Pacific Islanders
Les Springboks ont rempli leur contrat en remportant leurs 4 matchs de poule. La poule D avait été décrite comme étant l’une des plus difficiles de la compétition, mais les Sud-Africains ont fini leurs matchs invaincus établissant un nouveau record de 11 victoires consécutives en Coupe du Monde. Les champions du monde ont souvent souffert, notamment face aux Gallois et au Samoa après des performances en demi-teinte, mais n’ont jamais rompu. Résumé des différentes prestations Sud-Africaines.
Premier match, Afrique du Sud 17 – 16 Pays de Galles

Frans Steyn
Les Springboks sont passés proche de la correctionnelle. Dominés la majeure partie de la rencontre, il aura fallu toute la malchance et la maladresse des Gallois pour que les champions du monde en titre ne tombent pas dès leur premier match. Cette contre-performance peut s’expliquer par la mauvaise approche tactique des hommes de Peter de Villiers. L’Afrique du Sud n’a pas joué son rugby, elle a regardé les Gallois imposer leur rugby. Oublions l’image de ces Gallois totalement fous lors de la Coupe du Monde 2003 ou 2007. Ils proposaient alors un jeu débridé et destructuré qui les avait conduit en déroute contre les Fidji en 2007. Les Gallois à la sauce Warren Gatland sont une tout autre équipe. Moins de place à l’improvisation, plus de temps de jeu répétés à l’entrainement et construits, plus de patience et plus de solidité défensive avec la patte de Shaun Edwards. Ainsi, ces Gallois étaient proches de la victoire contre les Springboks ne perdant que de 5, 3 et 4 points lors des dernières rencontres.
Lors de ce match d’ouverture, les Sud-Africains n’ont pratiqué leur rugby que lors des 5 premières minutes avec un essai à la clef. Une fois qu’ils ont pris le score, l’équipe s’est repliée défensivement comme s’il ne restait que 10 minutes à jouer, alors qu’il en restait 75. Les statistiques sont là pour le prouver. Les options de jeu choisies ont été trop restrictives et ont permis aux Gallois de rester dans le match. François Steyn a utilisé à 60% son jeu au pied alors que Morné Steyn l’a utilisé à 40%. Quand on sait qu’à ce niveau, un arrière joue un ballon sur trois au pied (33%) alors qu’un ouvreur traditionnel l’utilise environ une fois sur quatre (25%). On peut ainsi se poser des questions sur la tactique des Sud-Africains, qui n’auront pas su utiliser leur avantage physique en première période pour enfoncer le clou et se mettre à l’abri.

Sam Warburton
Les Gallois n’ont pas mis en danger les Springboks dans un premier temps, ils ont peu avancé face à la muraille verte et seulement marqué par des pénalités. Les Gallois ont fait preuve d’intelligence en effectuant un travail d’usure pendant 30 minutes en première mi-temps. Ainsi, au fil du match, le rapport de force s’est inversée car à force de défendre, les Sud-Africains ont fini par s’épuiser et à perdre beaucoup de lucidité dans tous les domaines du jeu, notamment dans le jeu au sol, où Warburton le capitaine Gallois a posé de gros problèmes. Après avoir mené 7-0, les Springboks se sont retrouvés menés 10-16 à l’heure de jeu. C’est seulement à ce moment que les Sud-Africains ont remis la main sur le ballon et une très belle combinaison entre Fourie Du Preez et François Hougaard a sauvé la patrie de l’humiliation. 17-16, cela sera le score de ce match, après des ratés importants de Priestland et Hook chez les Gallois.
Deuxième match, Afrique du Sud 49 – 3 Fidji

Pat Lambie
Après leur médiocre performance contre les Gallois, les champions du monde devaient réagir contre les Fidjiens qui leur avaient posé quelques problèmes quatre ans auparavant. Les Springboks ont proposé un tout autre visage, offrant un rugby plus expansif. L’utilisation du jeu au pied a été plus raisonnable, 22% pour l’ouvreur contre seulement 10% pour le nouvel arrière Pat Lambie. Les directives de jeu ont été totalement différentes et les Sud-Africains ont imposé un bon rugby de mouvement tout en conservant une assise importante dans les phases de conquête. Face à une équipe Fidjienne loin d’être à son meilleur niveau, les Sud-Africains ont facilement disposé des joueurs du Pacifique en inscrivant six essais.
Troisième match, Afrique du Sud 87 – 0 Namibie

