Four Nations – All Blacks

George Gregan le chef d'orchestre des Wallabies
Même si aujourd’hui la Bledisloe Cup ressemble plus à un concept mercantile, elle représente pourtant une tradition âgée de 80 ans agrémentée de matchs légendaires. Aujourd’hui Néo Zélandais et Australiens s’affrontent de nombreuses fois par an, dont une rencontre délocalisée pour appâter la clientèle asiatique, ôtant toute incertitude entre ces deux équipes qui se connaissent par cœur. Les faits divers autour de ces rencontres (Quade Cooper et ses claques sur Richie McCaw ou les passes d’armes entre Steve Hansen et Robbie Deans) ont fait plus parler d’elles que le superbe essai de Radike Samo! Pourtant il y a un peu plus de dix ans a eu le lieu “le match du siècle”, également nommé “a test match made in heaven”, entre les Wallabies champion du monde et les All Blacks qui auraient du l’être si les Français n’avaient pas “osé” les humilier une seconde fois après le Rainbow Warrior. Le 15 juillet 2000, après le premier Six Nations de l’histoire qui avait vu l’Angleterre remporter le tournoi, l’Irlande lancer un petit jeune nommé Brian O’Driscoll qui se permit un hat trick au Stade de France et Bernard Laporte titulariser Legi Matiu face aux Gallois, et avant les Jeux de Sydney, le Stadium Australia (ou ANZ Stadium) a été le théâtre d’une rencontre hors du commun avec de nombreux joueurs de légende des deux côtés et une affluence record de 109 874 spectateurs.
Un départ canon des All Blacks

Tana Umaga, fraîchement nommé coach des Counties Manukau
Trois essais en cinq minutes! Difficile à croire mais pourtant vrai, les Wallabies semblant être encore dans le bus en ce début de rencontre. Dès la première minute à la suite d’une mêlée, Andrew Mehrtens tape un coup de pied que Chris Latham rattrape mal et qu’il ne peut transmettre à Joe Roff. Tana Umaga en profite pour intercepter le ballon et foncer inscrire l’essai alors que Stirling Mortlock tente en vain de le rattraper. Après la transformation de Mehrtens, sur le coup d’envoi, des Australiens brouillons et mal placés se font surprendre par Jonah Lomu sur l’aile gauche. Comme souvent, seul George Gregan est capable de le mettre au sol (le seul à utiliser son cerveau) mais le colosse a le temps de transmettre la balle à Pita Alatini qui aplatît dans l’en-but. Mehrtens transforme une nouvelle fois et sur un coup d’envoi court de Stephen Larkham, Norm Maxwell (aujourd’hui entraîneur de Vigo en Espagne) récupère la balle. Les Australiens à la rue et défensivement aussi efficaces qu’une porte de saloon ne peuvent empêcher la combinaison entre Marshall, Ieremia et Alatini. Ce dernier envoi un Christian Cullen lancé directement vers l’en but. Nous sommes à la 5e minute! Une transformation puis une pénalité plus loin et les All Blacks coachés par Wayne Smith sont devant sur le score de 24 à 0.
Les Wallabies recollent

Stirling Mortlock, auteur d'un doublé à l'aile
Alors qu’on les croyait au fond du trou, les Wallabies, emmenés par le grand John Eales et boostés par un Jim Williams (l’adjoint de Robbie Deans récemment mis à pied) en très grande forme se réveillent. Après quelques temps de jeu, Gregan passe à Larkham qui réalise une de ses actions les plus célèbres (avec le drop de 99) et enrhume Mehrtens et Ieremia pour transmettre à son ailier Stirling Mortlock qui n’a plus qu’à terminer le boulot malgré le retour désespéré de Lomu. Il s’occupera d’ailleurs de transformer son essai. Nous en sommes désormais à 24-7 à la 10e minute. 9 minutes plus tard, suite à une touche de Michael Foley (aujourd’hui coach des NSW Waratahs) bien captée par John “Nobody” Eales, Gregan transmet à Jim Williams qui remonte quasiment les 22 derniers mètres adverses pour être plaqué juste avant la ligne d’en-but des kiwis. Suite au regroupement Gregan transmet la balle à un Mortlock lancé comme un bulldozer et qui réalise donc le doublé. Malheureusement, l’absence de buteur régulier en Australie existe depuis la retraite de Michael Lynagh et Mortlock ne transforme pas! Le score est de 24-12 à la vingtième minute. Sept minutes plus tard, après un nouveau regroupement devant les poteaux des All Blacks suite à une action menée par Larkham et Dan Herbert (un habitué de la CPAM du Languedoc Roussillon), Gregan (qui a changé de maillot, les All Blacks ayant déjà des problèmes pour rester dans leur camp à l’époque) transmet à un Chris Latham lancé qui évite un placage de Kees Meeuws et s’arrache jusqu’à l’en-but, se faisant assommer par David Wilson au passage. Deux minutes après la transformation de Mortlock (pour un 24-19) on se retrouve dans la même situation face aux poteaux. Malgré une bonne défense en ligne des All Blacks qui empêchent coup sur coup Larkham puis Roff (une première fois) et Herbert d’aplatir, ils ne peuvent rien sur la seconde tentative de Joe Roff qui semble toutefois bénéficier de l’aide “involontaire” de John Eales. Mortlock ne transforme pas et l’on se retrouve à 24 partout à la mi temps.
