé des expérimentés Scott Johnson (Director of Rugby), Dave Rennie (Sélectionneur), Scott Wisemantel (Attaque), Matt Taylor (Défense) et probablement Nick Stiles (Avants) aura donc l’occasion de juger ces garçons au début de l’aventure vers le Mondial Français en 2023.

Des finances exsangues

Le Rugby Union (à XV) n’est pas le sport populaire d’Australie, l’audience des rencontres étant bien inférieure au Rugby League (à XIII) ou au Aussie Rules. La part assidue au XV du public n’est plus si importante et les supporters répondent surtout présent en fonction des résultats de l’équipe nationale, peu flatteurs depuis la finale du Mondial 2015. La fédération se détourne malheureusement des clubs amateurs (grassroots) dont le développement ne rapporte pas suffisamment mais aussi d’une partie de sa fanbase. Le « sacrifice » de la Western Force a été très mal vécu même s’il a eu l’effet escompté sur les finances de la fédération qui ont affiché un profit de AU$ 5.2M dès l’année suivante après plusieurs saisons de déficit. Les comptes de l’année 2019 laissent entrevoir un déficit provisionnel de AU$ 9.4M à cause entre autre des coûts logistiques inhérents à une participation en Coupe du Monde ainsi que « l’affaire Folau » où il se murmure un arrangement à hauteur de AU$ 10M, la donne devrait être très différente. Les revenus sont encore trop volatils et dépendent du succès commercial du Rugby Championship, des tournées de nations Européennes et de l’étape de Sydney du World Rugby Sevens Series. L’objectif de la fédération est désormais de diminuer ses charges mais surtout d’augmenter sa part de revenus récurrents non dépendants uniquement des performances et de l’audience. Une belle ambition toutefois difficile à appliquer.

Le succès de l'étape de Sydney des World Rugby Sevens Series est capital pour les finances de la fédération

Le succès de l’étape de Sydney des World Rugby Sevens Series est capital pour les finances de la fédération

Les droits TV négociés pour plusieurs saisons contribuent à cette stabilité des revenus recherchée par la fédération Australienne. L’accord actuel avec Foxtel court sur 5 saisons jusqu’à cette année et rapporte AU$ 57M par an à Rugby Australia. Bénéficiant d’un accord exclusif de renégociation, Foxtel a proposé un nouvel accord revu à la baisse autour de AU$ 40M, proposition que RA a décidé de rejeter. Un pari pour Raelene Castle qui espère désormais une meilleure offre que ce que le partenaire de la fédération depuis 1996 a pu proposer. RA a donc lancé un appel d’offres pour un package complet autour du rugby Australien incluant les rencontres des Wallabies, du Super Rugby pour les franchises Australiennes mais également les matchs importants du rugby régional dans le New South Wales ou le Queensland. Foxtel peut bien entendu re-postuler avec une offre revue à la hausse, mais les récents licenciements de journalistes Rugby Union ne plaident pas à une continuité de la diffusion sur les chaînes de ce bouquet. Pour l’instant pas d’offres fermes de concurrents comme Optus, Network Ten, BeIn Sports voire Amazon mais les observateurs restent pessimistes quant à une éventuelle hausse des droits. Réponse dès que la crise du Covid-19 sera derrière nous et que des accords sur des coupes salariales auront été passés avec les joueurs sous contrat.

Enfin, pour réduire les coûts tout en conservant les meilleurs joueurs au pays, la multiplication des doubles contrats avec des clubs Japonais étaient une bonne solution win win. Toutefois cette option devient caduque avec le nouveau calendrier de la Top League qui s’aligne désormais avec le Super Rugby. Plus de doubles contrats possibles et, la puissance financière des clubs Nippons étant supérieure à celle des franchises, le risque d’un exode des meilleurs joueurs ainsi que des « cadres moyens » pourrait s’intensifier lors des prochaines saisons et venir impacter le niveau de jeu des franchises.  Il faut actuellement avoir 60 sélections au compteur pour pouvoir rester sélectionnable au niveau international sans évoluer au pays… Tant que cette règle n’est pas assoupie, les Wallabies se privent de certains joueurs comme Samu Kerevi ou Steve McMahon.

A quoi s’attendre sur le terrain ?

Scott Wisemantel a récemment annoncé vouloir s’inspirer de l’exemple récent du XV de France pour relancer les Wallabies autour des jeunes talents nationaux sans toutefois laisser de côté les quelques cadres restés au pays. Dave Rennie a abondé dans ce sens en annonçant par exemple que, même s’il est plébiscité par ses paires pour conserver le capitanat, Michael Hooper doit également mériter sa sélection sur le terrain. Une page se tourne pour en ouvrir une que l’on espère plus attractive dans les prochaines années.