Jacques Burger
La différence de niveau était énorme entre l’Afrique du Sud et les « petits frères » Namibiens. Ces derniers ont probablement joué le match de leur vie afin d’attirer l’œil de recruteurs Européens et Sud-Africains. La Namibie a posé des problèmes dans les phases de rucks pendant une heure. A l’heure de jeu, le score n’était que de 38-0 pour l’Afrique du Sud, avec cinq essais inscrits. Les 20 dernières minutes furent un calvaire pour les Namibiens qui ont totalement explosé, encaissants 7 essais. Peu d’enseignements seront à tirer de ce match, si ce n’est les nombreuses erreurs de main des Sud-Africains et un certain manque d’agressivité dans les rucks.
Quatrième match, Afrique du Sud 13 – 5 Samoa

Bryan Habana
Le match ressemblait à celui contre les Gallois. L’équipe des Samoa avait annoncé la couleur, elle voulait jouer le match de leur vie et leurs joueurs ont livré une prestation de qualité et extrêmement physique. Une très bonne entame de match a vu les Springboks inscrire rapidement le premier essai de la rencontre par l’intermédiaire d’Habana. Profitant par la suite de l’avantage du vent, les champions du monde ont pu jouer dans le camp Samoan et concrétiser sur les fautes de leurs adversaires. On a ensuite vu du déchet dans le jeu Sud-Africain dans la construction offensive et les Springboks ont laissé en route quelques occasions d’essais. Mais une solide organisation défensive leur permet de finir la première période sans prendre de points et de mener 13-0.

Eliota Sapolu
La seconde période fut une autre paire de manches avec le vent de face. Les options de jeu Sud-Africaines ont paru douteuses avec une utilisation du jeu au pied de nouveau abusive. Morné Steyn a utilisé son jeu au pied plus de 50% du temps durant les quarante dernières minutes, donnant aux Samoans de précieux ballons de relances. Les Iliens se sont retrouvés dans ce jeu déstructuré et ont pu ainsi mettre en difficulté les champions du monde. La défense des Springboks fut de nouveau une satisfaction malgré de nombreux plaquages manqués, elle n’aura encaissé que 5 points au cours de cette rencontre après avoir été outrageusement dominés territorialement. Les Springboks ont plié mais n’ont pas rompu. Cependant, des motifs d’inquiétude sont de rigueur après une prestation offensive brouillone et de faibles intentions de jeu. Cela sera détaillé dans un prochain article.

Richard Kahui, homme du match
On se faisait toute une montagne des Tonga mais finalement, malgré quelques soubresauts, les Néo Zélandais sont les seuls responsables de leur méforme en seconde mi-temps. Une très bonne entame de match des hommes de Graham Henry permet aux kiwis de mener 29 – 3 à la mi-temps. J’étais plus que circonspect en voyant la composition de départ mais finalement Richard Kahui a sorti un grand match à ce poste d’ailier qui n’est pas le sien. Si seulement les blessures l’avaient un peu épargné, il pourrait être indiscutable à l’heure actuelle, et avec Conrad Smith, Henry peut se satisfaire d’avoir deux joueurs avec la tête bien pleine. Ma’a Nonu décalé en second centre pour laisser la place à Mr Offloads a été présent quasiment sur tous les essais des siens. Et enfin Israel Dagg pourrait bien avoir chassé définitivement Mils Muliaina en tribune. Un coup de mou en seconde mi-temps pour les Néo Zélandais, la faute a un banc un peu limite et à un Dan Carter en manque d’inspiration (torturé par une douleur à la main?). Gros combat en seconde mi-temps où la défense des Blacks a une nouvelle fois été énorme même si elle finira par craquer avec un bel essai mérité des Tongiens par Sona Taumalolo. Finalement un essai plus glorieux qu’un éventuel essai de pénalité qui aurait été plus que mérité suite à la domination en mêlée des Tongiens. Mais un moment de relâchement leur fera concéder un essai par Ma’a Nonu, récompensé après tout le travail abattu! Les Bleus ainsi que les futurs adversaires des All Blacks auront noté que leurs faiblesses viennent de la mêlée, du banc un peu faiblard, et de la Carter dépendance.
NOUVELLE ZELANDE 41 – 10 TONGA
Eden Park, Auckland – 60214 spectateurs
Arbitre: George Clancy
Essais: Israel Dagg (x2), Richard Kahui (x2), Jerome Kaino & Ma’a Nonu pour la Nouvelle Zélande / Sona Taumalolo pour les Tonga
Transformations: Dan Carter (x3) & Colin Slade pour la Nouvelle Zélande / Kurt Mortah pour les Tonga
Pénalités: Dan Carter pour la Nouvelle Zélande / Kurt Morath pour les Tonga
NOUVELLE ZELANDE: 1. Woodcock (17. B Franks) – 2. Hore (16. Flynn) – 3. O Franks – 4. Thorn (19. Whitelock) – 5. A Williams – 6. Kaino – 7. McCaw – 8. Vito (18. Boric) – 9. Cowan (20. Weepu) – 10. Carter (21. Slade) – 11. Toeava (22. Jane) – 12. SB Williams – 13. Nonu – 14. Kahui – 15. Dagg
TONGA: 1. Tonga’uiha (17. Taumalolo) – 2. Lutui (16. Taukafa) – 3. Filise (18. Pulu) – 4. Hehea (19. Timani) – 5. Tuineau – 6. Kalamafoni – 7. Maka (20. Vahafolau) – 8. Ma’afu – 9. Moa – 10. Morath – 11. Iongi – 12. Ma’ilei (22. Fatafehi) – 13. Hufanga (21. Fisilau) – 14. Piutau – 15. Lilo