Une seconde mi temps serrée

Jonah Lomu auteur de l'essai de la victoire
Sept minutes après la fin de la pause, les Wallabies prennent pour la première fois la tête grâce à une pénalité de Stirling Mortlock. Les All Blacks récupèrent la balle sur le renvoi de Mehrtens et après une passe de Taine Randell, Justin Marshall traverse le terrain sur 40m en diagonale et inscrit le quatrième essai des Néo Zélandais. A la 36e minute, alors que le score est de 34 à 30 pour les visiteurs, George Gregan se faufile pour se rapprocher de la ligne adverse. Après plusieurs temps de jeu, le talonneur remplaçant Jeremy Paul inscrit le cinquième essai des Aussies en coin. Andrew Walker, éphémère joueur de Gaillac qui a remplacé Mortlock, ne transforme pas pour sa première sélection à XV, lui qui fut le premier échec des transfuges du XIII des années 2000 (avant Tuqiri, Sailor, Rogers, Tahu ou Cross). Les Australiens mènent alors 35 à 34 et dans les arrêts de jeu (le temps effectif n’était pas encore d’actualité), après de multiples temps de jeu, Taine Randell profite du télescopage entre Jason Little et Andrew Walker pour transmettre à un Jonah Lomu esseulé qui crucifie les Wallabies à la 83e! Un match dantesque qui se termine sur le score de 39 à 35 pour les All Blacks. Les Wallabies prendront leur revanche à Wellington trois semaines plus tard et remporteront ce Tri Nations 2000.
WALLABIES
1. Richard Harry (NSW Waratahs) / 2. Michael Foley (Queensland Reds) / 3. Fletcher Dyson (Queensland Reds) / 4. David Giffin (ACT Brumbies) / 5. John Eales (cap) (Queensland Reds) / 6. Mark Connors (Queensland Reds) / 7. David Wilson (Queensland Reds) / 8. Jim Williams (ACT Brumbies) / 9. George Gregan (ACT Brumbies) / 10. Stephen Larkham (ACT Brumbies) / 11. Joe Roff (ACT Brumbies) / 12. Jason Little (NSW Waratahs) / 13. Dan Herbert (Queensland Reds) / 14. Stirling Mortlock (ACT Brumbies) / 15. Chris Latham (Queensland Reds)
Remp: 16. Jeremy Paul (ACT Brumbies) / 17. Toutai Kefu (Queensland Reds) / 18. Rod Kafer (ACT Brumbies) / 19. Glenn Panoho (Queensland Reds) / 20. Andrew Walker (ACT Brumbies) / 21. Troy Jaques (ACT Brumbies) / 22. Sam Cordingley (non entré) (Queensland Reds)
Coach: Rod MacQueen / Ass: Ewen McKenzie
ALL BLACKS
1. Carl Hoeft (Highlanders) / 2. Anton Oliver (Highlanders) / 3. Kees Meeuw (Highlanders) / 4. Todd Blackadder (cap) (Crusaders) / 5. Norm Maxwell (Crusaders) / 6. Taine Randell (Highlanders) / 7. Scott Robertson (Crusaders) / 8. Ron Cribb (Crusaders) / 9. Justin Marshall (Crusaders) / 10. Andrew Mehrtens (Crusaders) / 11. Jonah Lomu (Hurricanes) / 12. Pita Alatini (Highlanders) / 13. Alama Ieremia (Hurricanes) / 14. Tana Umaga (Hurricanes) / 15. Christian Cullen (Hurricanes)
Remp: 16. Josh Kronfeld (Highlanders) / 17. Troy Flavell (Blues) / 18. Byron Kelleher (Highlanders) / 19. Mark Hammett (Crusaders) / 20. Tony Brown (Highlanders) / 21. Leon MacDonald (non entré) (Crusaders) / 22. Craig Dowd (Blues)
Coach: Wayne Smith / Ass: Tony Gilbert
Score Final: 35-39
Essais: Stirling Mortlock (x2), Chris Latham, Joe Roff et Jeremy Paul pour l’Australie / Tana Umaga, Pita Alatini, Christian Cullen, Justin Marshall et Jonah Lomu pour la Nouvelle Zélande
Transformations: Stirling Mortlock (x2) pour l’Australie / Andrew Mehrtens (x4) pour la Nouvelle Zélande
Pénalités: Stirling Mortlock (x2) pour l’Australie / Andrew Mehrtens (x2) pour la Nouvelle Zélande
ET BONNES FÊTES DE FIN D’ANNÉE A TOUS!