Elu meilleur joueur Australien en 2019, Marika Koroibete est désormais un des cadres des Wallabies

Elu meilleur joueur Australien en 2019, Marika Koroibete est désormais un des cadres des Wallabies

Le tableau n’est toutefois pas si noir car, en plus des joueurs expatriés restant sélectionnables du fait de la Giteau Law, plusieurs cadres sont encore présents down under à commencer par le lauréat de la John Eales medal 2019, l’ailier des Rebels Marika Koroibete. Son collègue Dane Haylett Petty a lui pris du galon en devenant capitaine de la franchise de Melbourne, un apport de leadership important pour le groupe Australien. Le couteau suisse des lignes arrières Reece Hodge peut également être considéré comme un point d’appui pour la génération qui arrive. Les Brumbies possèdent également dans leurs rangs des tauliers des Wallabies, en particulier en première ligne avec Scott Sio et James Slipper qui devraient se partage le maillot 1. Fraîchement nommé capitaine à Canberra, Allan Ala’alatoa est le digne successeur de Sekope Kepu. Enfin, bien que la relève soit de qualité au centre, Tevita Kuridrani est toujours là et il compte bien ne pas se faire oublier.

Biberonner de nouvelles charnières

C’est le gros chantier des prochaines années en Australie. Bernard Foley était l’ouvreur intouchable des Wallabies depuis 2013 et des Waratahs depuis 2012. L’écarter à la veille du Mondial Nippon n’a pas eu les effets escomptés pour les Wallabies, ses back up n’ayant pas eu suffisamment de temps de jeu au cours des saisons précédentes pour s’adapter à ce niveau. Désormais aussi bien que Foley que Christian Lealiifano voire Quade Cooper ne sont plus en Australie. Du côté des demi de mêlée même constat avec les départs de Will Genia et Nick Phipps, Nic White n’ayant prévu de revenir au pays qu’en 2021 ! Si la plupart de ces joueurs restent sélectionnables au niveau international grâce à la “Giteau Law“, les franchises doivent cependant rester compétitives et compter sur des charnières performantes.

Jake Gordon parviendra t'il à prendre le dessus sur Nic White et à devenir le 9 des Wallabies ?

Jake Gordon parviendra t’il à prendre le dessus sur Nic White et à devenir le 9 des Wallabies ?

Au pays, pour le poste de demi de mêlée, Jake Gordon est enfin les commandes des Waratahs alors que du côté de la capitale, Joe Powell est toujours un taulier et un joueur régulier en championnat. Derrière c’est le calme plat avec éventuellement Tate McDermott des Reds qui a désormais l’occasion de prouver sa valeur en tant que titulaire au sein d’une équipe jeune. A suivre également les performances de Michael McDonald (Waratahs), le 9 des vice-champions du monde u20, s’il entre suffisamment en jeu ces prochaines saisons.

Réunis sous le maillot des Schoolboys Australiens en 2017, Noah Lolesio et Will Harrison pourraient une nouvelle fois se croiser mais avec la tunique des Wallabies

Réunis sous le maillot des Schoolboys Australiens en 2017, Noah Lolesio et Will Harrison pourraient une nouvelle fois se croiser mais avec la tunique des Wallabies

A l’ouverture, Matt Toomua (Rebels) et étonnement James O’Connor (Reds) sont shortlistés pour les porter le maillot floqué du 10 lors de la prochaine tournée des Wallabies si son maintien est acté. Toutefois sur le long terme, mon avis est qu’il serait préférable de donner les clés à des spécialistes du poste. Kurtley Beale était également pressenti mais les performances intéressantes du jeune Will Harrison l’ont définitivement confiné au centre ou à l’arrière, s’il est toutefois rappelé en équipe nationale ce qui n’est pas garanti. De gros attentes portent sur Harrison, grand espoir national au poste, ainsi que sur Isaac Lucas des Reds, incroyable talent qui a débuté l’an passé en Super Rugby. Les Brumbies ont perdu leurs deux ouvreurs à l’intersaison mais la relève semble bien présente avec Reesjan Pasitoa et Noah Lolesio, étonnant de maitrise en ce Super Rugby. Vous l’avez compris, beaucoup de potentiel mais peu de certitudes à court terme sur ces charnières encore très peu chevronnées.

Les espoirs d’hier doivent devenir des cadres

L’hémisphère Sud a désormais acté que les saisons post Coupe du Monde étaient les points de départ d’un nouveau cycle de quatre saisons permettant aux espoirs d’hier de s’imposer dans leurs franchises comme des titulaires indiscutables mais également de s’inscrire dans le long terme en équipe nationale. Hormis pour les postes de la charnière comme indiqué un peu plus tôt, des renforts sont attendus au talonnage, en seconde ligne, dans le backrow ainsi que le back three. Vaste chantier !