Will Genia... homme du match
Les Wallabies ont remporté brillement ce samedi face aux Springboks leur premier match des Tri Nations même si tout n’a pas été parfait, en attestent les deux essais encaissés en fin de match démontrant un certain relâchement des hommes de Robbie Deans.
Les Australiens sont entrés sur le terrain en portant un brassard noir en hommage à Halley Appleby, jeune talonneur de la University of Queensland et ancien coéquipier de James O’Connor au Nudgee College, décédé à l’age de 21 ans suite à un placage pourtant régulier reçu lors d’un match contre GPS Rugby. Face à eux un XV Sud Africain privé de nombreux cadres mais tout de même de belle allure pour ceux qui suivent le Super Rugby. En effet les Matfield, Botha ou Habana n’ont clairement pas performé cette saison alors que Juan Smith, Heinrich Brussow ou Fourie Du Preez ont peu joué, trop souvent blessés. Les joueurs alignés samedi sont eux, malgré le faible bilan des provinces Sudafs, plutôt sorti du lot cette saison et leur sélection aurait été logique même sans l’avalanche de blessés.

Rob Simmons, petite surprise
Robbie Deans a de son côté sélectionné son équipe type privée de quelques blessés comme Drew Mitchell, Berrick Barnes ou Tatafu Polota Nau mais au regard des performances de leurs remplaçants, ils devront cravacher à leur retour. Il est vrai que les arrières ont été impressionnants, même Pat McCabe des Brumbies a haussé son niveau de jeu à un poste qu’il s’est vu attribué uniquement cette saison. Adam Ashley Cooper a lui prouvé qu’il n’était pas le même joueur quand il évolue en équipe nationale que quand il joue en club. Encore une fois énorme en défense il retrouve son niveau de l’an passé, trop souvent bridé à l’aile cette saison pour briller. Rien à rajouter concernant Quade Cooper, Will Genia, Digby Ioane, James O’Connor et Kurtley Beale, ces cinq là sont indéboulonnables et au sommet de leur art en ce moment, même si la réputation de Ioane reste faible en France, ce dernier n’ayant pas joué au Stade de France face aux Bleus en novembre dernier, et l’on sait que cette rencontre reste le mètre étalon de beaucoup de gens ici! Nick Phipps, entré en jeu à la place de Genia, a encore énormément de travail à accomplir pour pouvoir se hisser au niveau de ses coéquipiers, sa passe étant tellement lente… Il doit tarder à Robbie Deans que Luke Burgess revienne de blessure. Du côté des avants, je me suis demandé toute la semaine comment le coach kiwi des Australiens avait pu se passer de Nathan Sharpe, taulier de la seconde ligne depuis des années. Mais la performance de Rob Simmons, associée à son coéquipier chez les Reds James Horwill a été exceptionnelle, dans les airs aussi bien que dans le combat au sol. Cette complémentarité est un atout indéniable alors qu’il y a encore quelques années, les médiocres Mark Chisholm et Dean Mumm étaient titulaires. David Pocock est toujours aussi impressionnant dans son rôle de plaqueur gratteur et Rocky Elsom, n’ayant pourtant qu’une rencontre au compteur en Super Rugby, semble retrouver petit à petit son niveau de 2010. Mention spéciale à Sekope Kepu, trop souvent blessé lors des tournées depuis 2009 qui sur les deux dernières rencontres a prouvé qu’il pouvait faire oublier Benn Robinson (dont je ne suis absolument pas fan), comme ce fut déjà le cas lors du Super 15. Il a tenu son rôle en mêlée fermée et a effectué quelques placages défensifs destructeurs au bon moment. Son évolution est à suivre.