Dans cet article je ne cherche en aucun cas à remettre en cause l’intégration des Pumas qui me fait personnellement énormément plaisir. Je souhaite juste mettre en avant un point important relevé par un bloggeur Sud Africain et qui illustre un des problèmes majeurs dont souffre le rugby de l’hémisphère sud, Afrique du Sud et Nouvelle Zélande en tête.
Tous les acteurs du rugby (fédérations, ligues, clubs, joueurs et même fans) s’accordent à dire que trop de rugby est néfaste pour l’image de ce sport et dangereux pour l’intégrité physique des joueurs. Cependant ces mêmes acteurs sont les spécialistes pour faire de grandes annonces ou promesses pour ensuite se tirer une balle dans le pied en mettant en place l’opposé de leurs déclarations! Malgré les premiers signaux d’alarme de professionnels de la santé en sport (comme le professeur Sud Africain Tim Noakes), les instances ne font qu’instaurer plus de rugby avec des compétitions plus longues (Rugby Championship & Super Rugby), et intercalent des rencontres internationales (3e Bledisloe Cup ou 3e affrontement en Tri Nations) tout en condamnant le concept! Alors avidité obscène, stupidité ou actions dénuées d’intérêt pour les joueurs? Le jeu est en pleine mutation et est impitoyablement modelé et déformé par des forces autres que celles qui sont sur le terrain! Les footeux jouent peu de rencontres pour leur pays, les joueurs de cricket participent eux à peu de matchs pour leurs clubs mais les rugbymen semblent en jouer beaucoup pour leurs clubs ainsi que leur nation! Cela a encore moins de sens quand, en plus de la nature ultra physique du sport, les joueurs sont vilipendés comme n’ayant plus l’amour du maillot ou ne souhaitant plus s’engager à fond à la moindre contre performance ou au moindre coup de mou dans une saison. Il est donc primordial d’instaurer des limites mais il est difficile de savoir si les instances (IRB, SANZAR, ERC etc…) ne font que piloter cette transformation pour simplement profiter de la demande en utilisant les ressources à leur disposition pour leur propre avidité et prospérité quitte à atteindre un point de rupture inévitable.
La SANZAR vient d’officialiser l’intégration de l’UAR (fédération argentine) dans son organisation permettant donc à l’Argentine de rejoindre le trio Afrique du Sud, Australie et Nouvelle Zélande lors de leur compétition annuelle. Une évolution qui est méritée depuis des années et qui correspond à la volonté des nations du sud de conserver la plus grande influence sur le rugby mondial. Ce Rugby Championship se jouera du 18 août au 6 octobre et toutes les nations engagées s’affronteront à deux reprises (domicile et extérieur). Le calendrier de la compétition permet aux effectifs de bénéficier de deux semaines de repos après deux rencontres jouées. Cette compétition débutera à la suite d’un Super Rugby dont la finale est prévue le 4 août et qui sera ajourné du 2 au 29 juin afin de laisser les joueurs à disposition de leurs équipes nationales pour les habituels tests du mois de juin! Avec la probable introduction des Southern Kings (la franchise de Port Elizabeth) en 2013, la situation devrait empirer! Ce “Four Nations” chevauchera également la Currie Cup et l’ITM Cup ainsi que les championnats Européens donc les joueurs appelés en cas de blessures ne devraient pas être plus “reposés” que les internationaux! N’oublions bien sûr pas les habituels tests d’automne qui ne seront pas supprimés et qui devraient toujours débuter au début du mois de novembre!

