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Heyneke Meyer, le CV le plus impressionnant
A l’instar du XV de France et contrairement aux All Blacks, la fédération Sud Africaine a décidé de se doter des meilleures compétences disponibles. Une indication que les Springboks souhaitent bien reconquérir le titre de champion du monde en 2015 en suivant la stratégie de beaucoup de leurs franchises qui vont dès cette année lancer de nombreux jeunes dans le grand bain.
Depuis la semaine passée cette nomination était un secret de polichinelle malgré son statut de favori logique. Favori il l’était déjà en 2007 pour succéder à Jake White après le Mondial victorieux des Springboks en France. Malheureusement l’inexpérimenté Peter de Villiers a été choisi pour lui succéder pour les raisons politiques que nous connaissons tous. Au final le résultat a été désastreux pour les Boks. Aujourd’hui Heyneke Meyer possède un des plus beau palmarès du rugby Sud Africain, mais était surtout le coach de la première équipe Sudaf à remporter le Super Rugby, les Bulls en 2007. Après la désillusion suite à la nomination de De Villiers, Meyer a quitté Pretoria pour succéder à Marcelo Loffreda à la tête des Tigers de Leicester. Une expérience avortée rapidement car il est rentré au pays suite à de graves soucis familiaux. Il s’est réengagé en 2010 auprès des Bulls mais cette fois ci en tant que manager général (director of rugby), laissant le poste d’entraîneur de la franchise à Frans Ludeke. Après un nouveau titre en Super Rugby en 2010 (le troisième des Bulls), il s’est surtout évertué à recruter et former la nouvelle génération prête à remplacer les vieillissants Matfield, Botha ou Du Preez. Nous en verrons les fruits dans les prochaines saisons.
Les adjoints connus ultérieurement mais fortement pressentis
Meyer ne devrait bien entendu pas arriver seul et devrait être aidé dans sa tâche par Rassie Erasmus, démissionnaire il y a trois semaines de la Western Province, une décision qui avait provoqué des rumeurs l’envoyant à la tête des Springboks, dans le staff de Nick Mallett auprès du XV de la Rose ainsi qu’en successeur de Patrice Lagisquet au Biarritz Olympique. Il devrait donc occuper un poste de consultant technique proche du rôle d’adjoint. La fédération Sud Africaine frapperait ainsi un grand coup en s’adjugeant les services des deux patrons techniques des franchises rivales les plus performantes à savoir les Bulls et les Stormers. En charge des arrières et des skills, la fédération devrait promouvoir Paul Treu, entraîneur des Blitzbokke (équipe nationale de rugby à VII) depuis 2004. Il possède certes peu d’expérience dans le rugby à XV, mais ses compétences en stratégies offensives et en défense en un contre un seraient primordiales. La stratégie défensive de l’équipe devrait être gérée par Jacques Nienaber, qui a dépanné les Springboks précédemment en 2010 et 2011. Nienaber est un stratège défensif réputé internationalement avec une réussite reconnue avec les Stormers, la Western Province et les Springboks.
C’était un secret de polichinelle et compte tenu de l’empressement de la fédération Néo Zélandaise à nommer son nouvel entraîneur, il n’y avait plus guère de doutes à avoir. C’est donc en toute logique, renforcé par le soutien du coach sortant Graham Henry, que Steve Hansen a été nommé entraîneur des All Blacks pour les deux prochaines saisons. Adjoint d’Henry pendant sept ans avec Wayne Smith, Steve Hansen pouvait se targuer de l’appui d’une majorité du comité directeur ne laissant guère d’espoir à son concurrent Vern Cotter. Les Clermontois peuvent donc souffler! Il avait de toute façon peu d’espoir compte tenu de la faible médiatisation du rugby Européen en Nouvelle Zélande. La fédération a donc choisi la continuité espérant surfer sur le titre mondial obtenu cette année. Mais est-ce le bon choix?