Morne Steyn critiqué
C’est vrai qu’il est très facile de taper en priorité sur l’ouvreur d’une équipe vaincue, mais une nouvelle fois les limites de Morné Steyn ont été exposées au grand jour. Il est certes l’un des meilleurs buteurs du monde mais ses lacunes dans l’animation offensive sont criantes. Associé à un demi de mêlée emprunté comme l’était Ruan Pienaar samedi, le résultat ne peut qu’être très moyen. Malheureusement même si beaucoup de voix s’élèvent en Afrique du Sud pour que le prodige Pat Lambie soit titularisé en 10, il y a de fortes chances que le conservateur Peter de Villiers ne change pas son équipe type datant de 2009. Derrière, Juan de Jongh a été plutôt moyen, Lwazi Mvovo et Gio Aplon dangereux par moments mais Bjorn Basson et Wynand Olivier ont rendu une copie catastrophique. Devant, les absences de Pierre Spies, Beast Mtawarira et Bismarck du Plessis se sont faites sentir, ainsi que l’agressivité d’un Botha ou d’un Burger à moindre mesure. Ashley Johnson a cependant été assez intéressant et j’aimerais le revoir au sein d’une équipe plus compétitive. John Smit semble par contre à bout! Le futur parisien Gerhard Mostert a été rappelé en renfort pour palier à l’éventuel forfait de Flip van der Merwe, touché aux côtes. Les Springboks affronteront le week end prochain des All Blacks en très grande forme, larges vainqueurs des Fidji vendredi dernier, et l’addition pourrait être encore plus salée pour eux!

Isitolo Maka
Isitolo Maka, l’ancien Toulousain et actuel coach des Iles Tonga, a communiqué une liste de 50 joueurs pour préparer la Coupe du Monde 2011. Plusieurs absences surprenantes comme celles des Agenais Ueleni Fono, Opeti Fonua ou Manu Ahota’e'iloa. Les anciens comme Epi Taione, Joseph Vaka ou Aleki Lutui en manque de temps de jeu et de performances n’en font également pas partie. Cependant Maka s’est allègrement servi au sein du Super 15 et de nombreux joueurs d’origine Tongienne et non sélectionnés par les Wallabies ou les All Blacks ont été nommés. On retrouve ainsi Cooper Vuna (Melbourne Rebels), Sitaleki Timani et Atieli Pakalani (NSW Waratahs), Halani Aulika, Siale Pitau et Joe Tuineau (Highlanders) ainsi que Sona Taumalolo (Chiefs). Des joueurs dont l’expérience sera bénéfique pour renforcer un groupe dont la majorité des joueurs ne connait pas le très haut niveau.
Les Tonga seront dans le groupe de la France en Coupe du Monde avec la Nouvelle Zélande, le Japon et le Canada.
GROUPE DES SELECTIONNABLES TONGIENS (les 50 joueurs de la liste sont affichés en jaune)