Bien que titulaire depuis deux saisons avec les Wallabies, Izack Rodda doit s'imposer comme un leader de la sélection

Bien que titulaire depuis deux saisons avec les Wallabies, Izack Rodda doit s’imposer comme un leader de la sélection

Du côté des Brumbies, après avoir marqué la bagatelle de 12 essais la saison passée, Folau Fainga’a doit améliorer sa technique pour être considéré comme un premier choix en équipe nationale. Encadré par des piliers internationaux expérimentés (Sio, Slipper et Ala’alatoa), il est sur la bonne voie. Il sera en concurrence avec le jeune talon de Melbourne Jordan Uelese, souvent blessé ces dernières saisons mais jouissant toujours d’une très bonne côte mais également par le Néo-Zélandais Anaru Rangi, éligible avec les Wallabies et semble-t-il privilégié par Dave Rennie. Les postes de piliers sont plutôt bien fournis ce qui est une satisfaction si l’on se rappelle des années de vache maigre à ce poste. Cela devrait encore s’améliorer avec les confirmations attendues de Taniela Tupou, cependant très courtisé en Europe, et qui souhaite désormais porter le maillot 3 pour de nombreuses années. A suivre également la confirmation de Harry Johnson Holmes des Waratahs qui a obtenu sa première cape l’an passée. En seconde ligne, malgré ses 25 sélections, Izack Rodda n’était pas considéré comme un cadre des Wallabies. Les nombreux départs à ce poste en Australie (Coleman, Arnold, Carter, Douglas) lui offrent un boulevard tout comme Lukhan Salakaia Loto s’il se fixe définitivement à ce poste. Caderyn Neville pourrait également être une belle surprise avec son excellent retour au pays après quelques saisons au Japon. Ce serait une belle revanche pour cet ancien espoir qui n’a pas convaincu Robbie Deans ou Ewen McKenzie par le passé. Enfin plusieurs profils à suivre au sein du backrow, en particulier Liam Wright qui vient d’être nommé capitaine des Reds. Son profil de plaqueur gratteur infatigable le place dans la lignée d’un David Pocock. Jack Dempsey n’a jamais déçu l’an passé sous le maillot de Wallabies même s’il n’a pas réussi à convaincre Michael Cheika de le titulariser. Une saison réussie aux côtés de Michael Hooper permettra de prouver à Dave Rennie que son prédécesseur s’est trompé. Les deux rocs Isi Naisarani (Rebels) et surtout Rob Valetini (Brumbies) devront également prouver qu’ils ont plus à apporter que leur jeu physique. Pete Samu était revenu en Australie après plusieurs saisons aux Crusaders pour devenir international. Étonnement zappé l’an passé par Cheika, il a une revanche à jouer dès cette saison.

Tom Banks a désormais le champ libre pour s'épanouir à l'arrière avec les Wallabies. Espérons que le staff lui fasse confiance.

Tom Banks a désormais le champ libre pour s’épanouir à l’arrière avec les Wallabies. Espérons que le staff lui fasse confiance.

Aussi bien au centre qu’au sein du back three, de nombreux joueurs sont attendus au tournant. Je pense en premier lieu à Tom Banks dont la vitesse et surtout les performances depuis deux ans en font un candidat sérieux pour le poste d’arrière au moment où Kurtley Beale déçoit à Sydney et semble sur le départ pour les Hauts de Seine. Son gros coup de pied est également un atout indéniable. Bien qu’étant écarté à court terme suite à sa blessure à l’épaule, il faudra bien entendu compter sur la pépite des Reds Jordan Petaia qui a fait ses débuts internationaux lors du dernier Mondial. Sa polyvalence est une force mais c’est au centre qu’il pourrait apporter le plus de ses qualités au jeu Australien. En effet la relève semble également de qualité sur les ailes avec en particulier Jack Maddocks qui est retourné sur Sydney cette saison et compte bien devenir l’une des figures des Waratahs. Et pourquoi pas compter sur Andrew Kellaway, de retour en Australie du côté de Melbourne après un passage en Angleterre et en Nouvelle Zélande.

Quelles sont les pépites à suivre cette saison ?

Je ne vais ici pas vous lister les nombreux anciens Wallabies u20 ou schoolboys intégrés aux squads cette saison mais plutôt les joueurs dont on attend beaucoup cette saison, sans revenir sur ceux précédemment cités pour les postes de la charnière.

La progression d'Harry Wilson est fulgurante cette saison. Il ne serait pas étonnant qu'il soit testé par Dave Rennie cette saison.

La progression d’Harry Wilson est fulgurante cette saison. Il ne serait pas étonnant qu’il soit testé par Dave Rennie cette saison.