Steve Hansen, nouveau coach des All Blacks - Credits: Sarah Ivey
Difficile à dire car il est tout de même plus facile de gagner à la tête des All Blacks qu’à la tête d’un autre pays. Graham Henry, avant d’entraîner les kiwis, avait remporté plusieurs Super 12 avec les Blues d’Auckland et obtenu de bons résultats à la tête du Pays de Galles et des Lions Britanniques lors de leur tournée 2001 en Australie. La seule expérience de Steve Hansen en tant que “head coach” était à la tête de ces mêmes gallois en 2003 après avoir une première fois succédé à Henry. Une année aux résultats mitigés avec 11 défaites d’affilée (série interrompue après un succès face aux faibles Roumains) dont les cinq matchs du tournoi, mais avec un bon niveau de jeu affiché lors de la Coupe du Monde 2003 et des gros matchs contre les All Blacks et l’Angleterre en quarts. Il a préféré quitter le Pays de Galles en 2004 pour rejoindre Graham Henry fraichement nommé à la tête des All Blacks, mais pas sûr que la fédération Galloise souhaitait le conserver. Voilà pour l’unique ligne d’entraîneur en chef dans le CV de Steve Hansen. Mais comme expliqué plus haut, gagner des matchs sera moins difficile à la tête des All Blacks, malgré le vieillissement des cadres.
L’ancien policier est nommé pour deux ans, une décision surprenante car généralement les entraîneurs sont nommés pour un cycle de quatre saisons. C’est cependant la même chose en Australie où Robbie Deans, très critiqué, n’a été prolongé que deux saisons. La fédération Néo Zélandaise a t’elle tout de même des doutes concernant son nouvel entraîneur? Il est vrai que dans l’euphorie du titre, fort du soutien d’un Henry rentré dans la légende, un chamboulement à la tête des All Blacks aurait été difficilement compris en Nouvelle Zélande. L’équipe devra donc faire bonne figure lors des deux premiers Rugby Championship face à des Australiens revanchards, des Sud Africains en reconstruction et des Argentins à la motivation décuplée. Reste désormais à savoir avec quel adjoint Hansen dirigera les coéquipiers de Richie McCaw. Ne souhaitant pas reproduire le schéma managérial précédent, un unique adjoint sera nommé laissant présager d’un fort investissement d’Hansen au cours des entraînements. Les noms de Ian Foster, ancien coach des Chiefs, et de Aussie McLean, ancien coach de Canterbury et ami proche ont circulé ces dernières semaines.
Cette nomination doit également faire plaisir aux médias Néo Zélandais et Australiens ainsi qu’à la Boucherie Ovalie. Depuis leur passage à Canterbury puis aux Crusaders où ils étaient respectivement entraîneur et adjoint, Robbie Deans et Steve Hansen se détestent cordialement. Plus qu’avec Graham Henry, s’est avec Hansen que Deans a souvent eu des accrochages par presse interposée ou en direct. On s’attend donc à de nombreuses joutes verbales entre ces deux coachs sous pression!
Le groupe des sélectionnables All Blacks pour les saisons à venir.

A l’occasion du centenaire de l’ASM fêté lors du dernier match de H Cup opposant les auvergnats aux italiens d’Aironi, Sudrugby vous propose de faire une rétrospective de tous les sudistes ayant marqué l’histoire de ce club. Pour cela carte blanche à Simon, supporter des jaunards qui se lance dans son premier article.
On va mettre tout de suite les choses au clair : Pierre Mignoni bien que Toulonnais n’est pas inclus dans le décompte des sudistes de l’ASM alors Jaque Fourie aurait pu, lui, en faire partie… Le centenaire de l’ASM, fêté au passage contre une franchise créée il y un an, a permis de retrouver quelques têtes connues des fans auvergnats. L’ASM a depuis 1978 régulièrement intégré des joueurs de l’Hémisphère Sud dans son squad. De Fred Moore à Sitiveni Sivivatu en passant par Tony Marsh, revue d’effectif, volontairement élargie aux pays non “traditionnels” du rugby (USA, Canada, Maroc, Japon etc…).
Les pionniers:

Joe Karam
Arrivé en 1972, Ashley Moore (AUS, 2ème ligne) est suivi l’année suivante par un All Black aux 42 sélections : Joe Karam (NZL, Arrière). Autant vous le dire tout de suite, si le premier a 25 matchs répertoriés avec l’ASM, le second n’en a aucun malgré une très belle carrière (bien répertoriée sur le site www.allblacks.com). Quelques années plus tard et 34 ans après le D-Day, Fred Weber (USA, 2ème ligne) débarque sur les plages de Clermont. Ce solide deuxième ligne (1m95 pour 106kg, bon d’accord Jauzion a les mêmes mensurations) est né à San Francisco en 1952. Il s’impose après une première saison plutôt difficile. La suite est bien plus réjouissante avec deux finales (perdues vous vous en doutez) de championnat de France et une place de choix dans le très fameux « monstre à 16 pattes ». Il faut attendre pas moins de 30 ans (excepté l’épisode Ferguson) pour retrouver trace d’un sudiste à l’ASM… Et pas si sudiste que çà finalement…

Tony Marsh
Le français:
Arrivé en provenance des Crusaders avec deux titres de Super 12 au palmarès (Crusaders 1998 et Blues 1997), il s’impose d’entrée et accède à la finale du championnat. Encore une fois vous connaissez l’issue du match… La suite est une succession de saisons pleines. Il est LE patron de la ligne de trois quart montferrandaise. Il atteint une nouvelle fois la finale du championnat en 2000/2001 contre Toulouse. L’année suivante, il connait la première de ses 21 sélections avec la France contre l’Afrique du Sud. Indiscutable, il remporte le Grand Chelem 2002. L’année 2003 est toute en contraste avec le diagnostic d’un cancer des testicules en mars et une demi finale de RWC. Il décide de mettre un terme à sa carrière internationale en 2004 et cette même année l’ASM joue à la fois les play-down et la finale du Bouclier Européen… 161 matchs, 37 essais et 1 pénalité (^^) plus tard, sa carrière à Clermont s’achève comme un symbole au Stade de France en 2007 (Finale du Top14 perdue face au Stade Français). Il restera un des joueurs marquants de l’ASM mais aussi de l’Equipe de France. Drôle de revanche pour un indésirable chez les Blacks…

