Hurricanes – Déclic ou des claques ?

Depuis plusieurs saisons, les Hurricanes possèdent l’image mauvaise d’une franchise alléchante sur le papier mais décevante sur le terrain. 2013 n’a pas échappé à la règle. Mais fort d’un collectif homogène, jeune et prometteur, les Hurricanes sont amenés à progresser. Ceci suffira t-il à devenir un outsider de choix ? D’un autre côté, dans la lignée d’une saison décevante, rien ne pousse à dire que la franchise de Wellington trustera le haut du Super Rugby. Alors : déclic ou des claques ?

Wellington Hurricanes Westpac Super Rugby Brad Shields

Les Hurricanes, équipe médiocre ou fascinante, au choix.

Leur saison 2013

Croyez-le ou pas : les Hurricanes ont réalisé leur plus mauvaise saison en Super Rugby, en 18 d’existence. Et pour cause : la franchise de Wellington a terminé 11ème, plus mauvais résultat, il est vrai déjà réalisé en 2004. Et pourtant, personne ne peut clamer haut et fort que les Hurricanes ont réalisé une mauvaise saison. Ils n’ont jamais été à côté de la plaque. Pour autant, ils n’ont en aucun cas été exceptionnels non plus, du moins capables de glaner un premier titre de Super Rugby. Ceci nous pousse à ce constat : les Hurricanes ne sont ni une équipe médiocre ni une équipe exceptionnelle, mais bien les deux à la fois. Ambitieux dans le jeu et composés d’une équipe globalement jeune, ils avaient tout de l’équipe dangereuse à jouer en Super Rugby. A mi-saison, les Hurricanes figuraient parmi le lot d’outsiders crédibles au titre en raison d’un classement avoisinant le wagon des six premiers. Les Canes enchaînaient les bons résultats avec notamment une victoire mémorable face aux Crusaders (29-28) lors de la 4ème journée. Las, ces résultats prometteurs ont vite été gâchés par une série de matchs en demi-teinte et de blessures de nombreux cadres. Jusqu’à en devenir ridicule, avec une série de 5 défaites pour finir la saison alors qu’une place dans les six était toujours envisageable. Au lieu de ça, les Canes glissent dans le vaste ventre mou du Super Rugby. Comme toujours les Hurricanes ont honoré leur sens de l’attaque inné, finalisant l’année avec la bagatelle de 24.2 points par match. Ceci en fait la sixième meilleure attaque du championnat, bien au-dessus de leur standing global. Attaque des Canes qui il faut le noter était ni plus ni moins la meilleure il y a deux ans (en points marqués, devant les Chiefs). D’ailleurs si les joueurs de Wellington ont cette image de joueurs (très) entreprenants, ceci a pour désavantage une construction de jeu imprécise avec au bout des fautes de mains à répétitions, de l’indiscipline et un manque de réalisme quasi systématique. Ces éléments sont les gros points faibles de la franchise que Mark Hammett et son staff devront considérer avec sérieux pour appréhender l’année 2014 avec succès. Leur salut passe par là et en parallèle par une défense plus rigoureuse.


Le staff

Mark Hammett Wellington Hurricanes

Mark Hammett, head coach des Hurricanes

Statu quo du côté de Wellington. L’ensemble du staff a été reconduit malgré – on l’a dit – les résultats décevants de 2013. Mark Hammett reste donc le head coach et ce pour la quatrième année. A l’instar d’un Jamie Joseph aux Highlanders, Hammett marche quelque peu sur des œufs, sa prise de fonction en 2010 coïncidant avec la perte de vitesse de la franchise. Les Hurricanes étaient alors passés d’une 3ème place avec pour issue une demi-finale à une pâle 8ème place. Même si limoger des entraîneurs à tout va n’est pas trop le genre de la maison en Nouvelle-Zélande, Hammett a la pression. A ses côtés Alama Ieremia, auparavant coach assistant de Wellington en ITM Cup, sera son seul adjoint. Richard Watt sera lui spécialiste de la défense.