Agustin Pichot, grand artisan de l'intégration des Pumas au Rugby Championship
Même si l’annonce était dans les tuyaux depuis l’an passé, c’est désormais officiel, les Pumas Argentins intègrent les Tri Nations qui s’appelleront désormais, pour faire simple, The Rugby Championship. Four Nations semblait être une des choix les plus logiques mais l’existence d’un tournoi des quatre nations en Rugby à XIII a certainement motivé cette décision. L’ancien capitaine des Pumas Agustin Pichot s’est évertué à développer le rugby professionnel dans son pays, une quête difficile tant les amateurs comme la URBA, la toute puissante fédération de Buenos Aires, ont savonné la planche de l’ancien demi de mêlée en mettant la pression sur les joueurs. Les Pampas XV, une sélection des meilleurs joueurs non professionnels du pays a eu le droit de participer à la Vodacom Cup en Afrique du Sud, réussissant même à la remporter sans perdre un seul match lors de l’édition 2011. Les Pumas auront donc l’occasion de s’étalonner chaque année contre les trois nations majeures du sud à partir d’août prochain. Ils pourront également bénéficier de leurs meilleurs joueurs sous contrat avec des clubs Européens grâce à une directive de l’IRB augmentant la durée de mise à disposition des internationaux par leurs clubs !
Calendrier :
18 août 2012
- Australie vs Nouvelle Zélande (ANZ Stadium, Sydney)
- Afrique du Sud vs Argentine (Newlands, Cape Town)
25 août 2012
- Nouvelle Zélande vs Australie (Eden Park, Auckland)
- Argentine vs Afrique du Sud (non disponible)
8 septembre 2012
- Australie vs Afrique du Sud (Subiaco Oval, Perth)
- Nouvelle Zélande vs Argentine (Westpac Stadium, Wellington)
15 septembre 2012
- Australie vs Argentine (Skilled Park, Gold Coast)
- Nouvelle Zélande vs Afrique du Sud (Forsyth Barr Stadium, Dunedin)
29 septembre 2012
- Afrique du Sud vs Australie (Loftus Versfeld, Pretoria)
- Argentine vs Nouvelle Zélande (non disponible)
6 octobre 2012
- Afrique du Sud vs Nouvelle Zélande (non disponible)
- Argentine vs Australie (non disponible)
Demain à 12h, la répétition de ce qui pourrait être la finale de la Coupe du Monde 2011 aura lieu depuis le Suncorp Stadium de Brisbane. Les Australiens reçoivent les Néo Zélandais pour une rencontre qui désignera le vainqueur des derniers Tri Nations de l’histoire avant l’intégration des Pumas d’Argentine la saison prochaine. Comme en plus Canal + nous fait l’honneur de le diffuser en live, autant ne pas manquer cette seconde édition de la Bledisloe Cup 2011. Vous pourrez également suivre un LT sur mon compte twitter.

James O'Connor, le grand absent
Les deux équipes ont joué le jeu pour cette dernière rencontre, les équipes types ayant été alignés malgré le risque sérieux de blessures à environ quinze jours du début du tournoi mondial. Une exception toutefois du côté des Wallabies avec l’absence de James O’Connor, suspendu huit jours pour avoir manqué la présentation officielle des 30 mondialistes Australiens lors d’une cérémonie organisée par leur sponsor majeur, Qantas. Après quelques jours sans véritable explication, les journalistes fouille merde locaux ont découvert que O’Connor, accompagné de Kurtley Beale, avait passé sa soirée dans deux bars des Eastern Suburbs (Double Bay et Bondi Junction pour les connaisseurs). On était d’ailleurs pas loin de connaitre le nombre de Jagërbombs qu’ils s’étaient enfilés avant qu’une sombre histoire de baston ayant eu lieu à Paris en novembre dernier avant la fameuse déroute des Bleus ne refasse surface. On apprendra très vite que les trois “wonder kids” du rugby Australien (Kurtley Beale, Quade Cooper et James O’Connor) se seraient “un peu bousculés” après le verre de trop. Quel intérêt de sortir ce genre d’histoire alors que les Wallabies attaquent une Coupe du Monde qu’ils sont en mesure de remporter? Difficile de connaitre les motivations de la presse Australienne, en particulier du pourtant sérieux The Australian. Les Anglo-saxons ont malheureusement toujours cette fâcheuse tendance au puritanisme exacerbé pour mettre en avant les errements des célébrités alors que la plupart des gens commettent les mêmes agissements. Bientôt on accusera les starlettes d’indécence si elles portent des micro jupes? En tout cas pour affronter les All Blacks, Robbie Deans doit se passer d’un de ses atouts majeurs et changer sa ligne d’attaque en décalant Ashley Cooper sur l’aile. Lote Tuqiri avait été renvoyé par l’ARU pour des manquements répétés aux règles et si certains en Australie réclamaient la même sanction “pour l’exemple” contre O’Connor, il faut se satisfaire que la fédération Australienne ne soit pas aussi stupide. Tuqiri était un mauvais joueur fini alors que O’Connor a l’avenir qui lui tend les bras.

