Autres – AUS
Les informations et désinformations à son sujet allant tellement vite, il est possible que je me trompe! Mais cette fois ci les arguments semblent crédibles. Sébastien Chabal devrait bien aller jouer au rugby en Australie, pas en Super Rugby ni en NRL mais pour Balmain Rugby, un club participant à la Second Division Suburban (The Subbies) à Sydney, contre le Petersham Rugby Club en match d’ouveture du choc entre les NSW Waratahs et les Queensland Reds au Stade Olympique de Sydney (ANZ Stadium).
Balmain Rugby, bien qu’évoluant en troisième division du New South Wales (Shute Shield et Premier Division Suburban sont devant), a déjà fait parler de lui en faisant jouer Matt Giteau et Drew Mitchell les années passées. Originellement contacté pour participer à une rencontre au cours de l’inter-saison du Top 14, son départ précipité du Racing Métro 92 a donc accéléré le process. Le match se jouant au Stade Olympique, une enceinte de plus de 80 000, le coup de pub est inespéré pour remplir le stade!
Il est peu probable qu’il reste jouer en Super Rugby en Australie ensuite. La Western Force ayant déjà un international non Wallaby dans ses rangs (Napolioni Nalaga), elle ne peut donc le recruter. Les Reds (via Ewen McKenzie) et les Rebels ont également démenti l’information. Les Brumbies connaissent des graves soucis financiers et les Waratahs ont déjà du monde en seconde et troisième ligne.
Source: The Daily Telegraph / Rugby Gold

Phil Waugh a terminé sa carrière en finale contre Eastwood
En 2007, la fédération Australienne mettait en place l’Australian Rugby Championship afin de permettre à ses joueurs professionnels non internationaux et à ses meilleurs jeunes de pratiquer un rugby de haut niveau dès la fin du Super Rugby. Ce type de compétition existe déjà en Nouvelle Zélande avec le NPC (ou ITM Cup pour des raisons commerciales) et en Afrique du Sud avec la Currie Cup. Malheureusement cette première édition n’aura été que l’unique de l’histoire de cette compétition pour des raisons financières, certainement la faute à une saison catastrophique des Wallabies et des franchises Australiennes de Super 14, Reds et Waratahs en premier lieu. Elle aura pourtant permis à des petits jeunes nommés Will Genia, Quade Cooper ou Kurtley Beale de se montrer et d’ainsi être alignés régulièrement dès la saison 2008 de Super 14.
La victoire des Reds face aux Crusaders en finale du Super Rugby a donc sonné le glas du rugby professionnel en 2011 pour les joueurs Australiens n’ayant pas la chance et l’honneur d’être internationaux. Ceux-ci ont donc l’opportunité d’évoluer dans les championnats régionaux Australiens, en premier lieu le Shute Shield de Sydney, puis le Queensland Premier Rugby sur Brisbane et à moindre mesure la John I Dent Cup de Canberra. Perth et Melbourne possèdent également leur compétition mais le niveau reste très faible malgré quelques caméos de joueurs de la Western Force et des Melbourne Rebels ainsi que les efforts des fédérations de ces deux états. Pourtant, pour en avoir discuté brièvement avec Abdel Benazzi, passé par Warringah quelques mois en 1995, le niveau reste relevé même si l’ambiance et la préparation n’a plus rien à voir avec le rugby professionnel.
Les lauréats 2011 (Résultats détaillés)