Les transferts

Marty Banks Tasman Wellington Hurricanes

Marty Banks, meilleur réalisateur de l’ITM Cup 2013

Pas de grands changements pendant l’intersaison chez les Hurricanes. Les cadres sont restés malgré quelques doutes (Julian Savea était pressenti aux Crusaders et Barrett aux Blues) et aucune signature de renom a été enregistrée. Les Hurricanes vont donc entamer l’année avec grosso modo la même équipe type que l’an dernier. On note quand même le départ non négligeable de quatre joueurs qui avaient perdu leur place de titulaire au cours des deux dernières années à savoir Jason Eaton, Karl Lowe, Ben May et Tusi Pisi. Tous les quatre sont en partance pour le Japon. D’autre part Rey Lee-Lo, centre utilisé principalement comme impact player l’an passé, a traversé le détroit de Cook pour gagner Christchurch et les Crusaders. Les inexploités Richard Buckman (Highlanders), Mike Coman (Edimbourg) et Ope Peleseuma (libre, joueur à VII) sont tous partis vaquer vers d’autres horizons, en grande partie à cause de temps de jeu trop faibles. Sans perdre de cadres on l’a dit, les Hurricanes ont tout de même enregistré la perte de plusieurs joueurs talentueux. Pour les remplacer, les Hurricanes ont fait appel quasi uniquement à des joueurs d’ITM Cup avec en tête Marty Banks (ouvreur de Tasman), Hadleigh Parkes (centre d’Auckland et des Southern Kings), Cardiff Vaega (centre de Southland), John Schwalger (pilier de Wellington et d’Agen) et Mark Abbott (deuxième ligne d’Hawke’s Bay). Tous sont des joueurs prometteurs (Banks, Vaega, Abbott) ou bien de solides remplaçants (Parkes, Schwalger). A leurs côtés d’autres joueurs remarqués en ITM Cup comme Chris Eves (Manawatu), Billy Guyton (Tasman) et Nehe Milner-Skudder (Manawatu) viendront étoffer le groupe dans le squad élargi.

Retrouvez ici le détail des transferts.

L’équipe poste par poste

Dane Coles Wellington Hurricanes All Blacks

Dane Coles, talonneur désigné des All Blacks pour la prochaine coupe du monde

La première ligne est une base sur laquelle les Hurricanes pourront s’appuyer sereinement. Elle est l’une des meilleures de la poule néo-zed. Au talon, Dane Coles est le titulaire indiscutable et même le talonneur des All Blacks à en devenir. Assez controversé pendant un temps, il a franchi un cap l’an passé, notamment par ses diverses apparitions – et quelques titularisations – avec les Blacks. S’il ne fait pas encore l’unanimité en sélection nationale – poste qui préoccupe beaucoup Steve Hansen et on le comprend – il possède la pleine confiance de son staff en club. Motu Matu’u sera son back up n°1 et fait bien plus qu’honorer ce statut. Coles étant blessé pendant quelques matchs en Super Rugby l’an passé, Matu’u a aligné plusieurs titularisations avec brio. Sa fougue et sa puissance pourront apporter en fin de match. Troisième talonneur, Ash Dixon n’a pourtant rien de ridicule non plus. Il avait même en fin de saison tapé dans l’œil de Mark Hammett qui n’avait pas hésité à le titulariser à quelques reprises. Le poste est donc particulièrement bien fourni : Coles est amené irrémédiablement à progresser et ses deux remplaçants sont pour le moins exemplaires.