James Horwill, premier match comme capitaine
Profitant de l’aura positive régnant dans le Queensland depuis le titre des Reds en Super Rugby, Robbie Deans a décidé de titulariser six des hommes d’Ewen McKenzie et d’en placer trois sur le banc. James Horwill étrennera pour la première fois son brassard de capitaine depuis que ce statut a été retiré à un Rocky Elsom qui n’a jamais fait l’unanimité (son niveau de jeu n’a que rarement été remis en cause, mais son charisme et son leadership étaient critiqués). Il sera associé à Dan Vickerman qui revient en très grande forme, provoquant une nouvelle fois la mise à l’écart de Nathan Sharpe. En attendant impatiemment le retour en forme de Wycliff Palu, Deans continue sa rotation au poste de troisième ligne centre en titularisant un Radike Samo qui vit une seconde jeunesse depuis qu’il en a terminé avec ses problèmes d’alcool. Si celui ci ne donne pas satisfaction, Ben McCalman et Scott Higginbotham pourront faire leur entrée, le sélectionneur des Wallabies ayant décidé de placer cinq avants sur le banc. Comme précisé en début d’article, Adam Ashley Cooper est décalé sur l’aile, poste auquel il a joué toute la saison avec les Brumbies. Le Red Anthony Fainga’a portera donc le maillot 13 aux côtés de Pat McCabe et aura ainsi l’occasion de confirmer sur la durée d’une rencontre ses belles entrées en jeu. Le revenant Rob Horne pourrait le remplacer en cours de rencontre.

Adam Thomson, une nouvelle chance de convaincre
Du côté des All Blacks, Graham Henry a décidé d’aligner son équipe type après avoir fait tourner lors de la défaite face aux Springboks la semaine passée. L’intervention apparemment illégale du quatrième arbitre sur l’essai de Cowan a fait beaucoup parler d’elle cette semaine en Nouvelle Zélande. Mais est-il si anormal d’invalider un essai entaché d’un en avant uniquement parce d’après le règlement l’arbitre vidéo devait uniquement vérifier que Cowan avait bien aplati? L’inverse m’aurait paru beaucoup plus choquant. Jerome Kaino est le seul absent notable dans cette équipe, remplacé par Adam Thomson sur le terrain et Victor Vito sur le banc. Cory Jane et Zac Guildford, préférés à Hosea Gear et Sitiveni Sivivatu pour le mondial, retrouvent les ailes. Sonny Bill Williams, qui fait décidément plus parler de lui pour ses combats de boxe ou son ramadan que pour son niveau de jeu, sors de l’équipe. Il semble peu probable qu’il détrône Ma’a Nonu avant le début du mondial et donc qu’il prolonge son aventure en Nouvelle Zélande. Son départ des Crusaders est déjà acté. La titularisation de Piri Weepu semble indiquer que le futur demi de mêlée des Blues est le premier choix de Henry pour le Mondial. Sa mission sera de gêner au maximum un Genia dont on a cru au forfait suite à une contracture.
Pour l’anecdote, les Barbarians Australiens ont battu le Canada sur le score de 38 à 14. Ce match a permis à Tatafu Polota-Nau, James Slipper, Rob Horne, Berrick Barnes et surtout Drew Mitchell de se juger après leur retour de blessure. Et visiblement le contrat a été rempli, Drew Mitchell inscrivant un doublé alors que Rob Horne et Berrick Barnes ont chacun marqué leur essai. A noter également les bonnes performances de Ben Tapuai et Matt Hodgson.
Présentation détaillée des deux équipes à lire ci dessous.