Tim Fairbrother vers les Harlequins
Depuis mon dernier point sur les transferts début mars (lire l’article), de nouveaux mouvements ont été concrétisés dans un marché qui est en train de s’emballer. Du côté Australien, le départ d’Adam Ashley-Cooper des Brumbies vers les Waratahs est bien entendu un évènement. Si officiellement il souhaite se rapprocher de sa compagne et de sa famille (il est originaire de la Central Coast), il est difficile de croire que les soucis d’organisation du club de Canberra n’ont pas pesé dans la balance. Les Tahs n’ont pour l’instant qu’un seul départ à déplorer, Sitaleki Timani ayant annoncé avoir signé au Japon. Luke Burgess est toujours pressenti à Toulouse mais la perspective d’évoluer dans une équipe des Waratahs ayant belle allure pourrait lui faire changer d’avis. S’il rejoint tout de même l’Europe, Nick Phipps, demi de mêlée des Melbourne Rebels et de Sydney University sera courtisé. Dean Mumm, Tatafu Polota-Nau et Wylciff Palu ont eux prolongé de deux ans avec la franchise des Nouvelles-Galles du Sud. Les autres équipes australiennes sont un peu plus calmes, seul Tim Fairbrother de la Western Force étant officiellement partant pour les Harlequins de Londres. Si le Midi Olympique a annoncé Danny Cipriani au Stade Français, rien n’a encore filtré down under.

Sitiveni Sivivatu vers Clermont
Les Néo-Zélandais eux commencent à accumuler les départs. Du côté des Crusaders, la charnière remplaçante composée de Matt Berquist et Kahn Fotuali’i rejoindra la Magners League, respectivement au Leinster et aux Ospreys. Tyson Keats des Hurricanes jouera lui aussi en Ligue Celte mais le club n’a pas encore été communiqué. Dan Carter n’a encore rien signé mais son nom circule au Racing, à Bath et à Northampton. Les Blues ont annoncé les départs pour Belfast et la province d’Ulster du pilier John Afoa et de l’utility back Jared Payne. Enfin deux mouvements concernent le Top 14 et l’ASM Clermont. La recrue phare du club auvergnat s’appelle Sitiveni Sivivatu, l’ailier d’origine Fidjienne des Chiefs. Sione Lauaki venant d’annoncer sur son twitter son retour en Super Rugby (“Have just signed to come back home for super rugby.. Happy.. But hope to finish strong here.. #happydays”), il est possible qu’il prenne le chemin inverse et rejoigne son ancien club à Hamilton. Du côté des rumeurs, Brad Thorn et Mils Muliaina devraient signer au Japon malgré les soucis financiers liés à la série de catastrophes touchant le pays du soleil levant. Sonny Bill Williams pourrait lui rester en Nouvelle Zélande.

Francois Louw vers Bath
Seulement deux départs officiels en Afrique du Sud depuis l’annonce du transfert de Bakkies Botha à Toulon. Francois Louw, le troisième ligne des Stormers rejoindra Bath en Angleterre pour une seule saison et l’ancien Toulonnais et actuel seconde ligne des Sharks Steven Sykes jouera pour le Leinster. Enfin Peter de Villiers souhaite que Francois Steyn soit recruté par les Lions de Johannesburg pour participer à la fin du Super 15 dès la clôture du Top 14. Pas sûr que Pierre Berbizier et Jacky Lorenzotti abondent dans ce sens.
Quid des Islanders et Argentins?

Campese Ma'afu traverse la baie de Sydney
Le Stade Français cherche à renouveler son effectif, essentiellement devant, et a dans cette optique recruté deux piliers pour la saison prochaine. Stan Wright des Iles Cook rejoindra son ancien coach en provenance du Leinster suivi par l’argentin Nahuel Tetaz Chaparro, actuel membre des Pampas XV en Vodacom Cup et habituel joueur de La Plata. Josh Matavesi, ouvreur fidjien d’Exeter a signé au Racing Metro 92 pour deux saisons et demi (il aura le statut de joker médical suite à la blessure de Juan Martin Hernandez pour la fin de saison), et Josh Tatupu le centre Samoan de Castres prendra sa place en Angleterre la saison prochaine.
Du côté des Islanders participant au Shute Shield, les Tongiens Pierre Hola et Kurt Morath progressent en quittant respectivement Parramatta et les Southern Districts pour Eastwood et les Eastern Suburbs. Il en est de même pour le fidjien Campese Ma’afu qui rejoint lui aussi les Eastern Suburbs en provenance de West Harbour.
Vous pouvez suivre en temps réel l’actualité des transferts sur la page dédié à ce sujet sur Sud Rugby (accès).