Ben Tapuai, champion du Queensland avec Sunnybank
Au cours d’un match épique qui a vu les équipes se départager après une prolongation, Eastwood, club de la banlieue nord de Sydney s’est imposé en finale contre les poids lourds de University of Sydney, club historique Australien. Les Woodies avaient également terminé premier du classement après la phase de poule. Les Marlins de Manly, Eastern Suburbs, Randwick et Northern Suburbs ont également pris part aux phases finales. Le point commun entre ces six clubs est la forte proportion de joueurs licenciés étant également membre d’une franchise de Super Rugby, leur permettant donc d’évoluer à un niveau supérieur aux autres clubs, plus pauvres et donc offrant moins d’avantages aux pros.
Même son de cloche du côté de Brisbane où c’est Sunnybank qui l’a emporté en finale contre le club historique des Brothers, après avoir sorti les tenants de la University of Queensland et l’autre club historique GPS Rugby. Sunnybank est un club au succès plus récent grâce au développement de Brisbane par rapport aux trois autres clubs, présents dès les débuts du rugby union dans la ville et liés aux lycées prestigieux et universités de la capitale du Queensland. Enfin sur Canberra, c’est le poids lourd des Vikings de Tuggeranong qui l’a emporté sans grande surprise contre les Western Districts Lions, club formateur de Stephen Larkham.
- Shute Shield (Sydney): Eastwood 19 – 16 Sydney University
- Queensland Premier Rugby (Brisbane): Sunnybank 35 – 24 Brothers
- John I Dent Cup (Canberra): Tuggeranong Vikings 44 – 18 Western Districts Lions
- KWIK Premier Grade (Perth): University of Western Australia 15 – 13 Nedlands
- Victorian Rugby Union (Melbourne): Melbourne RC 39 – 12 Power House
Quel intérêt
Bien que désormais certaines franchises recrutent leurs joueurs directement depuis le lycée (comme O’Connor, Genia ou Pocock), les championnats de Sydney et Brisbane servent de vivier, bien entendu pour les Waratahs et les Reds, mais également pour les Rebels ou la Force qui ne peuvent sélectionner localement suffisamment de bons joueurs, faute de licenciés.

Elvis Levi, de Penrith à Béziers
- Les joueurs ambitieux ayant échappé aux sélections jeunes ont n’ayant pas confirmé les espoirs placés en eux ont donc l’occasion de se refaire et de prouver leur valeur dans cette compétition. Au sein des Wallabies présents en Nouvelle Zélande on trouve trois joueurs faisant partie de cette catégorie à savoir Radike Samo, perdu au Japon et repéré par Ewen McKenzie l’an passé quand il jouait avec les Southern Districts; Beau Robinson, oublié par les Waratahs, perdu en seconde division Italienne et qui a également tapé dans l’œil d’Ewen McKenzie grâce à ses performances avec Warringah; et enfin Ben Alexander, repéré par les Brumbies après une bonne saison à Eastwood suite à son passage à Bradford en Angleterre. Certains joueurs au temps de jeu très limité en Super Rugby mais très investis en Club Rugby font le bonheur de clubs Européens comme Brock James (ex University of Sydney), Dane Haylett Petty (ex Gordon), Ole Avei (ex Sunnybank), Nemani Nadolo (ex Manly) ou Cameron Treloar (ex Warringah). Les recrues de Béziers Elvis Levi (ex Penrith Emus) et du Stade Français Alex Rokobaro (ex Sydney University) doivent encore prouver leur niveau en France mais suivent la lignée des joueurs précédemment cités. C’est d’ailleurs le club de Randwick qui sert de lien entre Michael Cheika, coach du Stade Français et ses recrues Morgan Turinui, Lei Tomiki et Francis Fainifo!
- Ces championnats permettent bien entendu de tester les jeunes joueurs au niveau “sénior” avant de les faire grimper à l’échelon supérieur. Cette saison a révélé ou confirmé les espoirs placés en certains rugbymen qui ont depuis signé leur premier contrat pro pour la saison 2012. Il faudra ainsi suivre de très près Nic White (Eastwood & Brumbies), Zack Holmes & Cam Crawford (Northern Suburbs & Brumbies), Aidan Toua (Easts Brisbane & Reds), Bernard Foley (Sydney University & Waratahs), Ben Seymour (Manly & Western Force) ainsi que Greg Peterson (Manly & Waratahs).