Jeff Toomaga Allen Wellington Hurricanes All Blacks

Jeffery Toomaga-Allen, All Black à 23 ans

Dans la lignée des talonneurs, le poste de pilier est lui-aussi très garni. A gauche ce n’est ni plus ni moins que Ben Franks qui possède le leadership. Solide et expérimenté, l’aîné des Franks est exemplaire dans un pack juvénile. Il pourra aussi dépanner à droite après le départ de Ben May. Il sera épaulé par Reggie Goodes, pilier ô combien mobile et prometteur, qui pourra tantôt être utilisé comme impact player tantôt comme titulaire. Le revenant John Schwalger passé par Agen apportera de la profondeur de banc aux Canes et pourra lui-aussi être titularisé. Il était cet automne préféré à Goodes chez les Lions de Wellington en ITM Cup. Il est donc fort probable qu’un des deux loosehead props soit évincé de la feuille de match. En cas de blessures, les Hurricanes ne devraient pas trop avoir de soucis à se faire à ce poste. A droite, Jeffery Toomaga-Allen a littéralement explosé avec les Hurricanes, chipant la place de titulaire à Ben May. Pour sa deuxième saison pro seulement, il a honoré sa première cap avec les Blacks, à la suite d’une ITM Cup brillante. « Jeff » est donc non seulement titulaire mais ce sera l’un des meilleurs éléments du pack. Ben Franks – on l’a dit – pourra le suppléer mais cette tâche reviendra aussi à Eric Sione, jeune pilier prometteur déjà dans le groupe des Canes l’an passé. Il n’aura discuté aucun match mais le départ de Ben May lui laisse la porte ouverte. Baby Black en 2012, Sione devrait apporter un surplus de puissance aux Hurricanes (il pèse 126 kilos). Remarqué du côté de Manawatu, Chris Eves a pris part dans le wider training group et pourra être amené à jouer en cas de blessures.

En deuxième ligne, les Canes enregistrent la perte non négligeable de Chris Eaton qui formait ces dernières années avec Jeremy Thrush un second row sans faille. Ce dernier est toujours là et s’est même vu l’an passé consacré par une première cap chez les Blacks. Cette année, Mark Hammett compte beaucoup sur lui, notamment en touche. A ses côtés siégera Mark Reddish. A 28 ans Reddish a réalisé ce qui fut sa meilleure saison – et de loin – aussi bien avec les Hurricanes qu’avec Wellington. Il a totalisé 10 matchs avec sa franchise l’an dernier. Gros plaqueur, Reddish devrait faire vite faire oublier Eaton. Comme ces dernières années, James Broadhurst sera le premier remplaçant en deuxième ligne, rôle qu’il remplie relativement bien. Enfin Mark Abott, jeune seconde ligne de 23 ans venu d’Hawke’s Bay pourra être testé, avec ou sans blessures.

Brad Shields Wellington Hurricanes All Blacks

Brad Shields, élément clef des Hurricanes

Dans le back row aussi les Hurricanes possèdent de sérieux arguments. Pour ceux qui se sont extasiés de regarder jouer la troisième ligne de Wellington, vous en profiterez autant en Super Rugby : c’est la même. Le trio Shields-Savea-Vito devrait être reconduit. Si Shields et Vito seront à coup sûr titulaires, l’incertitude porte davantage sur Ardie Savea qui sera en concurrence avec Jack Lam. Savea reste une grande incertitude en Nouvelle-Zélande. Certains le considèrent comme un McCaw à en devenir, d’autres comme un simple joueur d’ITM Cup. Mais ses performances exceptionnelles l’an passé aussi bien avec les Baby Blacks qu’avec Wellington en ITM Cup ainsi que sa place dans le squad des Blacks lors de la tournée d’automne en tant qu’ « intervenant » parlent pour lui. Logiquement, tout nous pousse à dire que Savea sera titulaire en Super Rugby. Il est déjà débarrassé de Karl Lowe, parti au Japon. Mais Lam est un fetcher de caractère, titulaire avec les Samoa et il devrait poser de sérieux problèmes au cadet des Savea. A priori les deux devraient se partager le poste mais nul doute que Savea s’y imposera, tôt ou tard. Il sera donc épaulé de Brad Shields à gauche. Shields sort d’une saison exceptionnelle où il s’est imposé comme un des leaders du paquet d’avants des Hurricanes. Athlétique et technique, il possède un niveau très proche d’un Steven Luatua. Il offre aussi de sérieuses garanties en touche. A l’aube de sa sixième saison en Super Rugby, Victor Vito est toujours le même : puissant et exemplaire. Si Steve Hansen lui a préféré Luke Whitelock chez les Blacks, Vito reste l’un des tauliers des Hurricanes. Faifili Levave, aussi bien n°6 que n°8, constitue la première option sur le banc des Canes et sera amené à être titulaire. Blade Thomson n’a pas joué l’an dernier avec les Hurricanes bien qu’il était dans le squad. A bientôt 24 ans, il pourrait inaugurer cette année sa première cap en Super Rugby. Callum Gibbins et Adam Hill tous deux openside flanker pourront être amenés à jouer en cas de blessures dans cette troisième ligne dense.