Richard Graham
Richard Graham est l’entraîneur en chef de la Western Force depuis le départ de John Mitchell parti coacher les Lions de Johannesburg. Adjoint du technicien Néo-Zélandais en 2010, il a été également celui de Robbie Deans auprès des Wallabies à partir de 2009, précisément en charge des “skills”. Richard a fait ses gammes en tant qu’entraîneur en Angleterre, à Bath entre 2002 et 2006 sous la direction successive de Michael Foley, John Connolly et Brian Ashton. Il rejoint ensuite les Saracens de Londres où il sera l’adjoint d’Eddie Jones avant de devenir entraîneur en chef du club londonien en 2009. Au cours de sa carrière de joueur, Richard a évolué pour le club d’Easts Brisbane et a représenté le Queensland et l’Australie A. C’est surtout à sept qu’il s’est fait un nom en représentant les Wallabies Sevens entre 1998 et 2002, participant aux Jeux du Commonwealth de Kuala Lumpur et de Manchester.
Cet entretien fait suite au premier ayant eu lieu au début de la saison 2011 du Super Rugby. A retrouver sur ce lien.
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- Maintenant que la saison de Super Rugby 2011 est terminée, quelles sont les principaux progrès que vous avez notés et quels domaines doivent être améliorés? Pensez-vous avoir rempli tous les objectifs annoncés en début de saison?
A la suite de cette saison 2011 de Super Rugby, je vois trois chantiers d’améliorations pour la Western Force.
1. Culture – Nous avons travaillé dur pour mettre en place des changements positifs. Les joueurs comprennent désormais qu’ils font partie d’un groupe privilégié, savent qui ils représentent et maitrisent les moyens en leur possession pour influencer positivement les gens.
2. Ethique de travail / comprendre le professionnalisme – Il y a eu une importante prise de conscience au sein du groupe au sujet de l’intensité du travail ainsi que de la discipline requise pour être un athlète professionnel.
3. Equipe – Chaque membre du groupe comprend qu’il doit jouer en équipe et être prêt payer individuellement le prix des sacrifices collectifs.
Bien évidemment nous avons échoué à remplir tous nos objectifs vu que nous avons terminé en 12e position. Nous souhaitions terminé dans la première moitié du championnat mais nous restons optimistes au regard des courtes défaites ou des matchs nuls qui font partie de notre apprentissage et notre développement.
- Quelles seront vos principales activités en attendant le début de la prochaine saison de Super Rugby? Comment suivez vous l’activité de vos joueurs n’étant pas internationaux?
Le principal objectif est de garder les joueurs investis à temps plein aussi bien en match qu’en entraînement. Il est important d’utiliser cette période pour préparer et améliorer le physique et les skills des joueurs. Notre tournée aux Samoa fût un très bon test pour l’équipe sans nos Wallabies et autres principaux leaders. Cela nous a donné un aperçu clair de qui est capable de voyager sur une longue durée, tout en jouant une équipe nationale et en étant capable de maintenir leur niveau et leur éthique personnelle sur cette période.
- Pensez vous que la saga du transfert de James O’Connor en cours de saison a eu un impact sur l’équipe?
Pas du tout. Je pense que nous avons su compartimenter cela au sein du groupe, ce qui a été mis en évidence grâce à nos bonnes performances en fin de saison. Je pense que le groupe ainsi que toute l’organisation de la Western Force peut apprendre de cet évènement afin de nous assurer de traiter de façon appropriée les prochains cas à venir.

Napolioni Nalaga
- Le départ de James O’Connor aura bien évidemment un impact important sur la stratégie de votre équipe. Allez vous apporter des modifications importantes à vos tactiques ou allez-vous simplement le remplacer par un joueur avec le même style de jeu?
James est un excellent rugbyman mais nous avons déjà gagné des rencontres sans lui, donc nous continueront à grandir en tant que groupe. Son départ signifie qu’un autre joueur devra rapidement se développer et progresser au sein de l’équipe. La façon dont nous voulons aborder notre jeu restera globalement la même, mais il se pourrait que l’on mette en place quelques petits changements dans notre approche tactique du jeu.
Dans le même esprit, Napolioni Nalaga sera un remplaçant parfait pour David Smith. Ses exploits et ses essais sont biens documentés en France et je suis persuadé qu’il deviendra une idole de nos fans en Super Rugby. Avec ses 105kg pour 1m91, c’est un joueur très puissant qui est également très mobile. Toutes mes recherches ont abouti au constat qu’il est un joueur charmant qui travaillera dur au sein de l’environnement de la Western Force.
Effectif prévisionnel 2012 de la Western Force
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