Kurt Morath, le Tongien des Eastern Suburbs
- Le rythme intense du Super Rugby n’est pas sans conséquences pour les franchises qui ont parfois été victime d’une véritable hécatombe en terme de blessés à certains postes clés. Les Waratahs (Hugh Perrett, Ben Batger, Ben Roberts), la Western Force (Brian Sefanaia, Matt Brandon, Chris Cottee) ou les Reds (Caleb Ralph, Jono Lance) ont ainsi eu recours à des back up qui ont su se mettre au niveau en cours de saison. La limitation des groupes pros à 30 joueurs va certainement permettre à de nombreux autres joueurs de se montrer au fil des blessures.
- Il n’y a pas que des Australiens dans les championnats du pays, on compte également de nombreux Islanders de plus en plus investis dans leur équipe nationale. L’ouvreur des Tonga Kurt Morath est titulaire pour les Eastern Suburbs tout comme le pilier des Fidji Campese Ma’afu. Le demi de mêlée des Samoa Jeremy Su’a joue lui pour West Harbour alors que l’ancien ouvreur des Tonga Pierre Hola vient d’être sacré champion avec Eastwood et figure parmi les meilleurs marqueurs de ce Shute Shield 2011. Les Fidjiens Seremaia Bai (Eastern Suburbs) et Albert Vulivuli (Souths Brisbane), le Samoan Daniel Leo (Sunnybank) et les Tongiens Ephraim Taukafa (Northern Suburbs) et Paino Hehea (Eastwood) ont également éclos en Australie. Enfin, faute d’opportunités au pays, des joueurs comme Nathan Hines (ex Manly), Dan Parks (ex West Harbour) ou Tom Court (ex University of Queensland) font désormais le bonheur d’autres nations.

Richard Graham
Richard Graham est l’entraîneur en chef de la Western Force depuis le départ de John Mitchell parti coacher les Lions de Johannesburg. Adjoint du technicien Néo-Zélandais en 2010, il a été également celui de Robbie Deans auprès des Wallabies à partir de 2009, précisément en charge des “skills”. Richard a fait ses gammes en tant qu’entraîneur en Angleterre, à Bath entre 2002 et 2006 sous la direction successive de Michael Foley, John Connolly et Brian Ashton. Il rejoint ensuite les Saracens de Londres où il sera l’adjoint d’Eddie Jones avant de devenir entraîneur en chef du club londonien en 2009. Au cours de sa carrière de joueur, Richard a évolué pour le club d’Easts Brisbane et a représenté le Queensland et l’Australie A. C’est surtout à sept qu’il s’est fait un nom en représentant les Wallabies Sevens entre 1998 et 2002, participant aux Jeux du Commonwealth de Kuala Lumpur et de Manchester.
Cet entretien fait suite au premier ayant eu lieu au début de la saison 2011 du Super Rugby. A retrouver sur ce lien.
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- Maintenant que la saison de Super Rugby 2011 est terminée, quelles sont les principaux progrès que vous avez notés et quels domaines doivent être améliorés? Pensez-vous avoir rempli tous les objectifs annoncés en début de saison?
A la suite de cette saison 2011 de Super Rugby, je vois trois chantiers d’améliorations pour la Western Force.
1. Culture – Nous avons travaillé dur pour mettre en place des changements positifs. Les joueurs comprennent désormais qu’ils font partie d’un groupe privilégié, savent qui ils représentent et maitrisent les moyens en leur possession pour influencer positivement les gens.
2. Ethique de travail / comprendre le professionnalisme – Il y a eu une importante prise de conscience au sein du groupe au sujet de l’intensité du travail ainsi que de la discipline requise pour être un athlète professionnel.
3. Equipe – Chaque membre du groupe comprend qu’il doit jouer en équipe et être prêt payer individuellement le prix des sacrifices collectifs.
Bien évidemment nous avons échoué à remplir tous nos objectifs vu que nous avons terminé en 12e position. Nous souhaitions terminé dans la première moitié du championnat mais nous restons optimistes au regard des courtes défaites ou des matchs nuls qui font partie de notre apprentissage et notre développement.
- Quelles seront vos principales activités en attendant le début de la prochaine saison de Super Rugby? Comment suivez vous l’activité de vos joueurs n’étant pas internationaux?
Le principal objectif est de garder les joueurs investis à temps plein aussi bien en match qu’en entraînement. Il est important d’utiliser cette période pour préparer et améliorer le physique et les skills des joueurs. Notre tournée aux Samoa fût un très bon test pour l’équipe sans nos Wallabies et autres principaux leaders. Cela nous a donné un aperçu clair de qui est capable de voyager sur une longue durée, tout en jouant une équipe nationale et en étant capable de maintenir leur niveau et leur éthique personnelle sur cette période.
- Pensez vous que la saga du transfert de James O’Connor en cours de saison a eu un impact sur l’équipe?
Pas du tout. Je pense que nous avons su compartimenter cela au sein du groupe, ce qui a été mis en évidence grâce à nos bonnes performances en fin de saison. Je pense que le groupe ainsi que toute l’organisation de la Western Force peut apprendre de cet évènement afin de nous assurer de traiter de façon appropriée les prochains cas à venir.