TJ Perenara, dynamique titulaire à la mêlée

TJ Perenara Wellington Hurricanes All Blacks

A la mêlée, les Hurricanes possèdent ce sacré trublion qu’est TJ Perenara. On n’en fait pas deux comme lui. Dynamique, autoritaire et gros défenseur, Perenara amène sa fougue hors du commun à chaque sortie. Le genre de joueur capable de traverser le terrain et de réaliser un plaquage décisif alors qu’il vient de se tordre le pied (non non, sans rire). En deux ans de Super Rugby, il s’est amélioré et se discipline au fur et à mesure. Il n’en fallait pas moins pour obtenir une nomination dans le squad des All Blacks, c’est désormais chose faite. Le sobre Chris Smylie a pris l’habitude de terminer les fins de matchs et de suppléer Perenara en cas de blessure. Il devrait être de même cette année. A moins que Billy Guyton, demi de mêlée des détenteurs de l’ITM Cup Championship de Tasman, ne lui conteste cette place de remplaçant. Ancien Baby Black, il pourrait avoir comme autre argument que son talent sa connivence avec Marty Banks, ouvreur jusqu’alors de Tasman justement.

Beauden Barrett Taranaki Wellington Hurricanes All Blacks

Beauden Barrett a franchi un cap en 2013

Les ouvreurs, parlons-en. Les Canes comptent dans leurs rangs Beauden Barrett, un des tous meilleurs demis d’ouverture du Super Rugby et à n’en douter l’un des meilleurs éléments de la franchise de Wellington. Déjà très bon deux ans auparavant, Barrett a passé un cap l’année dernière, avec les Canes mais surtout avec les Blacks. Il y a saisi toutes les opportunités possibles. Planet Rugby en a même fait son meilleur ouvreur du Four Nations. Il a également terminé l’an dernier troisième meilleur réalisateur du Super Rugby. Marty Banks, grand prometteur venu de Tasman, sera sa doublure et remplace en quelque sorte Tusi Pisi. Chef d’orchestre de Tasman, il serait intéressant de le voir jouer non seulement en fin de match mais aussi à travers quelques titularisations. Il joue également à l’arrière. Tim Bateman et Billy Guyton pourraient éventuellement dépanner à l’ouverture.

