Autres – RSA
Avec la finale de Top 14, la saison Européenne s’est terminée avec des fortunes diverses concernant les différents expatriés Sud-Africains. Mais le bilan est globalement bon, beaucoup de bonnes choses sont à retenir et cette saison a de nouveau montré l’étendue du réservoir Sud-Africain chez les avants mais d’une certaine limite du côté des arrières.
L’Irlande réussit aux expatriés

Ruan Pienaar
Commençons par les champions d’Europe 2010-2011, le Leinster où deux joueurs Sud-Africains de première ligne ont joué un rôle majeur dans l’obtention de ce prestigieux titre. Richardt Strauss, l’ancien talonneur des Cheetahs, a été l’une des révélations majeures en Europe. Sa mobilité dans le jeu courant et ses grandes qualités de gratteur sont parfaitement entrées en adéquation avec le jeu de la formation Irlandaise. De son côté Heinke Van der Merwe a été le remplaçant de luxe du très mobile Cian Healy, mais chacune des entrées du pilier Springbok ont eu un impact important dans le secteur de la mêlée preuve que sa puissance reste intact. Du côté du rival du Munster, le pilier gauche Wian Du Preez a éprouvé de nombreuses difficultés dans les matchs de Coupe d’Europe. Toujours en Irlande, mais dans le nord cette fois où une forte colonie Sud-Africaine s’est implantée en début de saison, participant de manière importante à la remontée de la province de l’Ulster. Demi-finaliste de la Ligue Celte et quart de finaliste de Heineken Cup, les Ulstermen ont réalisé une saison accomplie. Le joueur clef de l’équipe a été Ruan Pienaar, désigné meilleur joueur de Magners League pour sa première année. Inspiré et souvent décisif, il a été un “match-winner” lors de nombreuses rencontres. La présence de trois anciens Springboks (BJ Botha, Johan Muller, Pedrie Wannenburg) dans le paquet d’avants a également favorisé le renouveau de la formation Nord-Irlandaise.
Les “Saraboks” au sommet en Angleterre

Schalk Brits
En Angleterre, la grande colonie Sud-Africaine des Saracens, emmenée par le controversé Brendan Venter, est venue à bout de la grande équipe de Leicester, double tenante du titre. Le vice-capitaine Ernst Joubert a grandement contribué à ce triomphe, en pratiquant un rugby très complet. Mais la star de l’équipe est incontestablement le fantasque talonneur Schalk Brits, détonateur et décisif non seulement lors de la finale mais lors de nombreux matchs disputés de championnat où ses qualités individuelles dignes d’un premier centre ont fait la différence. Critiqués pour leurs problèmes en conquête, les Saracens se seront tout de même révélés être une des équipes les plus solides en mêlée de la Premiership et possède l’une des meilleures conquêtes en touche d’Angleterre. Le deuxième ligne Mouritz Botha s’est également affirmé au grand jour et a même été appelé dans le squad des Saxons à la fin de la saison. A l’inverse, le pilier gauche Deon Carstens a beaucoup souffert dans les phases statiques en début de saison avant de se blesser. A droite de la mêlée, Petrus Du Plessis a contribué à la rotation de l’effectif alors que les premières lignes Ethienne Reynecke et Jared Saunders ont été bien moins sollicités. A signaler l’importante blessure au tendon d’Achille dont a été victime l’ouvreur Derick Hougaard. Il sera difficile pour l’ancien Springbok de reprendre sa place de numéro 1 en raison de l’émergence d’Owen Farrell et l’arrivée de l’international anglais Charlie Hodgson. De son côté, Neil de Kock a été mis à rude concurrence avec Richard Wigglesworth, alors que Bradley Barritt a été tout au long de la saison le membre clef des lignes arrières. Sa force de pénétration et ses qualités défensives ont emmené les Saracens à réaliser de très bonnes performances. N’oublions pas de souligner l’impressionnante saison du flanker et découpeur Namibien Jacques Burger qui a été élu meilleur joueur du championnat à son poste.

Fourie du Preez
La semaine dernière, Peter De Villiers a annoncé une liste de 51 joueurs avec pas moins de cinq demis de mêlée qui ont été appelés à savoir Fourie du Preez, François Hougaard, Sarel Pretorius, Ricky Januarie et Charl McLeod. A ces 5 joueurs, on peut rajouter Ruan Pienaar qui a les faveurs du sélectionneur. Les premiers choix de PDV ont-ils été les bons ? Qui devra t-il choisir en vue de la prochaine Coupe du Monde ? Ce sont les questions auxquelles je vais tenter de répondre à travers une analyse statistique et une comparaison avec les autres 9 les plus performants de la compétition, Luke Burgess et Will Genia. Évidemment, les statistiques ne peuvent pas refléter les qualités techniques et encore moins mentales d’un joueur, mais les chiffres ressortis des 9 premières journées de Super Rugby sont néanmoins frappants quant au style de jeu et à l’état de forme des joueurs. Pour des raisons de temps de jeu, il m’a été impossible de collecter suffisamment d’informations sur François Hougaard et Ricky Januarie.
Sarel Pretorius et Fourie Du Preez les plus décisifs

Sarel Pretorius
Les demis de mêlée Sud-Africains sont les plus décisifs de cette compétition et à ce jeu là, Sarel Pretorius et Fourie Du Preez se montrent les importants dans ce domaine. Le 9 des Cheetahs est tout simplement le 2ème meilleur marqueur d’essais de la compétition derrière l’ailier des Crusaders Sean Maitland. Avec ses 6 réalisations, il repousse à 4 longueurs ses compères du poste à savoir Will Genia et Fourie du Preez. Malgré un état de forme moins bon que l’an passé, le 9 des Bulls reste toujours décisif pour son équipe. Il n’a pas d’égal pour aspirer la défense adverse et libérer des espaces pour ses partenaires, comme le montre ses 4 passes décisives.
| E | PD | |
| Burgess | 1 | 1 |
| Du Preez | 2 | 4 |
| Duvenaghe | 0 | 1 |
| Genia | 2 | 1 |
| McLeod | 1 | 0 |
| Pretorius | 6 | 2 |
| Vermaak | 1 | 1 |
E : Essais
PD : Passes Décisives
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