Napolioni Nalaga
- Le départ de James O’Connor aura bien évidemment un impact important sur la stratégie de votre équipe. Allez vous apporter des modifications importantes à vos tactiques ou allez-vous simplement le remplacer par un joueur avec le même style de jeu?
James est un excellent rugbyman mais nous avons déjà gagné des rencontres sans lui, donc nous continueront à grandir en tant que groupe. Son départ signifie qu’un autre joueur devra rapidement se développer et progresser au sein de l’équipe. La façon dont nous voulons aborder notre jeu restera globalement la même, mais il se pourrait que l’on mette en place quelques petits changements dans notre approche tactique du jeu.
Dans le même esprit, Napolioni Nalaga sera un remplaçant parfait pour David Smith. Ses exploits et ses essais sont biens documentés en France et je suis persuadé qu’il deviendra une idole de nos fans en Super Rugby. Avec ses 105kg pour 1m91, c’est un joueur très puissant qui est également très mobile. Toutes mes recherches ont abouti au constat qu’il est un joueur charmant qui travaillera dur au sein de l’environnement de la Western Force.
Effectif prévisionnel 2012 de la Western Force
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Dane avec Biarritz
Dane Haylett-Petty est l’arrière Australien du Biarritz Olympique depuis le début de la saison 2010-11. Arrivé surprise sur la côte basque avec son compatriote Michael Bond, il s’est rapidement imposé pour devenir l’un des titulaires de l’équipe de Jean-Michel Gonzalez et Jack Isaac. Né le 18 juin 1989 à Durban en Afrique du Sud, ses parents émigrent à Perth en l’an 2000 où il continue la pratique du rugby au sein du club de Cottesloe. Il grimpe petit à petit les échelons régionaux en représentant les schoolboys de Western Australia en 2006 et 2007 et sera même capitaine de cette sélection la dernière année. Il sera également membre de l’équipe nationale Australienne schoolboys en 2007. Il deviendra le premier “local” à être contracté par la Western Force en 2008, franchise où il restera jusqu’à la fin du tournoi 2010. Il jouera également pour les Highlanders de Gordon en Shute Shield dans la banlieue de Sydney en 2009 et sera membre du squad Australien de rugby à VII en 2008. En complément du rugby, Dane étudie le commerce et l’économie au sein de la prestigieuse University of Western Australia.
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Jack Isaac
- Avais-tu beaucoup entendu parler de Biarritz et du Top 14 avant d’être contacté par Jack Isaac l’an passé ? Apprécies-tu la vie au Pays Basque ?
Je ne connaissais pas grand-chose du Biarritz Olympique ou de la compétition avant mon arrivée ici. J’ai regardé quelques rencontres du Top 14 diffusés en Australie et discuté avec quelques personnes connaissant le Top 14, dont Jack Isaac, avant de signer. On m’avait dit que c’était un bel endroit pour vivre et jouer au rugby mais je crois que ça a dépassé mes attentes. J’ai vraiment apprécié ma première saison au Pays Basque. C’est un endroit magnifique !
- Quelles sont les différences tactiques clés entre le Super Rugby et le Top 14 ? Les clubs français préparent-ils leurs rencontres différemment d’en Australie ?
Je crois que le Super Rugby est une compétition plus rapide, mettant d’avantage l’accent sur l’attaque, mettre les défenses sous pression alors que les compétitions Européennes privilégient les phases de jeu (mêlée, touche, etc…), le jeu au pied tactique et la défense. Je pense que les Français se préparent légèrement différemment, ils sont plus passionnés et guidés par leurs émotions, en particulier pour les matchs à domicile. En Australie nous nous évertuons surtout à garder notre calme et en nous concentrant pour être le plus performant possible.