Tim Bateman All Blacks Maoris Wellington Hurricanes

Tim Bateman, capitaine des Maoris néo-zélandais

Au centre non plus les Hurricanes n’ont pas à rougir. Bien au contraire. La paire Bateman-Smith devrait être reconduite. Normal : elle est non seulement complémentaire et se fond à merveille dans l’organisation collective des Canes. A bientôt 27 ans, Tim Bateman est dans la forme de sa vie et nul doute qu’il devrait être de même cette année. Excellent passeur et doté de sacrés skills, Bateman est mine de rien le régulateur des lignes arrières des Hurricanes et l’intermédiaire parfait entre Beauden Barrett et Conrad Smith. Lui-aussi a franchi un cap cet automne avec le titre de capitaine des Maoris néo-zélandais. A ses côtés, Conrad Smith revient de son congé sabbatique et apportera sa justesse de jeu exceptionnelle. Si l’on peut pouvait s’interroger sur la forme de Carter et de McCaw après leurs congés sabbatiques respectifs, ce ne devrait pas être le cas pour Conrad Smith. Et pour cause : lui l’a pris intelligemment en automne, lui promettant un break plus long alors que ses compatriotes l’avaient pris pendant la majeure partie du Super Rugby. Et effectivement, ils avaient eu besoin de quelques matchs pour s’acclimater au niveau Super Rugby et plus tard international. Ce ne devrait pas être le cas pour Smith. « The Snake » sera opérationnel. Derrière eux, Rey Lee-Lo est parti aux Crusaders et mine de rien a laissé un trou béant qu’il faudra boucher. Ce rôle pourrait revenir à Cardiff Vaega, centre de Southland qui possède un style similaire à celui de Lee-Lo. Explosif, il devrait apporter en qualité d’impact player. Hadleigh Parkes – passé par les Blues puis les Kings – possède lui davantage de sûreté et pourrait gérer des fins de matchs délicates. Alapati Leiua, davantage utilisé à l’aile ces dernières années, reste bel et bien centre de formation et pourrait y jouer de temps à autres.

Matt Proctor Wellington Hurricanes

Matt Proctor, prochaine révélation des Hurricanes ?

Le poste d’ailier est peut-être celui où les Hurricanes sont les mieux lotis. Avoir Julian Savea à gauche, ça vous classe une ligne de 3/4. Tout simplement outstanding ces dernières années, Savea sera l’une des meilleures armes offensives des Canes cette année, du haut de statistiques incroyables (7 essais en Super Rugby, 97 mètres parcourus par match ainsi que 9.3 courses et 3.9 plaquages cassés…). Sur l’aile opposée Alapti Leiua avait tiré son épingle du jeu. Dans un style plus véloce que celui de Savea, Leiua devrait apporter beaucoup cette année. Mais à moindre mesure. Oui car rappelons que si Leiua était titulaire l’an passé, c’était uniquement parce que Cory Jane était blessé pour tout le Super Rugby ainsi que pour le Four Nations. Mais Jane a laissé ses problèmes derrière lui et va revenir en force cette saison. Ses skills, sa vision du jeu et son jeu au pied seront le bienvenu pour Mark Hammett. Il pourra également jouer à l’arrière, tout dépendra du rapport de force Leiua/Taylor. Enfin last but not least, Matt Proctor cherchera à obtenir plus de temps de jeu après des performances très prometteuses en fin de saison l’an dernier. Malgré une place de titulaire pas tout à fait assumée chez Wellington en ITM Cup, Proctor pourrait bien être la nouvelle bombe à l’aile des Hurricanes. A 21 ans, 2014 pourrait être la saison de sa révélation. Il aura fort à faire, au vue de la rude concurrence annoncée.

Andre Taylor Taranaki Hurricanes Wellington

Andre Taylor aura t’il la confiance de Hammett en 15?

A l’arrière, la grande révélation de 2012 Andre Taylor devrait être le titulaire. Relanceur exceptionnel et performant au pied, Taylor a cependant quelque peu déçu l’an passé, eu égard à ses performances il y a deux ans. Mais Taylor possède la confiance du staff. Confiance dont il a trop abusée ; ses performances décevantes ont poussé Mark Hammett à titulariser James Marshall en fin de saison. Utility back comme son frère Tom, James Marshall avait relativement convaincu par ces quelques apparitions. Il pourra dépanner également au centre. Mais Si Taylor n’est pas reconduit, ce pourrait bien être ni plus ni moins Cory Jane qui trusterait le n°15, d’autant plus que Leiua ressort – lui – d’une saison exceptionnelle. Ainsi, le staff des Canes devrait alterner entre un back three Savea-Jane-Taylor et un Savea-Leiua-Jane avec Proctor et Marshall comme impact player et/ou comme alternative. A voir. Mais nul doute que ce trio d’arrière donne l’eau à la bouche. Nehe Milner-Skudder a réalisé de belles performances avec Manawatu, il pourrait être amené à jouer, à priori uniquement en cas de blessures.