Du côté des avants, le jeune pilier Angus Bell des Waratahs semble une belle promesse en mêlée fermée après plusieurs saisons réussies chez les jeunes. En deuxième ligne le joueur des Brumbies Nick Frost est un grand espoir du poste à suivre de très près. Son départ à la fin du lycée pour l’académie des Crusaders avait fait grand bruit concernant l’exode des meilleurs jeunes du pays vers l’étranger ou le rugby à XIII. A lui désormais de prouver tout le bien que l’on attend de lui. Enfin Harry Wilson et Fraser McReight des Queensland Reds sont deux des révélations du backrow cette saison. Le premier cité a été adoubé par Scott Robertson himself en particulier par sa capacité à avancer ballon en main. Carlo Tizzano des Waratahs est également un joueur prometteur.

Hunter Paisami étonne cette saison après avoir été recruté tardivement par les Reds. Il se murmure que le successeur de Samu Kerevi serait tout trouvé! A suivre

Hunter Paisami étonne cette saison après avoir été recruté tardivement par les Reds. Il se murmure que le successeur de Samu Kerevi serait tout trouvé! A suivre

Moins de monde à l’arrière avec uniquement deux profils qui dénotent en ce début de saison. Du côté de Brisbane Hunter Paisami, recruté sur le tard par les Reds, est une révélation. Écarté par les Rebels où il était un grand espoir à la suite de problèmes extra sportifs, il s’est relancé dans le Queensland et son apport physique est impressionnant au sein d’une ligne de trois quarts complémentaires. A l’aile c’est Mark Nawaqanitawase qui va bientôt obliger les commentateurs à travailler leur élocution. Sa vitesse, ses skills mais aussi sa puissance ont impressionné au sein d’une équipe des Waratahs peu expansive.

Des coachs trop peu expérimentés

Comme nous l’avons vu plus haut, avec Scott Johnson, Dave Rennie, Matt Taylor, Scott Wisemantel et probablement Nick Stiles, les Wallabies se sont dotés d’un staff technique de très haut niveau. Leur message au niveau national devra toutefois être relayé au niveau local et c’est là que le bas blesse car les franchises Australiennes ne peuvent pas se vanter d’être entraînés par des coachs du même niveau.

Avec ses résultats probants depuis plusieurs saisons à la tête des Brumbies, Dan McKellar est désormais considéré comme le meilleur technicien en Australie. Il pourrait assister le staff des Wallabies ces prochaines saisons.

Avec ses résultats probants depuis plusieurs saisons à la tête des Brumbies, Dan McKellar est désormais considéré comme le meilleur technicien en Australie. Il pourrait assister le staff des Wallabies ces prochaines saisons.

Malgré leur maigre CV comme techniciens, Dan McKellar (Brumbies), Dave Wessels (Rebels) ou Brad Thorn (Reds) obtiennent pour le moment de bons résultats malgré leurs effectifs parfois moins compétitifs que ceux des franchises Néo-Zélandaises ou Sud-Africaines. De même hormis le gourou Laurie Fisher (Brumbies) ou Jim McKay (Reds), peu d’adjoints ont suffisamment d’expérience du haut niveau en tant que coach si l’on respecte l’adage qu’un bon joueur ne devient pas forcément un bon tacticien. C’est encore plus problématique du côté des Waratahs où, après 4 saisons décevantes (la présence en demies de 2018 obtenue grâce à un calendrier facilité pour les franchises Aussies), Darryl Gibson a jeté l’éponge. Après une carrière l’ayant emmené de Nouvelle Zélande au Japon en passant par l’Irlande l’expérimenté Rob Penney a été choisi pour le remplacer, une décision qui a surpris en Nouvelle Zélande et déçue en Australie. Le choix d’un nouveau coach kiwi devant faire monter en compétence ses adjoints Australiens Chris Whitaker et Matt Cockbain a une nouvelle fois mis en avant le déficit de coachs expérimentés en Australie, un autre chantier important auquel doit s’atteler la fédération. Le début de saison des Waratahs étant plus que décevant, cette décision n’était probablement pas la bonne mais les alternatives sont plutôt rares !

Author: Adrien

Bien évidemment pour parler rugby du sud, il faut aimer ce sport et aimer écrire! Après un an à Sydney où j’ai chaussé les crampons pour le Mosman Rugby Club aux côtés d’australiens, d’européens, de kiwis, de sud afs, d’islanders et même de zimbabwéens ou de japonais, le retour en France a été difficile avec une presse spécialisée qui préfère parler de la signature du pilier de La Voulte à Lourdes plutôt que du Super Rugby ou des autres compétitions passionnantes de l’hémisphère sud ! Alors pour éviter que Christian Jeanpierre ou Mathieu Lartot vous présentent comme “nouvelle star de l’hémisphère sud” le joueur qui cartonne en bas depuis 3 saisons, j’ai décidé de créer Sud Rugby en 2009 dans le but de proposer une information pertinente, crédible et régulière.

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