Justin Turner
- Tu as été le premier joueur originaire de Western Australia à signer un contrat professionnel avec la Western Force. Richard Graham a déclaré au cours de notre interview qu’il était très confiant quant à la possibilité de voir plus de joueurs originaire de Perth en Super Rugby. Partages-tu son opinion ? Penses-tu que dans un futur proche la Force sera moins dépendante des joueurs du New South Wales ou du Queensland ?
La Western Force a beau avoir été créée il y a peu de temps, les standards du rugby en Western Australia se sont améliorés de façon drastique, et cela va continuer dans la même voie en s’améliorant. Nous avons déjà assisté à l’émergence de bons joueurs locaux comme Justin Turner ou Kieran Longbottom avec la Western Force, ou même Zack Holmes avec l’équipe d’Australie Sevens. Il y a encore plus de talents qui vont éclore et qui bénéficient désormais d’un boulevard vers le professionnalisme grâce à la Force. Sans aucun doute, à terme, la région pourra former ses propres Wallabies et être moins dépendante des joueurs de la côte est.

Dane avec Gordon face à Randwick
- Tu as joué pour Gordon à la fin de la saison de Super Rugby. Penses-tu que le Shute Shield soit suffisamment compétitif pour préparer les joueurs pour le Super 15 ou la fédération Australienne doit-elle réinstaurer une compétition intermédiaire comme la Currie Cup ou l’ITM Cup ?
Le Shute Shield est une bonne compétition dès la fin du Super 15 quand tous les joueurs regagnent leurs clubs mais je crois que l’écart en terme de niveau de jeu entre les deux tournois est trop important. Je suis persuadé que la majorité des joueurs en Australie préfèreraient jouer une compétition professionnelle comme la Currie Cup afin de pratiquer un rugby de qualité tout au long de l’année.
- Malheureusement le rugby à VII est sous-estimé en France. En tant qu’international Australien de cette discipline, quels sont les skills que tu as acquis durant ta pratique de ce sport ? Sont-ils utiles en Top 14 ou en H Cup ou les stratégies semblent plus focalisées sur la défense ?
Avoir joué au rugby à VII pendant une année a été très bénéfique pour mon rugby, plus particulièrement en tant qu’outside back, pour attaquer l’espace, prendre les intervalles et sur les placages en un contre un comme il est demandé aux arrières. Le Sevens a été pris beaucoup plus au sérieux récemment en Australie et je suis sûr qu’il en sera de même en France depuis l’introduction de ce sport aux Jeux Olympiques.
- Chris Jack et Peter de Villiers ont déclaré par le passé que le talent des joueurs de l’hémisphère sud régressait en venant jouer en Europe. Es-tu d’accord avec ces déclarations ? Penses-tu pouvoir retourner jouer en Australie en étant un meilleur joueur ?
Tout dépend des raisons pour lesquelles ils signent en Europe. S’ils ne sont là que pour l’argent, ils ne jouent probablement pas au maximum de leur potentiel, mais il y a beaucoup de joueurs qui sont venus ici et qui ont excellé. Je pense personnellement m’être amélioré en jouant un rugby de qualité chaque semaine, tout au long de l’année, ce que je ne pouvais obtenir en Australie. C’est particulièrement important pour un jeune joueur, car nous apprenons énormément en jouant, en faisant des erreurs et en les rectifiant, beaucoup plus qu’en s’entrainant constamment.

Richard Graham, entraîneur of the Western Force
- Suis-tu les performances de la Western Force dans ce Super 15 ? As-tu remarqué un changement dans le style de jeu de la franchise entre les stratégies de John Mitchell et de Richard Graham ?
Je n’ai malheureusement pas pu regarder suffisamment de rencontres mais j’ai tout de même suivi leur progrès. D’après les échos, ils ont bien joué malgré certains de leurs résultats. Bien que je ne puisse pas argumenter sur les différents styles de jeu, j’ai travaillé avec les deux coachs et ils sont assez similaires, apportant un accent important sur la défense. Ca n’est pas très différent des équipes européennes, probablement parce qu’ils ont tous les deux travaillés au Royaume Uni.
- Quels sont tes projets pour la suite de ta carrière ? As-tu déjà envisagé de retourner en Afrique du Sud pour jouer dans le Super 15 ou la Currie Cup ?
Pour le moment j’apprécie énormément ma vie à Biarritz et je suis prêt à rester et jouer au rugby ici les prochaines saisons. Après cela j’aimerais retourner en Australie et rejouer en Super Rugby. Ca ne me dérangerait pas de jouer une ou deux saisons en Afrique du Sud, surtout si je peux vivre dans des villes magnifiques comme Cape Town ou Durban.