Retrouvez ici l’effectif des Hurricanes en détail et en image.

Notre pronostic

Alors, déclic ou des claques ? Ni l’un ni l’autre, serions-nous tenté de dire. Et ce n’est pas forcément tomber dans la caricature que de dire que les Hurricanes sont à la fois une équipe médiocre et fascinante à la fois. Mais c’est là où on peut faire la distinction. Du point de vue des résultats, les Canes sont effectivement « médiocres », à fortiori l’an dernier avec cette pâle 11ème place record. Mais d’un point de vue du jeu fourni, la franchise de Wellington est culturellement « fascinante », autant par la mentalité de jeu que le style des joueurs. La saison dernière n’est décevante qu’en apparence : les joueurs de Mark Hamett ont démontré plus de volume de jeu que les Rebels ou à la Force, pourtant à niveau quasi égal en terme de points et de classement. Coincés depuis plusieurs saisons entre les « bons » et les « mauvais », les Hurricanes veulent accrocher une sixième place dont ils pourraient éventuellement être capables. Si la logique voudrait que la franchise reste aux alentours de la même place, rien n’est moins sûr. Oui l’effectif des Hurricanes est resté le même. Mais l’effectif est jeune, constitué de All Blacks récents, et il est amené à progresser. Un faux pas d’équipes comme les Blues, les Sharks ou encore les Waratahs pourraient ouvrir la brèche à des Hurricanes qui – on le redit – sont capables du pire comme du meilleur. Le meilleur est envisageable : ce serait une sixième place qui était encore dans le viseur à mi-saison l’an passé. Le pire aussi : il n’est pas acté que les Hurricanes surpassent les Highlanders, les Rebels ou la Force. Difficile donc de se mouiller quant au futur des Hurricanes. Ces derniers peuvent aussi bien prétendre à une place in extremis dans les six premiers qu’à une place se situant dans les trois derniers. La logique pousserait à dire que les Hurricanes se trouveraient entre les deux, « coincés dans ce vaste ventre mou frustrant qu’offre le Super Rugby. Et après tout qu’importe : le jeu n’est-il pas plus fort que l’enjeu ?

L’équipe probable

1. Ben Franks – 2. Dane Coles – 3. Jeff Toomaga-Allen – 4. Mark Reddish – 5. Jeremy Thrush – 6. Brad Shields – 7. Ardie Savea – 8. Victor Vito – 9. TJ Perenara – 10. Beauden Barrett – 11. Julian Savea – 12. Tim Bateman – 13. Conrad Smith – 14. Cory Jane – 15. Andre Taylor.

Retrouvez la fiche officielle des Hurricanes sur le site des All Blacks ici avec toutes les informations à savoir sur l’effectif et notamment un commentaire du staff de chaque joueur ainsi que leurs statistiques.

Maillot Hurricanes Wellington

Author: Antoine

Dépressif pendant plusieurs années. A sombré non pas dans la drogue, mais dans le Top 14 de longs vendredis soir, notamment à travers les prestations d’une équipe jouant en blanc et rouge (ou ciel et blanc je sais pas trop ; ah, on me souffle dans l’oreillette que c’est pareil de toute façon) dirigée par un type au nom d’effaceur et qui a toujours fait des chemises trop chères pour moi. Tout semblait perdu, je n’étais plus que l’ombre de moi-même, rêvant parfois d’un « David Marty Tribute » sur Youtube. Et un beau jour, mon adolescence de pré-Directioner fut sauvée de justesse par le rugby, le vrai, celui d’en bas (pas d’Agen hein). Richie, Bismarck et Quade sont devenus mes héros, le Super Rugby mon fantasme. P.S : tente de temps à autres de pondre des papiers sur un blog constitué d’un futur chauve étant grand admiratif de Sony Bill Williams et d’un stagiaire argentin alcoolique souvent habillé en poncho.

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